<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315</id><updated>2012-01-23T13:22:50.045+01:00</updated><category term='ant'/><title type='text'>Jusqu'à ce temple en ruines, mais...</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>286</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-4961392610707575073</id><published>2011-12-05T08:11:00.001+01:00</published><updated>2011-12-05T08:13:27.512+01:00</updated><title type='text'>LES INDEPENDANTISTES FLAMANDS EN EMBUSCADE.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Bc_9F6JA8vI/TtxuaTMOhUI/AAAAAAAAHO0/hOvQHlm2yu4/s1600/di%2Brupo%2Bquatremer.bmp" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-Bc_9F6JA8vI/TtxuaTMOhUI/AAAAAAAAHO0/hOvQHlm2yu4/s320/di%2Brupo%2Bquatremer.bmp" width="238" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Coulisses de Bruxelles, UE. Jean Quatremer. dimanche 04 décembre 2011. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les indépendantistes flamands en embuscade &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Soulagement chez les Francophones, qui voient l’unité du Royaume maintenue, frustration chez les Flamands qui n’ont pas obtenu la « révolution copernicienne » de l’État qu’ils espéraient. Alors que la Belgique va se doter d’un gouvernement dirigé par le socialiste francophone Elio Di Rupo, lundi ou mardi, dix-neuf mois après la démission du premier ministre Yves Leterme, un démocrate-chrétien flamand (CD&amp;amp;V), et dix-huit mois après les élections législatives du 13 juin 2010, le pays est très loin d’être tiré d’affaires, tant la plus longue crise politique de l’histoire mondiale d’après-guerre aura laissé des traces profondes. Elle est simplement mise entre parenthèses, sous la pression des marchés financiers qui menacent d’attaquer une Belgique à la dérive. Un sondage La Libre Belgique-RTBF, paru samedi, dresse un état des lieux après la bataille pour le moins inquiétant. La N-VA de Bart De Wever, le parti indépendantiste flamand qui a gagné les élections de juin 2010 avec 27,8 % et qui a été exclue de la négociation, n’a jamais été aussi puissante : elle est donnée à 39,8 % des voix, soit plus que les trois partis flamands qui feront partis de la majorité, les socialistes du SP.A (13,9 %), les chrétiens-démocrates du CD&amp;amp;V (12,7 %) et les libéraux de l’Open VLD (12,6 %). Autrement dit, les électeurs néerlandophones (60 % des habitants du pays) ne sont absolument pas gré à ces trois formations d’avoir sorti le pays de la crise politique, car ils estiment qu’ils ont trop cédé aux Francophones. Le CD&amp;amp;V, qui a lâché son allié de la NV-A pour se refaire une santé en engrangeant un accord de gouvernement poursuit une descente aux enfers que rien ne semble devoir stopper (17,3 % en juin 2010 et 22,9 % aux régionales de juin 2009). La N-VA continue à pomper ses électeurs, mais aussi, c’est une bonne nouvelle, ceux des fascistes du Vlaams Belang (qui n’est plus donné qu’à 8,4 % contre 12,3 % aux élections de juin 2010). Si on additionne les voix de tous les indépendantistes (NV-A, Vlaams Belang et liste Dedecker), on atteint presque la majorité absolue : 49,9 %. Autrement dit, les Flamands ne sont absolument pas satisfaits de l’accord de majorité (177 pages qui sont ici) obtenu par Elio Di Rupo, tant sur le plan communautaire que socio-économique. Pourtant, en matière de dévolution de compétences, les Francophones ont accepté tout ce qu’ils estimaient inacceptables il y a encore moins d’un an pour permettre au CD&amp;amp;V de se prévaloir d’une victoire et ainsi enlever un argument de poids à la N-VA. C’est raté. En outre, et peut-être surtout, ils jugent que la politique économique reste déséquilibrée au détriment des entreprises et des classes moyennes indépendantes, le PS francophone ayant tout fait pour épargner la fonction publique et para publique, sa clientèle naturelle, et les transferts sociaux. La déception flamande se lit aussi dans la chute de popularité de tous les politiques sans exception, Bart De Wever perdant même 12 points à 44 %. Du côté francophone, où la gauche est largement majoritaire alors que la droite est quasi-hégémonique au nord, c’est le soulagement qui domine. Soulagement d’avoir évité la scission, soulagement d’avoir obtenu le maintien des transferts financiers nord-sud. Et aussi fierté de voir l’un des leurs, le socialiste Elio Di Rupo, accéder au poste de premier ministre pour la première fois depuis 1979. Les électeurs ne sanctionnent aucune des grandes familles politiques pour les concessions qu’elles ont dû faire pour sauver le pays, tant sur le plan communautaire que socio-économique. Le PS reste de très loin la première formation politique à Bruxelles (26,3 %) et en Wallonie (35,4 %), mais ne sort par renforcé de l’épreuve. Les socialistes montrent qu’ils ont choisi la bonne stratégie en abandonnant à leurs sorts les 150.000 Francophones de Flandre de la périphérie bruxelloise et en acceptant de transformer la frontière linguistique de 62-63 en une quasi-frontière d’État, une vieille revendication flamande. Le FDF, dont le fonds de commerce est la défense de Francophones, et qui a quitté les libéraux du MR au lendemain des accords communautaires, n’est donné qu’à 6,5 % à Bruxelles et son leader, Olivier Maingain perd 6 points de popularité dans l’affaire (à 14 %). Ce qui confirme que les Wallons se fichent des Bruxellois et que les Bruxellois se fichent des Francophones de Flandre, assimilés à des « bourgeois qui ne veulent pas apprendre le néerlandais ». S’il existe une nation au nord du pays, il n’existe clairement pas de « nation francophone ». Dès lors, on ne peut que constater que le gouvernement qui va se mettre en place sera extrêmement fragile. D’autant qu’il n’est pas majoritaire en Flandre. Alors que l’opposition se réduit pour l’essentiel aux verts d’écolo en Wallonie, elle est forte de la N-VA, du Vlaams Belang, de la Liste Dedecker et des écologistes de Groen, soit 45 députés contre 43 dans la majorité… En outre, la mise en œuvre des accords risque de donner lieu à de beaux affrontements tant sur le plan communautaire qu’économique, surtout lorsque l’on sait que la N-VA participe au gouvernement de la région flamande. Enfin, les revendications communautaires vont vite resurgir, le fédéralisme étant nécessairement « évolutif » côté flamand, alors que les Francophones estiment être allés au bout des concessions possibles. En octobre 2012 auront lieu des élections municipales, un rendez-vous extrêmement important en Belgique où une bonne partie du pouvoir s’exerce dans le cadre communal. Or, en Flandre, le CD&amp;amp;V, s’il ne parvient pas à un accord avec la N-VA, risque de perdre une bonne partie de ses municipalités, ce qui le poussera à durcir son discours d’ici là pour sauvegarder son alliance avec les flamingants. Bart De Wever, particulièrement silencieux ces jours-ci, prépare son retour : il vise la mairie d’Anvers, la seconde ville du pays. S’il l’obtient, cela le mettra en position de force pour les législatives de juin 2014… Bref, le volcan est loin, très loin d’être éteint et la prochaine réforme de l’État, la septième, est déjà sur les rails alors que l’encre de la sixième est à peine sèche. Rédigé le dimanche 04 décembre 2011 à 19:27 dans Belgique | Lien permanent &lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;&lt;a href="http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/12/les-ind%C3%A9pendantistes-flamands-en-embuscade.html"&gt;http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/12/les-ind%C3%A9pendantistes-flamands-en-embuscade.html&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-4961392610707575073?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/4961392610707575073/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=4961392610707575073' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/4961392610707575073'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/4961392610707575073'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2011/12/les-independantistes-flamands-en.html' title='LES INDEPENDANTISTES FLAMANDS EN EMBUSCADE.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Bc_9F6JA8vI/TtxuaTMOhUI/AAAAAAAAHO0/hOvQHlm2yu4/s72-c/di%2Brupo%2Bquatremer.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-553107226597258527</id><published>2011-11-10T10:56:00.000+01:00</published><updated>2011-11-10T10:56:20.093+01:00</updated><title type='text'>Le président du fonds souverain chinois fustige la conception européenne de l'Etat-providence</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-c9E2C7cyd9A/True0VjYu8I/AAAAAAAAHBo/ixuKMX_CFmw/s1600/chine+3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" ida="true" src="http://1.bp.blogspot.com/-c9E2C7cyd9A/True0VjYu8I/AAAAAAAAHBo/ixuKMX_CFmw/s400/chine+3.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A la Une &amp;gt; Crise financière&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le président du fonds souverain chinois fustige la conception européenne de l'Etat-providence&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;LEMONDE.FR avec AFP &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;07.11.11 &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;08h29 • Mis à jour le 07.11.11 &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;08h40&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le rôle du fonds souverain est de trouver des placements intéressants pour une partie des 3 200 milliards de dollars de réserves de change. AP/Vincent Yu&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans une interview à la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira, le président du fonds souverain chinois CIC ne mâche pas ses mots contre l'Etat-providence, responsable selon lui de la crise de la dette en Europe. "Les troubles qui se sont produits dans les pays européens résultent uniquement de problèmes accumulés par une société en fin de course, vivant d'acquis sociaux", déclare Jin Liqun, qui dirige la China Investment Corporation (CIC), dans une interview diffusée dimanche.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Je pense que les lois sociales sont obsolètes. Elles conduisent à la paresse, à l'indolence, plutôt qu'à travailler dur. Le système d'incitation est complètement détraqué", a poursuivi M. Jin. "Pourquoi est-ce que les habitants de certains pays de la zone euro devraient travailler jusqu'à 65 ans ou plus alors que dans d'autres pays, ils prennent aisément leur retraite à 55 ans et se prélassent sur la plage ?", s'est demandé le financier chinois, interrogé sur la volonté de son pays d'aider l'Europe à sortir de la crise de la dette.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;DES RÉFORMES "SANS DÉLAI"&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"En Chine, nous sommes tout à fait en faveur de l'euro et de la zone euro. Nous cherchons activement des opportunités d'investissement intéressantes pour les deux parties, a assuré le patron du CIC. Nous sommes optimistes vis-à-vis de l'euro. Mais il y a toute une série de réformes qui doivent être entreprises sans délai. Avoir 17 membres et 17 gouvernements n'est pas une excuse pour ne rien entreprendre."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le rôle du fonds souverain, dont les actifs s'élevaient fin 2010 à 410 milliards de dollars (298 milliards d'euros), est de trouver des placements intéressants pour une partie des 3 200 milliards de dollars de réserves de change accumulées par la deuxième économie mondiale. Alors que l'opportunité de faire appel aux capitaux chinois fait débat dans les pays européens, le président Hu Jintao a déclaré avant le sommet du G20 à Cannes la semaine dernière que c'était "surtout à l'Europe de régler le problème de sa dette".&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pékin avait indiqué attendre des clarifications avant de s'engager à investir dans le nouveau mécanisme du Fonds européen de stabilité financière décidé lors du dernier sommet de Bruxelles. La Chine détiendrait d'ores et déjà plus de 550 milliards de dollars de dette souveraine européenne, selon des experts.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/11/07/le-president-du-fonds-souverain-chinois-fustige-la-conception-europeenne-de-l-etat-providence_1599749_1581613.html"&gt;http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/11/07/le-president-du-fonds-souverain-chinois-fustige-la-conception-europeenne-de-l-etat-providence_1599749_1581613.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-553107226597258527?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/553107226597258527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=553107226597258527' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/553107226597258527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/553107226597258527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2011/11/le-president-du-fonds-souverain-chinois.html' title='Le président du fonds souverain chinois fustige la conception européenne de l&apos;Etat-providence'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-c9E2C7cyd9A/True0VjYu8I/AAAAAAAAHBo/ixuKMX_CFmw/s72-c/chine+3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-6291105938497782323</id><published>2011-08-27T10:35:00.002+02:00</published><updated>2011-08-27T13:05:34.364+02:00</updated><title type='text'>DES MENOTTES POUR L'ETERNITE.</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-nmS9NTbo96E/TljPXFAt9GI/AAAAAAAAG2E/DZepwF_-K3k/s1600/DSK+5.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="272" qaa="true" src="http://3.bp.blogspot.com/-nmS9NTbo96E/TljPXFAt9GI/AAAAAAAAG2E/DZepwF_-K3k/s320/DSK+5.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;BEATRICE DELVAUX. LE SOIR. Mercredi 24 août 2011, 07:36.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Éditorialiste en chef.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dominique Strauss-Kahn a gagné la partie hier à New York. Mais personne ne s'y trompera : il n'y a, au bout de ce couloir de l'hôtel Sofitel, que des perdants. La seule chose à gagner à cette affaire « DSK » se résume en quelques leçons que chacun pourra méditer, le temps, hélas sans doute, qu'une autre nouvelle stupéfiante replonge chacun dans ses travers. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Leçon nº1&lt;/strong&gt; : l'emballement judiciaire cause des désastres irréparables. DSK est relaxé mais il portera ses menottes à perpétuité. Certains aimeraient le croire mais cet emballement n'est pas l'apanage de la justice américaine, les justices belge et française ont déjà fait la démonstration de leur capacité à se fourvoyer à grand renfort de publicité. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Leçon nº 2&lt;/strong&gt; : mieux vaut être riche (ou marié à une femme riche) lorsqu'on a de très gros ennuis. Cela évite la prison, garantit les meilleurs avocats, assure de tenir le coup dans de bonnes conditions au cours d'une procédure longue. On s'en doutait déjà mais là, c'est clair. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Leçon nº 3&lt;/strong&gt; : la vérité judiciaire n'est pas nécessairement la vérité. Aujourd'hui, Strauss-Kahn n'est pas déclaré innocent, il ne peut juste pas être déclaré coupable. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Viol, pas viol ? Le procès au civil apportera peut-être une réponse. Mais si ce viol a eu lieu, sur le plan judiciaire, il n'existera jamais. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Leçon nº 4&lt;/strong&gt; : un homme qui ne domine pas sa libido ou que sa libido domine – chacun choisira sa version – ne peut raisonnablement viser ou exercer le pouvoir. Ou court le risque permanent de perdre toute chance d'y prétendre. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Leçon nº 5&lt;/strong&gt; : la connivence entre les journalistes et le monde politique, en France en tout cas – mais cela a donné à réfléchir à toute la profession –, est une réalité qui conduit à taire des faits et en tout cas, à gérer le flux d'infos de manière subjective et partiale. Il n'est peut-être pas justifié de tout dire ou tout écrire mais les raisons pour lesquelles on le fait ou on ne le fait pas, ne dépendent visiblement pas nécessairement de critères professionnels. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Leçon nº 6&lt;/strong&gt; : tout qui va commenter un fait, aussi stupéfiant soit-il, doit prendre deux minutes pour réfléchir avant de « l'ouvrir ». Car le pervers du jour peut être le vertueux du lendemain. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.lesoir.be/debats/editos/2011-08-24/des-menottes-pour-l-eternite-858198.php"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;http://www.lesoir.be/debats/editos/2011-08-24/des-menottes-pour-l-eternite-858198.php&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-6291105938497782323?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/6291105938497782323/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=6291105938497782323' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6291105938497782323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6291105938497782323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2011/08/des-menottes-pour-leternite.html' title='DES MENOTTES POUR L&apos;ETERNITE.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-nmS9NTbo96E/TljPXFAt9GI/AAAAAAAAG2E/DZepwF_-K3k/s72-c/DSK+5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-2540299245204329778</id><published>2011-04-11T11:40:00.001+02:00</published><updated>2011-07-03T16:56:31.903+02:00</updated><title type='text'>FUKUSHIMA, UN ACCIDENT DE CIVILISATION.</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-I9Bm239cBgk/TaLLx-PnMcI/AAAAAAAAGpE/SfR-16yUGBU/s1600/fukushima-nu646c-b7481-a9f92.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="257" r6="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-I9Bm239cBgk/TaLLx-PnMcI/AAAAAAAAGpE/SfR-16yUGBU/s320/fukushima-nu646c-b7481-a9f92.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le MONDE. 09/04/11.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les médias en font-ils trop ? Ici ou là se lèvent quelques voix pour relativiser le désastre en cours dans la centrale de Fukushima 1. Certains rappellent quelques vérités de bon sens. D'abord, le nombre de décès directement imputables au dégagement de particules radioactives est, jusqu'à présent, nul. Quant aux dommages économiques, ils sont très limités - comparés à l'impact global du séisme et du tsunami du 11 mars -, même s'ils s'inscrivent dans la durée. Ensuite, force est de reconnaître que d'autres sources d'énergie sont bien plus dangereuses que l'atome.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le charbon, par exemple. Plusieurs milliers de mineurs meurent chaque année dans les coups de grisou, sous les galeries effondrées ; les mines de houille à ciel ouvert ravagent les paysages, exproprient les paysans, étêtent les montagnes, consomment et détruisent les terres arables... Ce n'est bien sûr pas tout : une fois sorti de terre, le charbon aggrave le changement climatique en cours, dont l'inertie rendra irréversibles - aux échelles de temps humaines - les dégâts qu'il occasionnera sur l'ensemble de la biosphère et sur les sociétés... Pourtant, les voix sont rares qui demandent de "sortir du charbon", quand il n'est question que du désastre nucléaire japonais.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Malgré leur bon sens apparent, les tentatives d'objectiver la réelle portée de cette catastrophe sont hors de propos. Car ce qui se joue dans la centrale nippone n'est pas seulement un accident industriel de première grandeur. C'est, aussi, un accident de civilisation.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis la fin du XIXe siècle, l'Occident s'est affirmé comme la civilisation techno-scientifique par excellence, proposant ou imposant au reste du monde un mode de développement fondé sur l'innovation technologique comme principal moteur de croissance économique. Parce que nous l'assimilons de manière univoque au progrès humain, le progrès technique prime sur toute autre considération - politique, sociale, morale -, exception faite, parfois, des situations dans lesquelles l'humain lui-même devient en quelque sorte un matériau expérimental (cellules souches, procréation assistée, etc.).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette prééminence de la techno-science repose sur un contrat tacite : la promesse de domination de la nature et de maîtrise du monde. Ce contrat tacite, passé entre les élites techno-scientifiques et la société, fonde, en somme, une large part de notre vision du monde et de l'avenir souhaitable. La place occupée par la question nucléaire dans la couverture médiatique du drame japonais ne tient pas à des données objectives ; elle tient à la rupture de cette promesse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Car, dans les opinions occidentales, la technophobie, minoritaire mais émergente depuis quelques années, tient surtout à la crainte de voir cette promesse non tenue, à la crainte que les créations techno-scientifiques n'échappent à leurs maîtres.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De fait, le rejet de la techno-science apparaît surtout lorsqu'une technologie agit de manière invisible, qu'elle porte en elle le risque de devenir ubiquitaire et qu'elle semble pouvoir s'émanciper de son créateur ou échapper au contrôle du tout-venant. La technophobie récente concerne surtout l'ingénierie génétique et les nanotechnologies : ce sont, à chaque fois, les mêmes ressorts qui sont à l'oeuvre. Dans le cas des organismes génétiquement modifiés (OGM), par exemple, des constructions génétiques sont introduites dans la matière vivante : on redoute qu'elles se propagent de manière incontrôlable dans la nature, on craint une toxicité indécelable lors de leur introduction dans la chaîne alimentaire... On s'inquiète aussi d'une perte de contrôle des individus sur cette matière vivante modifiée, qui devient par la grâce des brevets la propriété de grands groupes industriels.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A Fukushima 1, que voit-on ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La matérialisation de toutes ces craintes, la preuve tangible qu'elles sont fondées : les événements échappent non seulement à la perception de tout un chacun, mais aussi au contrôle des élites techno-scientifiques. Dans le nord du Japon se compose le sidérant tableau d'une technologie qui menace l'intégrité de vastes régions par le biais de particules infimes et incontrôlables, émettrices de rayonnements toxiques et invisibles, dispersées au gré des masses d'air et des courants marins. Une technologie qui supplante son créateur jusqu'à lui interdire de venir l'observer. C'est un constat inouï : les maîtres de l'atome ignorent ce qui se déroule précisément dans les lieux-clés de la centrale - les réacteurs - puisque nul ne peut s'en approcher sans périr aussitôt.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les coeurs des réacteurs, partiellement fondus, semblent avoir acquis une sorte de vie autonome. Les réactions de désintégration des radioéléments qui les constituent donnent à ces fauves de magma assez d'énergie pour se maintenir pendant plusieurs mois à plus de 2 000 0C, sans la moindre intervention extérieure. Un chercheur du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) parle de la nécessaire "reconquête" de ces réacteurs, qui se fera au terme d'une "guerre de tranchées". Les mots le disent : nous sommes entrés en conflit armé avec notre créature. Et la désespérante image des hélicoptères larguant de l'eau de mer sur les réacteurs bouillonnants résume à elle seule l'ampleur du désarroi des hommes dans cette bataille.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la centrale japonaise, c'est la promesse de maîtrise du monde et de contrôle de la nature qui part en fumée. Un coup de grisou, un cyclone, un séisme, un accident industriel classique, font partie de l'aléa. Le désastre de Fukushima, lui, nous donne à voir, dans le pays le plus avancé en la matière, une technologie cessant d'être l'alliée inconditionnelle et servile de son créateur pour se rendre maître d'elle-même, lui devenir hostile et s'emparer d'un territoire d'où il sera durablement banni. C'est toute la notion occidentale du progrès humain comme fonction linéaire du progrès technique que cette catastrophe nous invite à repenser.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/04/09/fukushima-un-accident-de-civilisation_1505311_3232.html#ens_id=1493262"&gt;http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/04/09/fukushima-un-accident-de-civilisation_1505311_3232.html#ens_id=1493262&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="349" src="http://www.youtube.com/embed/j_EbrOjIGkQ" width="560"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-2540299245204329778?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/2540299245204329778/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=2540299245204329778' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/2540299245204329778'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/2540299245204329778'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2011/04/fukushima-un-accident-de-civilisation.html' title='FUKUSHIMA, UN ACCIDENT DE CIVILISATION.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-I9Bm239cBgk/TaLLx-PnMcI/AAAAAAAAGpE/SfR-16yUGBU/s72-c/fukushima-nu646c-b7481-a9f92.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-8609794367343083591</id><published>2011-03-22T10:21:00.000+01:00</published><updated>2011-03-22T10:21:33.877+01:00</updated><title type='text'>HUMAIN, LE TRAVAIL ?</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-Ou_tDTt2Lao/TYhoECxANiI/AAAAAAAAGnk/EKwrDbWSJFs/s1600/travail+humain.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" r6="true" src="https://lh5.googleusercontent.com/-Ou_tDTt2Lao/TYhoECxANiI/AAAAAAAAGnk/EKwrDbWSJFs/s400/travail+humain.jpg" width="321" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;strong&gt;Humain, le travail ? Gilles FERRY*&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;*Professeur Honoraire à l’Université Paris X. &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Nos lecteurs connaissent l’attention continue portée par Transversales au problème de la mutation du travail. Notre ami André Gorz a défendu ici souvent la nécessité et la possibilité d’une sortie positive de la condition salariale ; Roger Sue et Dominique Méda ont eux-même dans ces colonnes proposé les voies d’un type de civilisation qui ne soit pas construit sur l’injonction du travail et de la production. Mais comme nous le faisions déjà remarquer, en évoquant les travaux de Robert Castel, c’est au-delà du travail, ce qu’on prend par rapport à sa définition étymologique, le trepalium, où la lutte pour la survie se trouve associée à la dépendance et à la pénibilité. Nous préférons, à la suite de Hannah Arendt, appeler «œuvre», ou comme André Gorz «travail choisi» distinct du «travail contraint», la fonction anthropologiquement féconde du travail. D’autres sociologues cependant n’ont pas fait ce choix sémantique car le mot travail est chargé aussi de connotations fortement positives, notamment du fait des luttes sociales qui ont été menées pour l’humaniser. Tel est le cas de Guy Jobert qui, dans une thèse intéressante1 qu’analyse ici Gilles Ferry, fait du travail un «fait humain total» et de la compétence professionnelle «un cas particulier de la compétence à vivre». &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;Le travail humain !&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;C’est l’explosion qui éclaire mon abîme de temps en temps.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;Arthur Rimbaud&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi tenir tant au travail ? À ce travail si souvent fastidieux, parfois pénible, rarement bien rémunéré ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour gagner sa vie, dit-on. Gagner sa vie ? C’est gagner l’argent pour se nourrir, se loger, s’habiller… Mais pas seulement. C’est aussi gagner autre chose : l’attention d’autrui. Se faire connaître et reconnaître comme un homme, une femme, un sujet humain vivant, existant, donnant et recevant, échangeant des objets, des services, des signes, éventuellement des marques d’intérêt, d’estime, de confiance. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le travail, fait humain total&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le travail c’est beaucoup plus que la contribution productive à une œuvre donnant lieu à rétribution. C’est une affaire humaine, un «fait humain total», nous dit Guy Jobert, ajoutant qu’«il n’est de travail qu’humain» et que la compétence requise pour un travail, la compétence professionnelle n’est qu’«un cas particulier de la compétence à vivre» qui la dépasse et la soutient. La formule, empruntée à Yves Schwartz, ne manque pas de surprendre, surtout lorsqu’elle s’affiche en tête d’un mémoire dont je voudrais rapporter ici le propos.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les travaux de Renaud Sainsaulieu ont mis en évidence les effets de l’expérience du travail sur la construction identitaire. Ceux de Christophe Dejour, initiateur de la «psychodynamique du travail» font de la reconnaissance le ressort principal de la motivation et de l’accomplissement de soi au travail.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;S’inscrivant dans cette ligne Jobert en scrute les applications et la déploie jusqu’à un renversement de la représentation classique du rapport au travail. Il pose que ce n’est pas le projet de transformation du monde extérieur qui prévaut dans l’activité de travail, mais que «le projet de subjectivation est premier par rapport à la volonté d’action sur le monde». Ainsi, selon Jobert «le sujet travaille dans l’intention de créer le lien social dont il tirera des ressources de reconnaissance et d’identification».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette thèse s’affirme comme l’aboutissement de l’investigation empirique et réflexive que relate son mémoire. Il s’agit d’une recherche-intervention, ou du moins une recherche qui prend pour objet l’intervention effectuée par Jobert à l’Électricité de France et qui, la surplombant après coup, opère «la traduction du problème social en problème sociologique». En l’occurrence nous dirions plutôt : psychosociologique. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’intervention de longue durée concernait les agents de conduite des centrales nucléaires. Elle répondait à une demande d’audit ou d’évaluation des problèmes posés par la mise en place d’une nouvelle organisation de la conduite tant au niveau fonctionnel qu’au niveau du vécu des agents. Jobert a observé l’activité des agents de conduite et écouté leurs récits où s’exprime leur relation au réel comme acteurs et comme sujets dans les sites producteurs d’électricité. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Confinés dans ces lieux étranges, loin de la hiérarchie de l’entreprise, confrontés à l’automatisation la plus sophistiquée qui soit, au grand risque nucléaire, aux contrôles multiples (ceux qu’ils ont à effectuer et ceux auxquels ils sont soumis), ces équipes assurent nuit et jour la continuité de la production de l’énergie et la sécurité de l’installation. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les ergonomes constatent que dans tous les domaines un écart apparaît entre le travail prescrit, tel qu’il est défini dans les fiches de poste, et le travail réel accompli par les opérateurs qui doivent interpréter les normes fixées en fonction des situations changeantes qui se présentent à eux. Dans le cas particulier des centrales nucléaires, compte tenu des impératifs de production, des contraintes de quart et des dangers exceptionnels auxquels les agents de conduite sont exposés, l’organisation du travail vise à combler cet écart. Des consignes et des règlements très stricts, des codifications précises sont établies qui sont censées ne laisser aucune place à l’erreur. Toutefois «la réalisation de la performance exige le débordement de la définition formelle des tâches». Ici la marge de manœuvre est des plus étroites et cependant, à la surprise de l’analyste, comme ailleurs, les ruses, les inventions, voire les transgressions sont de mise pour obtenir le résultat recherché, mobilisant le désir et l’intelligence. Du même coup survient le sujet, sa présence active. Ses initiatives, ses émotions.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les agents ne s’expriment pas publiquement sur ces aspects immergés de leur contribution, du moins pas directement. Parfois dans des conversations informelles il peut leur arriver d’évoquer certaines situations, divers incidents. On touche alors à leur souffrance au travail, notamment leurs peurs devant les risques réels ou fantasmés d’une fausse manœuvre ou des contaminations. Bien que familiers de la chose nucléaire, les agents de conduite n’échappent pas à l’imaginaire social du nucléaire porteur de destruction et de mort générateur d’angoisse. On devine que la charge psychique de leur activité est considérable. Pourtant, en tant que telle, elle ne fait pas l’objet d’une rétribution, ni même d’une reconnaissance. Elle n’est même pas parlée. Elle est en fait déniée, autant par les agents que par les responsables de l’institution «réunis dans le maintien des défenses collectives contre la peur». Or il s’agit de la part la plus investie de la contribution des agents, celle qui les concerne en tant que sujets.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La plainte au travail&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce que donnent à entendre ces agents de manière continue, insistante, c’est une plainte, une plainte qui se fixe sur toutes sortes d’objets. Une plainte énigmatique, dit Jobert, paradoxale au regard de la situation des agents de conduite réputée privilégiée au sein de l’entreprise tant du point de vue matériel que du point de vue symbolique. C’est la plainte douloureuse de sujets perpétuellement et structurellement insatisfaits.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’énigme de cette plainte a saisi Jobert comme un défi et l’a poussé à une suite d’interrogations sur les vicissitudes du rapport au travail dans un tel contexte.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Réfléchissant à ce contrat tronqué, à cette contribution masquée, à cet échange inégal, il avance l’hypothèse que «cette reconnaissance impossible constitue la source majeure de la plainte continue exprimée par les agents et qu’ils expriment sans relâche, soit à travers la revendication de leur particularisme, soit à travers des exigences économiques».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans ces conditions la question est de comprendre ce qui, individuellement et collectivement, fait tenir les agents, au double sens de tenir à leur poste, à leur fonction, et tenir le coup nerveusement, comment leur activité peut leur apporter satisfaction, plaisir, solidarité. Il faut supposer qu’en deçà du contrat de type marchand qui octroie une rétribution contre une contribution clairement évaluée, une face cachée du rapport à leur travail échappe à la problématique utilitaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce que Jobert entend de ce qu’ils disent et de ce qu’ils taisent, de leur plainte lancinante, semble relever d’une autre rationalité, d’un autre registre de socialité que celui de leur contrat de travail. Il recourt alors à Marcel Mauss qui dans son Essai sur le don (1924) avait développé une théorie de l’échange non-marchand fondé sur le don et le contre-don dans une structure communautaire. Le don à la fois volontaire et obligatoire, n’est ni utilitaire, ni désintéressé. Il appelle le contre-don et institue une réciprocité qui lie les personnes entre elles. «Alors que le marché dissout le lien social, ou plus exactement le réifie en le faisant vivre hors des personnes, le don n’a d’autre fonction que de le nourrir en mêlant inextricablement les personnes à ce qu’elles échangent dans une temporalité jamais interrompue» (p. 214).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce mode d’échange du don et du contre-don implique la dette, une dette originaire concernant toute personne du fait de son appartenance à un corps social, une dette toujours reconduite. Don et dette s’engendrent mutuellement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La dette&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelle est donc la dette des agents de conduite et que doivent-ils donner ? Leur dette vis-à-vis de l’employeur, c’est principalement la position qu’ils occupent dans la société, leur passage «d’une position ouvrière à une fonction de professionnel expert» (p. 221). Cette dette et la dépendance qu’elle entraîne, l’obligation de l’acquitter, sont constitutives de leur identité. Elle confère aux agents de conduite le rôle quasi sacré de «vestales» modernes. À quoi Jobert ajoute la culpabilité qui résulte de la transgression aux lois de la nature que signifie la fission du noyau atomique. Il souligne que chez les agents, le sentiment de responsabilité s’inscrit dans la perspective de la dette et devient souci permanent de l’autre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En contre-don, ce qu’ils donnent, c’est ce qu’ils doivent assumer bien au-delà des termes du contrat salarial : la production sans faille de l’énergie qui fait vivre les hommes et la protection des personnels de l’entreprise et de l’environnement contre le danger mortel du nucléaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’apport de la théorie maussienne du don et contre-don introduit une nouvelle dimension dans la problématique développée par la psychodynamique du travail qui met en évidence la primauté de la subjectivité et de la quête de reconnaissance dans le rapport au travail. Les observations accumulées par Jobert au long de son intervention dans les centrales nucléaires lui ont montré que l’échange contribution-rémunération institué par le contrat salarial était étroitement articulé à cette tractation sous-jacente qui l’aiguillonne et le soutient.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On saisit alors le travail comme un «fait social total», fondamentalement humain qui, au-delà des habilités exigées, requiert une «compétence à vivre».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dira-t-on que le cas des agents de conduite est sous ce rapport exceptionnel ? Exceptionnel, peut-être, mais en ce sens qu’il pousse jusqu’au paroxysme les contradictions ordinaires du rapport au travail.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;1. Guy Jobert, La compétence à vivre. Contribution à une anthropologie de la reconnaissance au travail, mémoire pour l’habilitation à diriger des recherches, Université François Rabelais de Tour. UFR Arts et Sciences humaines, soutenu devant un jury composé de G. Pineau, G. Benguigui, R. Caspar, C. Dejour, D. Hameline, R. Sainsaulieu et G. Vigarello, le 19 janvier 1998.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.globenet.org/transversales/generique/52/economie.html"&gt;http://www.globenet.org/transversales/generique/52/economie.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-8609794367343083591?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/8609794367343083591/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=8609794367343083591' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/8609794367343083591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/8609794367343083591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2011/03/humain-le-travail.html' title='HUMAIN, LE TRAVAIL ?'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh5.googleusercontent.com/-Ou_tDTt2Lao/TYhoECxANiI/AAAAAAAAGnk/EKwrDbWSJFs/s72-c/travail+humain.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-441701457886729833</id><published>2011-03-17T16:24:00.000+01:00</published><updated>2011-03-17T16:24:48.527+01:00</updated><title type='text'>LE "J'ACCUSE" DES EX-CADRES JAPONAIS.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-5eqWTeFpTC8/TYInTMvCwZI/AAAAAAAAGnQ/pjwtJDRjvnI/s1600/japon.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="361" r6="true" src="https://lh5.googleusercontent.com/-5eqWTeFpTC8/TYInTMvCwZI/AAAAAAAAGnQ/pjwtJDRjvnI/s640/japon.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;LE SOIR. 17/O3/2011.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;RICHARD WERLY jeudi 17 mars 2011, 10:07.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Ils le reconnaissent l'un après l'autre. Debout, micro en main, Chiro Ogura, Masashi Goto et leurs pairs, anciens cadres du programme nucléaire de Toshiba, avouent l'impensable. Par Richard Werly&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;TOKYO. DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un séisme de l'ampleur de celui de vendredi survenu au large de la région du Tohoku avait-il été pris en compte dans les calculs des dispositifs de protection et autres mécanismes de secours des centrales construites, comme celle de Fukushima, à partir des années soixante ? « Non, ce tremblement de terre et ce tsunami sont allés bien au-delà de nos prévisions les plus folles », reconnaît, à Tokyo, Chiro Ogura, qui travailla à la conception de la première tranche des réacteurs de Fukushima, dévastée par un incendie toujours susceptible de déclencher l'apocalypse. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les dispositifs de refroidissement du cœur nucléaire avaient-ils été conçus pour résister à une vague tueuse d'une dizaine de mètres de hauteur ? « Non, poursuit l'intéressé. Plusieurs arrivées d'eau étaient constituées par des tuyaux posés en surface, et non enterrés. La vague les a par conséquent aisément arrachés. » Dans le public, journalistes, militants et fonctionnaires venus écouter ce panel d'ex-cadres de l'industrie atomique se regardent les uns les autres. Une jeune femme pleure. Les plans et les schémas montrés sur grand écran ne laissent plus l'ombre d'un doute… &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le « J'accuse » lancé par ces ingénieurs nippons dit en effet tout, en résumé, du mal de l'archipel devenu, en un demi-siècle et à force d'une lutte sans égal contre les éléments, la seconde puissance économique mondiale. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Accusée ? La firme américaine General Electric (GE) qui, dans les années 60-70, ne prit guère soin de prévoir le pire ou de former ses clients japonais à l'anticiper. Mashashi Goto, animateur de ce « réseau des citoyens contre le nucléaire », se souvient des débuts de Fukushima, première centrale du pays et pilier, à l'époque, de la recherche effrénée de l'indépendance énergétique sur fond de crise pétrolière annoncée. « Nous n'avons presque pas contesté les plans de General Electric. Nous avons importé une technologie qui n'était pas conçue pour notre géographie particulière et les menaces qui vont avec. » &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Coupable ? « Tout le système, nous y compris, poursuit-il, en se courbant profondément, signe d'excuse publique. Je sais qu'à Fukushima, plusieurs systèmes de pompage de secours étaient à l'origine destinés à éteindre des incendies mineurs, pas à apporter de l'eau pour refroidir les réacteurs. » Même si le mot n'est pas prononcé, il résonne dans toutes les têtes : le complexe nippon de l'atome, confronté à des défis jugés alors trop compliqués et trop coûteux à résoudre, s'est contenté de « bricoler » des solutions. Au mépris de la sécurité. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce « J'accuse » est d'autant plus terrifiant qu'il n'est pas assorti d'une liste de noms. A chaque image du toit du réacteur 2 détruit par les flammes, à chaque nouvelle secousse ressentie dans ce quartier de Yurakucho où ils tiennent chaque soir une conférence de presse sur l'état des dégâts et la menace radioactive, Chiro, Masashi et leurs collègues ont l'estomac noué. Ils ne condamnent pas tel ou tel, mais font au fil de leurs déclarations accablantes le procès de leur passé, de leurs négligences, de leur indifférence : « Cette passion de l'atome qui les réunissait est devenue pour eux un boulet impossible à porter », juge Chihiro Kamisawa, médecin du collectif spécialisée dans les radiations. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors ils accusent. Aussi, pour que les sacrifices des heures à venir ne soient pas vains. Tous connaissent en effet au moins l'un des employés de Tepco qui, malgré les risques immenses, continuent de piloter ces jours-ci les opérations désespérées de secours dans la centrale-cauchemar de Fukushima, isolée tel un paquebot naufragé dans le périmètre d'évacuation de trente kilomètres décrété par le gouvernement. Il était à peu plus de 19 heures à Tokyo hier soir lorsqu'ont été rediffusées les images de la relève opérée mercredi entre les deux équipes d'urgence d'une cinquantaine d'employés chacune. L'une sortait du site. L'autre y entrait. Impossible de voir les visages derrière les vitres des masques et sous les combinaisons hermétiques blanches, copieusement arrosées à intervalles réguliers pour la décontamination. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chiro Ogura, comme Masashi Goto, eux, ont préféré ne pas regarder.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.lesoir.be/dossiers_speciaux/special6/2011-03-17/le-j-accuse-d-ex-cadres-de-l-atome-japonais-828771.php"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;http://www.lesoir.be/dossiers_speciaux/special6/2011-03-17/le-j-accuse-d-ex-cadres-de-l-atome-japonais-828771.php&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-441701457886729833?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/441701457886729833/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=441701457886729833' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/441701457886729833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/441701457886729833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2011/03/le-jaccuse-des-ex-cadres-japonais.html' title='LE &quot;J&apos;ACCUSE&quot; DES EX-CADRES JAPONAIS.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh5.googleusercontent.com/-5eqWTeFpTC8/TYInTMvCwZI/AAAAAAAAGnQ/pjwtJDRjvnI/s72-c/japon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-4778875157435629644</id><published>2011-03-15T09:18:00.001+01:00</published><updated>2011-03-15T09:20:00.336+01:00</updated><title type='text'>ANDRE GORZ. DERNIERE INTERVIEW AU NOUVEL OBSERVATEUR.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh3.googleusercontent.com/-qjEMolGojRM/TX8eXtil0CI/AAAAAAAAGm8/Nk6M8_gX1Ig/s1600/Gorz++%25C3%25A9cologie+et+libert%25C3%25A9419M42SX7BL__SL500_AA240_.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" q6="true" src="https://lh3.googleusercontent.com/-qjEMolGojRM/TX8eXtil0CI/AAAAAAAAGm8/Nk6M8_gX1Ig/s1600/Gorz++%25C3%25A9cologie+et+libert%25C3%25A9419M42SX7BL__SL500_AA240_.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Le Nouvel Observateur. - «Ecologiste avant la lettre», comment définissez-vous l'écologie?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;André Gorz.-&lt;/strong&gt; De toutes les définitions possibles, j'aimerais privilégier d'abord la moins scientifique, celle qui est à l'origine du mouvement écologiste, à savoir le souci du milieu de vie en tant que déterminant de la qualité de la vie et de la qualité d'une civilisation. Les premières grandes manifestations de ce souci se sont développées en Amérique du Nord, puis au Japon, puis en Allemagne, d'où elles ont gagné le reste de l'Europe. Elles ont pris la forme de mouvements de protestation, souvent violemment réprimés, contre la confiscation de l'espace public par des méga-industries, des aéroports, des autoroutes qui venaient bouleverser, bétonner, techniciser le peu de milieu «naturel» qui restait et répandre des polluants et des nuisances.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La résistance des habitants à cet envahissement de leur milieu de vie n'était pas une simple «défense de la nature». C'était une lutte contre la domination, contre la destruction d'un bien commun par des puissances privées, soutenues par l'Etat, qui déniaient aux populations le droit de choisir leur façon de vivre ensemble, de produire et de consommer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;N. O. - En 1972, lors du grand débat organisé par «le Nouvel Observateur» sur le thème «Ecologie et révolution», vous écriviez: «L'écologie est une discipline foncièrement anticapitaliste et subversive.» Le pensez-vous toujours?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;A. Gorz.-&lt;/strong&gt; L'écologie politique ne peut rien être d'autre. Elle est née en 1972 précisément, à la suite d'un rapport de scientifiques britanniques, «Blueprint for Survival», et d'un rapport commandité par le Club de Rome. Il avait en français pour titre «Halte à la croissance». Il soulignait l'urgente nécessité d'une rupture avec l'industrialisme et cette religion de la croissance qui est inhérente au capitalisme. Dans l'excellent petit livre, purement factuel et richement documenté, «le Développement durable. Maintenant ou jamais», que Dominique Bourg et Gilles-Laurent Rayssac viennent de publier chez Gallimard, vous pouvez lire des phrases comme celle-ci: «L'ampleur du changement environnemental tout autant que l'épuisement des ressources fossiles imposent une transformation rapide et radicale de nos modes de production et de consommation, mais aussi de notre organisation sociale.»&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils «imposent» une réduction drastique de la production et de la consommation matérielles. Or, comme le notent les auteurs un peu plus haut, «la création de valeur, condition du dynamisme de nos sociétés, est nécessairement liée à la croissance des flux de matières et d'énergies».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous ne pouvez pas avoir un capitalisme sans croissance ni, a fortiori, un capitalisme de décroissance. Le profit, la «valeur» sont impossibles sans la circulation de marchandises substantielles, détachables de leurs producteurs. La décroissance, dans «nos» économies, a un nom: la dépression. Vous ne pouvez pas vouloir la réduction des flux de marchandises matérielles sans vouloir une économie radicalement différente de celle-ci, une économie dans laquelle le but premier n'est pas de «faire de l'argent» et dans laquelle la richesse ne s'exprime ni ne se mesure en termes monétaires.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ceux qui, comme Serge Latouche, appellent la «décroissance» ne veulent ni l'austérité ni l'appauvrissement. Ils veulent avant tout rompre avec l'économicisme, attirer l'attention sur le fait qu'à la base de toute société, de toute économie il y a une non-économie, faite de richesses intrinsèques qui ne sont échangeables contre rien d'autre, de dons sans contrepartie, de gratuité, de mises en commun. L'informatisation, l'automatisation, l'élimination du travail matériel par l'immatériel annoncent un avenir qui pourrait être celui de la non-économie. C'est dans cette optique qu'il faut saisir l'importance des conflits dont les échanges gratuits sur le Net sont l'objet.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;N. O. - Est-ce que l'écologie est à vos yeux porteuse d'une éthique?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;A. Gorz.- &lt;/strong&gt;C'est ce que soutient Hans Jonas quand - je simplifie grossièrement - il écrit que nous n'avons pas le droit de compromettre la vie des générations futures dans l'intérêt à court terme de la nôtre. Je n'aime pas l'approche kantienne de Jonas. Il en appelle au sens de la responsabilité de chacun, individuellement. Mais je ne vois pas comment des choix individuels changeront «rapidement et radicalement» notre modèle de consommation et de production. D'autant que ce modèle a été conçu et imposé précisément pour étendre la domination du capital aux besoins, aux désirs, aux pensées, aux goûts de chacun et nous faire acheter, consommer, convoiter ce qu'il est dans l'intérêt du capitalisme de produire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a longtemps que la production de l'utile et du nécessaire a cessé d'être le ressort de la croissance. Les besoins sont limités, les désirs et les fantasmes ne le sont pas. Dans les années 1920 d'abord, les années 1950 ensuite, le besoin qu'avait l'industrie de produire plus l'a emporté sur le besoin des gens de consommer plus et motivé le développement d'une pédagogie - le marketing, la publicité - qui «crée de nouveaux besoins dans l'esprit des gens et fait augmenter leur consommation au niveau que notre productivité et nos ressources justifient». Ce texte est de 1957.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les consommateurs et la production doivent être mis au service du capital et non l'inverse. Le lien entre la création de valeur et la création de richesse est rompu: n'est reconnu comme richesse que ce qui peut s'exprimer et se mesurer en argent. Les biens communs ne sont évidemment pas dans ce cas. Les services collectifs sont à abolir dans la mesure où ils freinent ou empêchent la croissance de la consommation individuelle. Celle-ci s'adresse, par le marketing, au désir secret de chacun d'échapper au lot commun, de se distinguer des autres et non d'avoir et de satisfaire des besoins communs à tout le monde. Edward Bernays, le neveu de Freud, qui a inventé le marketing moderne dans les années 1920, avait bien compris que le consommateur individualisé est le contraire du citoyen qui se sent responsable du bien commun, et que les couches dominantes pourraient être tranquilles aussi longtemps que les gens se laisseraient persuader que les biens de consommation individuels offrent des solutions à tous les problèmes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous voyez donc qu'une éthique de la responsabilité suppose beaucoup de choses: elle suppose une critique radicale des formes insidieuses de domination qui s'exercent sur nous et nous empêchent de nous constituer en sujet collectif d'un refus commun, d'une action commune. Il faut évidemment que la critique radicale ne s'accompagne - comme chez Naomi Klein dans son «No logo» - d'actions militantes mobilisatrices: boycott des marques, campagnes de Casseurs de Pub, arrachages de semis d'OGM, etc.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;N. O. - Au début des années 1970, vous meniez campagne dans les colonnes du «Nouvel Observateur» contre l'industrie nucléaire. Un vaste mouvement vous accompagnait. Face aux périls du réchauffement climatique, vous semble-t-il que le nucléaire est aujourd'hui un moindre mal ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;A. Gorz.-&lt;/strong&gt; Le nucléaire a englouti en France des sommes si démesurées, souvent en pure perte - pensez à Superphénix -, que nous avons négligé les économies d'énergie et les énergies renouvelables. Les réserves d'éléments fissiles sont limitées et restreignent l'avenir du nucléaire. Le problème des déchets n'est pas résolu. Mais surtout le nucléaire est une énergie très concentrée qui demande des installations géantes, des usines de séparation isotopique et de retraitement à la fois très dangereuses et vulnérables. Le nucléaire exige donc un Etat fort et stable, une police fiable et nombreuse, la surveillance permanente de la population et le secret.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous avez là tous les germes d'une dérive totalitaire. Les énergies renouvelables, au contraire, se prêtent à une production locale, ne se laissent pas monopoliser ni utiliser pour asservir leurs usagers. Il est vrai qu'elles ne suffiront pas pour faire fonctionner de grands complexes industriels. Mais on aura déjà compris que ceux-ci sont incompatibles avec les «transformations rapides et radicales» dont dépend la survie de l'humanité. Si vous lisez «l'Urgence de la métamorphose», à paraître le 15 janvier, de Laurence Baranski et Jacques Robin, vous verrez que la révolution informationnelle annonce la disparition de l'industrialisme: nous sortons de l'ère de l'énergie pour entrer dans celle de «l'information» et de «l'immatériel».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;N. O. - Avez-vous des héritiers intellectuels aujourd'hui?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;A. Gorz&lt;/strong&gt;.- C'est une question amusante. Les Britanniques me considèrent comme un héritier de Sartre; les Allemands, comme un descendant de l'école de Francfort (Adorno et Marcuse); en France, je passe plutôt pour un disciple d'Illich. Je n'ai pas fondé d'école et ne peux prétendre avoir des héritiers. Contrairement à la légende, je ne suis pas un des fondateurs des Amis de la Terre. J'ai sympathisé avec eux, notamment avec Brice Lalonde à ses débuts, mais c'est surtout «la Gueule ouverte» qui, à mes yeux, exprimait le mouvement écologiste.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A partir de 1980, j'ai préféré traiter d'autres thèmes. Je n'avais rien de neuf à dire sur l'écologie politique. Elle s'est développée grâce à des protagonistes dont certains publient de temps en temps dans «EcoRev'» (trimestriel) et dans «la Décroissance» (bimestriel) de vieux textes de moi qui n'ont pas vieilli. Ils font partie de l'histoire. J'ai eu de la chance.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qui m'intéresse depuis quelques années est la «Nouvelle Interprétation de la théorie critique de Marx» publiée par Moishe Postone chez Cambridge University Press. Si je peux faire un voeu, c'est de la voir traduite en même temps que les trois livres publiés par Robert Kurz (1).&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Gilles Anquetil.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(1) Editions Reclam, Horlemann et Tiamat.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;&lt;a href="http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/archive/2008/03/16/andre-gorz-penser-le-travail-au-xxie-siecle.html"&gt;http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/archive/2008/03/16/andre-gorz-penser-le-travail-au-xxie-siecle.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-4778875157435629644?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/4778875157435629644/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=4778875157435629644' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/4778875157435629644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/4778875157435629644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2011/03/andre-gorz-derniere-interview-au-nouvel.html' title='ANDRE GORZ. DERNIERE INTERVIEW AU NOUVEL OBSERVATEUR.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh3.googleusercontent.com/-qjEMolGojRM/TX8eXtil0CI/AAAAAAAAGm8/Nk6M8_gX1Ig/s72-c/Gorz++%25C3%25A9cologie+et+libert%25C3%25A9419M42SX7BL__SL500_AA240_.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-1105186293426679441</id><published>2011-03-14T10:29:00.001+01:00</published><updated>2011-03-14T10:31:25.998+01:00</updated><title type='text'>NUCLEAIRE : L'EXCEPTION FRANCAISE ?</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-7onz8bgILcA/TX3fFBCUy_I/AAAAAAAAGm0/1dTZeGlx2O0/s1600/nucl%25C3%25A9aire+imagesCAQ3N3RA.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" q6="true" src="https://lh6.googleusercontent.com/-7onz8bgILcA/TX3fFBCUy_I/AAAAAAAAGm0/1dTZeGlx2O0/s320/nucl%25C3%25A9aire+imagesCAQ3N3RA.jpg" width="276" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Interview de Bernard Laponche à ecoRev. Octobre 2002.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La construction de l’Etat sous la Ve République fut intiment liée au pouvoir nucléaire. Plus qu’ailleurs en Occident, cette intrication entre un choix énergétique et un système politique a eu des effets durables sur la culture politique française, mais aussi sur l’histoire du mouvement antinucléaire et écologiste. Antinucléaire issu du sérail, Bernard Laponche revient avec nous sur cette histoire singulière et sur l’actualité de la sortie du nucléaire. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;EcoRev’ &lt;/strong&gt;: Comment un polytechnicien comme vous, chercheur du CEA en neutronique des réacteurs, plutôt pronucléaire, est-il devenu partisan d’une sortie du nucléaire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bernard Laponche&lt;/strong&gt; : La première partie de ma carrière s’est effectivement faite dans le sérail. Je travaille dans les années 1960 à Saclay, dans un service de physique des réacteurs sur la filière "Graphite Gaz". Au delà de l’intérêt de la recherche, à cette époque, ni moi ni mes proches collègues ne nous posions de questions sur la complexité des problèmes de sûreté des réacteurs ou de la gestion des déchets et nous n’avions aucune culture générale en matière d’économie et de politique énergétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mai 1968 a été un premier déclic : je découvre l’engagement syndical. Mais le militantisme au CEA porte alors surtout sur les questions sociales et antiautoriataires (démocratie dans les laboratoires, etc.) et ne remet pas en question l’engagement du CEA dans le nucléaire militaire et encore moins civil. D’ailleurs, jusqu’au début des années 1970, l’électronucléaire jouit d’une image très positive d’usage pacifique de l’atome chez les chercheurs comme dans la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi et pour de nombreux chercheurs du CEA, l’abandon de la filière "Graphite Gaz" en 1969 constitue un deuxième déclic. Cette filière "française" est écartée au profit de réacteurs à eau pressurisée (licence américaine). Ce choix d’un procédé plutôt qu’un autre, apparemment ésotérique et purement technique marque pourtant la prise de conscience de la politisation des choix nucléaires. D’abord car il a pour conséquence un licenciement de 3000 personnes au CEA et suscite bien des oppositions. Ensuite car il amène à poser la question de la sécurité des réacteurs. Une fois la filière "Graphite Gaz" abandonnée, on va voir en effet s’affronter violemment les promoteurs des réacteurs à eau préssurisée (PWR, groupe Schneider) et les tenants des réacteurs à eau bouillante (BWR, groupe CGE). Pour obtenir le marché chacun a porté de féroces attaques sur le procédé adverse en matière de sécurité. La controverse ne mobilise encore que le milieu nucléaire, mais elle est d’une intensité et d’une précision ensuite inégalées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un troisième temps est 1973-1974 avec le lancement du plan Messmer d’équipement de la France de 60 réacteurs électronucléaires en 10 ans. J’étais alors devenu permanent à la CFDT et nous nous sommes opposés à ce programme pharaonique. Nous avons alors publié un livre au Seuil, L’Electronuclaire en France. Nous n’étions pas antinucléaire dans l’absolu, mais nous contestions ce rythme effréné de construction et critiquions les prévisions de consommation d’électricité. Pour faire passer le tout nucléaire, EDF prédisait une hausse de 170 à 1000 milliards de kWh entre 1974 et 2000, alors que la consommation réelle en 2000 a été de 470 milliards de kWh. Alors que le plan Messmer ne fut même pas discuté à l’assemblée, nous commencions aussi à poser l’électronucléaire comme un choix de société, devant faire l’objet d’un débat démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite il y eu les grèves à la Hague et les grandes mobilisations antinucléaires, notamment contre Superphenix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;E.&lt;/strong&gt; : Quelles sont selon vous aujourd’hui les raisons d’être antinucléaire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;B.L.&lt;/strong&gt; : Pour moi l’argument majeur est celui du risque d’accident. Je ne rejette d’ailleurs pas a priori l’usage du nucléaire si la recherche met un jour au point une technologie entièrement fiable et non dangereuse, tant du point de vue de l’accident que des déchets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le risque d’accident qui est l’inconvénient rédhibitoire de la technologie nucléaire actuelle. L’outil qui a été mis en place est trop complexe et trop dangereux potentiellement pour cet objectif banal qu’est la production industrielle d’électricité pour lequel les techniques utilisées doivent être robustes, sûres, faiblement polluantes et facilement reproductibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;E.&lt;/strong&gt; : On nous dit pourtant que les centrales françaises sont sûres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;B.L.&lt;/strong&gt; : Je pense qu’il va y avoir un accident grave, il faut le dire. Le risque nucléaire grave est difficile à apprécier concrètement car il est le produit d’un probabilité très faible d’occurrence (mais pas nulle) et d’une grande amplitude des dégâts potentiels. Comme la probabilité est faible et qu’il n’y a pas eu d’accident très grave en France, il est facile de prétendre qu’un tel accident est impossible. On fait comme si toutes les précautions étaient prises pour que la probabilité d’accident soit nulle et c’est l’idée que les promoteurs du nucléaire distillent en direction du public, des media et des politiques. Il n’en est rien et d’ailleurs les probabilités calculées ou estimées sur des bases purement techniques et des hypothèses de "calme" météorologique, politique et international se voient considérablement amplifiées si l’on prend en compte des aggravations de catastrophes climatiques, de graves troubles sociaux ou internationaux, ou l’occurrence d’attentats terroristes. A un mètre d’eau près, la tempête de 1999 et l’inondation de la Garonne pouvaient mener au scénario catastrophe à la centrale du Blayais. Il y a eu suffisamment de défaillances inquiétantes dans le parc électronucléaire depuis le démarrage de Fessenheim en 1978 pour que l’on puisse parfaitement imaginer un accident grave. Outre l’incident du Blayais je ne prendrai que deux événements récents : l’erreur de conception du circuit de refroidissement à l’arrêt des réacteurs du pallier N4 (1998, centrales de Civaux et Chooz) et le blocage possible des vannes des circuits de refroidissement de secours des réacteurs du palier P’4 (2001, centrales de Flamanville, Paluel, Penly). Dans la vallée du Rhône ou à Nogent-sur-Seine (moins de 100 km de Paris) des accidents auraient des conséquences énormes. Je pense qu’il faut arrêter la centrale de Nogent-sur- Seine car un accident, même de gravité moyenne, pourrait entraîner une catastrophe (faudrait-il évacuer la région parisienne ?). En 1998-1999, comme conseiller technique au cabinet de Dominique Voynet, j’ai eu à m’occuper des questions de sûreté nucléaire et j’ai pu mesurer à quel point le débat sur le risque nucléaire est occulté en France. La question se traite uniquement entre techniciens et jamais le problème de l’acceptabilité n’est posé. Nous avons avec Tchernobyl la connaissance concrète de ce que sont les terribles conséquences d’un accident très grave : la question à poser à la collectivité nationale et à ceux qui prétendent la diriger est celle de leur "acceptation" d’un tel risque en France, au nom d’une nécessité énergétique et économique soit disant impérieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;E.&lt;/strong&gt; : La France est le pays au monde qui dépend le plus du nucléaire pour sa production électrique. Y a-t-il une singularité française par rapport à l’énergie nucléaire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;B.L.&lt;/strong&gt; : Oui il y a certainement une exception française en matière nucléaire. Des chercheurs suédois avaient noté dans les années 70 que la configuration française ne pouvait se comparer avec aucune démocratie occidentale et s’approchait plutôt de celle de l’Union soviétique. Le nucléaire civil est en France tellement lié au c ?ur du pouvoir d’Etat qu’il n’a pas été remis en question par les évolutions économiques, sociales, ni par les transformations de la demande énergétique. Alors que tous les pays occidentaux ont stoppé ou réduit leur secteur électronucléaire, seule la France campe sur une position héritée d’il y a 30 ans. Même d’un point de vue pro nucléaire, que le nucléaire produise 80% de notre électricité avec une surcapacité de près de 10 réacteurs en France est une aberration qui ne s’explique que par l’existence d’un bloc nucléaire au sommet de l’appareil d’Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Restaurer la puissance française, libérer l’exécutif du législatif et renforcer la centralisation pour confier les rênes de l’Etat aux "techniciens", moderniser la France, c’était le modèle Gaullien. Ce contexte explique l’osmose qui se réalise entre la (re)construction de l’Etat après la seconde guerre mondiale et le nucléaire. D’un côté, le choix du tout nucléaire permettait de construire le type d’Etat technicien qui était alors à l’ordre du jour. En retour cette configuration permettait à des ingénieurs (polytechniciens du corps des mines essentiellement) de valoriser leurs compétences techniques pour accéder au sommet de l’Etat. Cet Etat nucléaire est non seulement une alliance entre technocrates et politiques ’modernisateurs’, mais aussi un compromis social plus large car il crée de l’emploi public dans le secteur nucléaire et obtient l’adhésion du Parti Communiste et de la CGT (les écologistes parlent alors de "gaullo- communisme").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la solidité de ce bloc nucléaire qui fait qu’à la différence des autres pays occidentaux, en France, le mouvement antinucléaire, très puissant entre 1973 et 1977, s’est heurté à un mur de béton. Les recours en justice ont échoué, le pouvoir central contrôlait étroitement les élus locaux tandis que les préfets verrouillaient les débats et dirigeaient la répression policière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le monde de la recherche, la même centralisation et dépendance vis à vis du pouvoir politique central a fait qu’il était dangereux pour sa carrière de chercheur et pour son laboratoire de critiquer le nucléaire. L’IEJE (Institut économique et juridique de l’énergie de Grenoble) avait édité en 1975 une brochure montrant qu’il existait des alternatives au nucléaire : il l’a chèrement payé par la suite. Dans cette configuration de dépendance de la communauté scientifique, la masse des chercheurs n’a pas brillé par son courage : des scientifiques de la trempe des Sené (fondateurs du GSIEN, cf. article dans ce n°), il n’y en a pas eu beaucoup, à la différence du dynamisme de l’Union of Concerned Scientists aux Etats- Unis. En l’absence de toute petite victoire, le militantisme antinucléaire décline à la fin des années 1970. Nombreux sont ceux qui se découragent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;: Pourquoi l’ère Mitterrandienne ne permet-elle pas de sortir de ce modèle "gaullo-communiste" en 1981 ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;B.L.&lt;/strong&gt; : La gauche a développé les énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie (création de l’Agence Française pour la Maîtrise de l’Energie en 1982). Mais il aurait fallu une très forte volonté politique pour reprendre en main la politique énergétique et effectuer la rupture avec le tout nucléaire. C’est vrai que le PS avait fait un pas vers la critique de l’électronucléaire dans la seconde moitié des années 1970. En 1980, ses responsables s’étaient associés à une grande pétition nationale contre le nucléaire et Paul Quilès, qui dirigeait la commission énergie de ce parti, était très ouvert aux alternatives au tout nucléaire. C’est vrai aussi que Mitterrand stoppe la construction de la centrale de Plogoff avant l’été 1981, geste politiquement habile d’ailleurs. Mais les nucléocrates reprennent rapidement la main. Dans l’interrègne entre Giscard et Mitterrand, le ministre de l’Industrie André Giraud signe le lancement des travaux d’extension de La Hague. Pendant l’été, une grande effervescence règne autour de groupes de travail qui planchent sur la politique énergétique et le rapport Hugon qui en résulte est critique sur le tout nucléaire. Mais Quilès ne se voit pas confier le ministère de l’énergie. Dans le même temps, les réseaux X-Mines s’empressent de mettre en avant ceux de leur rangs qui ont des affinités politiques ou personnelles avec les responsables socialistes et envahissent les cabinets ministériels. De plus, idéologiquement la première gauche (avec Mauroy à Matignon, Chevénement à la recherche et plusieurs ministres PC) n’est pas sortie du rapport presque scientiste au progrès qui était le sien et qu’elle partageait avec le gaullisme. Dans une déclaration d’octobre 1981 à l’Assemblée, Mauroy s’aligne sur le tout nucléaire et le groupe socialiste est mis au pas. Du coup le plan de construction de nouvelles centrales nucléaire va se poursuivre après 1981 au rythme prévu (la dernière commande étant Civaux en 1991), et ce malgré l’avis de la Commission du Plan qui recommandait en 1983 de ne plus construire de nouvelles centrales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, pour ouvrir le jeu, en matière de politique énergétique comme dans d’autres domaines, la première réforme qu’aurait dû mener la gauche en 1981, c’est la suppression des grands corps (Mines, Ponts, Inspection des Finances, etc.). mais il est très difficile de s’attaquer à ce bloc. Le corps des Mines, cela représente environ dix personnes par an, soit un cercle très restreint et soudé de 200 personnes importantes où tout le monde se connaît et circule de la haute administration à l’industrie. Et c’est ce corps qui avait et a la haute main sur la politique énergétique de la France. André Giraud, ministre de l’Industrie sous Giscard, avait été patron du CEA, patron du Corps des Mines, après avoir été le numéro 1 des pétroliers, dans l’administration comme dans l’industrie. Plus récemment Jean Syrota était à la fois patron du corps des Mines au sein de l’administration et président de la COGEMA. On ne retrouve une telle consanguinité systématique, organisée et pérenne, quelle que soit la couleur du gouvernement, dans aucun autre pays occidental. Ainsi les dirigeants français du gaz, insérés dans la même coterie, sont-ils les seuls gaziers du monde à être pro nucléaires !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;E.&lt;/strong&gt; : La période 1997-2002, avec la présence des Verts au gouvernement et l’exemple de la sortie allemande aurait pu constituer une deuxième chance. Pourquoi les résultats sont-ils si maigres ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;B.L.&lt;/strong&gt; : J’ai été conseiller technique au cabinet de Ministère de l’Environnement sur ces questions en 1998 et 1999. J’ai été alors surpris de constater qu’en vingt ans presque rien n’avait évolué : mêmes réseaux, mêmes arguments, mêmes comportements politiques des responsables socialistes. J’ai un respect énorme pour Dominique Voynet qui a su tenir bon face au lobby pro nucléaire et à un ministère de l’Industrie hyper pro nucléaire. Les Verts ont obtenu l’arrêt de Superphénix, nécessité économique à laquelle les responsables d’EDF s’étaient discrètement ralliés et geste politique équivalent à l’arrêt de Plogoff en 1981. A part ça, tenir bon, c’était une lutte quotidienne pour ne pas céder de terrain, pour contenir la marée face au bloc nucléaire, véritable Etat dans l’Etat. Ce combat quotidien est une guerre de position harassante et inintéressante, car la validité des arguments ne compte pas face à des gens qui n’hésitent pas à mentir et fonctionnent au pur rapport de force bureaucratique. Par exemple, il a fallu batailler pour obtenir de Matignon la commande d’un rapport avec des scénarios énergétiques à l’horizon 2050 (rapport Charpin-Dessus- Pellat), puis pour que les rédacteurs de ce rapport ne soient pas tous pro nucléaires, puis pour que les conclusions du rapport ne soient pas déformées par le ministère de l’Industrie. Paru en 2000, ce rapport montre que la filière "retraitement - recyclage" du combustible (MOX) coûtera, d’ici 2050, 40 milliards de francs pour une efficacité médiocre. Nous n’avions pas le rapport de force pour obtenir l’abandon de la filière MOX mais nous avons obtenu un rapport sérieux qui en montre le peu d’intérêt et infirme les affirmations précédentes du Ministère de l’Industrie et des nucléocrates. Par ailleurs, aidée par le fait qu’EDF n’a pas intérêt à ce projet (car elle a déjà beaucoup trop de centrales nucléaires et qu’un nouvel investissement ne serait absolument pas rentable), D. Voynet a pu bloquer le lancement de l’EPR (European Pressurized water Reactor, projet de réacteur nucléaire franco-allemand) en mettant sa démission en balance. Une menace que l’on ne peut malheureusement pas sortir tous les jours.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Post Scriptum :Entretien réalisé par Christophe Bonneuil et Marc Robert&lt;/strong&gt;&lt;a href="http://ecorev.org/spip.php?article88"&gt;http://ecorev.org/spip.php?article88&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-1105186293426679441?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/1105186293426679441/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=1105186293426679441' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/1105186293426679441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/1105186293426679441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2011/03/nucleaire-lexception-francaise.html' title='NUCLEAIRE : L&apos;EXCEPTION FRANCAISE ?'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh6.googleusercontent.com/-7onz8bgILcA/TX3fFBCUy_I/AAAAAAAAGm0/1dTZeGlx2O0/s72-c/nucl%25C3%25A9aire+imagesCAQ3N3RA.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-6102146057530710341</id><published>2011-02-23T09:16:00.000+01:00</published><updated>2011-02-23T09:16:11.700+01:00</updated><title type='text'>LA REVOLTE GRONDE AU MAGHREB ET AU MOYEN-ORIENT. LE POINT.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-gZZU8NaMm-M/TWTBaHdwHzI/AAAAAAAAGjk/5SIO14eFWDk/s1600/r%25C3%25A9volte+mahgreb+phpThumb_generated_thumbnailjpgCAQXKF4H.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="202" j6="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-gZZU8NaMm-M/TWTBaHdwHzI/AAAAAAAAGjk/5SIO14eFWDk/s320/r%25C3%25A9volte+mahgreb+phpThumb_generated_thumbnailjpgCAQXKF4H.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rédaction en ligne Le Soir. Mardi 22 février 2011, 21:28.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voici les derniers développements au Maghreb et au Moyen-Orient, où une vague de contestation sociale et politique sans précédent est réprimée, parfois dans le sang, par des régimes autoritaires. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;LIBYE&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mouammar Kadhafi a juré de rétablir l’ordre et brandi la menace d’une répression sanglante. Promettant de se battre « jusqu’à la dernière goutte » de son sang, il a appelé la police et l’armée à reprendre la situation en main et assuré que tout manifestant armé méritait la « peine de mort ». &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les violences meurtrières d’abord concentrées à Benghazi, deuxième ville du pays à 1.000 km à l’est de Tripoli, ont touché la capitale dimanche soir. D’après Human Rights Watch (HRW), la répression a fait depuis « au moins 62 » morts à Tripoli. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;YEMEN&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des heurts entre des milliers de manifestants et des partisans du régime munis de matraques et de poignards ont fait cinq blessés à Sanaa, alors que le pouvoir mobilisait ses troupes pour une manifestation d’envergure mercredi. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un millier de protestataires ont passé leur deuxième nuit consécutive sur une place attenant à l’Université de Sanaa. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;BAHREIN&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le centre de Manama a été le théâtre d’une manifestation massive pour exiger la chute du gouvernement, malgré des tentatives de conciliation du régime de ce petit Etat du Golfe dont le roi se rend mercredi chez son allié saoudien. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au soir de cette journée de mobilisation, qui s’est terminée sans incident, l’opposition, dominée par les chiites, a réitéré son exigence d’une monarchie constitutionnelle dans cet archipel où règne la lignée sunnite des Al-Khalifa. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;MAROC&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La police marocaine a dispersé avec fermeté lundi soir un petit groupe de manifestants qui voulait organiser un sit-in à Rabat. Une cinquantaine de personnes s’étaient rassemblées au lendemain de manifestations dans de nombreuses villes pour réclamer des réformes politiques. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’un des initiateurs de la manifestation du 20 février, Oussama Khlifi, a appelé à la tenue de sit-in quotidiens pour poursuivre la mobilisation. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;TUNISIE&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La Tunisie a officiellement réclamé lundi à l’Arabie saoudite l’extradition de Leïla Trabelsi, l’épouse du président déchu Ben Ali, et engagé la bataille de la dissolution du Rassemblement constitutionnel démocratique, RCD, le parti de l’ex-dirigeant. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les autorités ont annoncé l’arrestation de l’assassin présumé du prêtre polonais retrouvé égorgé vendredi près de Tunis, un menuisier tunisien qui travaillait dans l’école où le religieux a été découvert mort. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;EGYPTE&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’Egypte a remanié son gouvernement de transition, une douzaine de jours après la chute du président Hosni Moubarak, supprimant le controversé ministère de l’Information mais maintenant à leur poste les ministres de la Défense, des Affaires étrangères, de l’Intérieur et des Finances. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’armée égyptienne a renforcé sa présence à la frontière avec la Libye pour assurer le passage des ressortissants égyptiens fuyant le pays. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;IRAK&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Environ 4.000 personnes ont manifesté à Souleimaniyeh, au Kurdistan irakien, contre les deux partis traditionnels de cette région où trois jeunes ont été tués depuis jeudi, alors qu’au moins 27 autres, dont une majorité de policiers, ont été blessées dans des affrontements dans la ville voisine de Halabja. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;JORDANIE&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une vingtaine de partisans du régime ont tenté mardi de disperser un rassemblement de près de 200 jeunes qui réclamaient des réformes devant le siège de la présidence du conseil à Amman, selon un responsable du parti National Populaire, Fakher Da’ass. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(AFP) &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;&lt;a href="http://www.lesoir.be/actualite/monde/2011-02-22/la-revolte-gronde-au-maghreb-et-moyen-orient-le-point-823836.php"&gt;http://www.lesoir.be/actualite/monde/2011-02-22/la-revolte-gronde-au-maghreb-et-moyen-orient-le-point-823836.php&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-6102146057530710341?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/6102146057530710341/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=6102146057530710341' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6102146057530710341'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6102146057530710341'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2011/02/la-revolte-gronde-au-maghreb-et-au.html' title='LA REVOLTE GRONDE AU MAGHREB ET AU MOYEN-ORIENT. LE POINT.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-gZZU8NaMm-M/TWTBaHdwHzI/AAAAAAAAGjk/5SIO14eFWDk/s72-c/r%25C3%25A9volte+mahgreb+phpThumb_generated_thumbnailjpgCAQXKF4H.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-5783668151017502309</id><published>2010-12-17T10:02:00.001+01:00</published><updated>2010-12-17T10:04:20.252+01:00</updated><title type='text'>BELGIQUE. IL Y A 50 ANS. GREVE DE 60/61.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/TQsm8TkPIeI/AAAAAAAAGYk/oli1WzUOYuQ/s1600/greve+60+61.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="281" n4="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/TQsm8TkPIeI/AAAAAAAAGYk/oli1WzUOYuQ/s400/greve+60+61.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object height="385" width="480"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/enWxhlGjgww?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/enWxhlGjgww?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?option=com_sectionnav&amp;amp;view=article&amp;amp;Itemid=53&amp;amp;id=1881"&gt;&lt;span style="font-size: xx-small;"&gt;http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?option=com_sectionnav&amp;amp;view=article&amp;amp;Itemid=53&amp;amp;id=1881&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-5783668151017502309?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/5783668151017502309/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=5783668151017502309' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/5783668151017502309'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/5783668151017502309'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2010/12/belgique-il-y-50-ans-greve-de-6061.html' title='BELGIQUE. IL Y A 50 ANS. GREVE DE 60/61.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/TQsm8TkPIeI/AAAAAAAAGYk/oli1WzUOYuQ/s72-c/greve+60+61.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-9155922514445658328</id><published>2010-08-12T16:36:00.003+02:00</published><updated>2010-08-12T16:41:49.119+02:00</updated><title type='text'>CHÔMAGE DES JEUNES : LE RISQUE D'UNE GENERATION PERDUE.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/TGQH2JGR8EI/AAAAAAAAGJs/ew1G-Rw24-s/s1600/chomage+jeunes.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5504533271290179650" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/TGQH2JGR8EI/AAAAAAAAGJs/ew1G-Rw24-s/s400/chomage+jeunes.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Chômage des jeunes : le risque d'une "génération perdue"&lt;br /&gt;LEMONDE.FR avec AFP 12.08.10 07h41&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;"Les jeunes gens sont le moteur du développement économique", a estimé le directeur général du BIT, Juan Somavia, ajoutant que "renoncer à ce potentiel est un gâchis économique qui peut saper la stabilité de la société".&lt;br /&gt;152 MILLIONS DE JEUNES À MOINS DE 1 EURO PAR JOUR&lt;br /&gt;Le chômage des jeunes, qui a augmenté de 7,8 millions unités depuis 2007, risque de produire une "'génération perdue' de jeunes gens qui sont sortis du marché de l'emploi et qui ont perdu tout espoir d'obtenir un travail qui leur assure une vie décente", a prévenu le BIT. Ces jeunes "font toutes les démarches mais les portes se ferment devant eux", a ajouté Sarah Elder, co-auteur de l'étude et économiste au BIT.&lt;br /&gt;Dans les pays émergents, qui totalisent 90 % de la population de jeunes, ces derniers sont particulièrement affectés par cette situation qui se traduit souvent par une réduction des horaires de travail et des salaires pour ceux qui ont encore un emploi.&lt;br /&gt;En 2008, 152 millions de jeunes, soit 28 % de la population active de cette catégorie d'âge, ne sont pas parvenus à sortir de la pauvreté malgré leur travail et ont gagné moins de 1,25 dollar (moins de 1 euro) par jour, a souligné l'organisation.&lt;br /&gt;L'EUROPE CENTRALE TRÈS TOUCHÉE&lt;br /&gt;Environ 45 % de cette hausse du chômage touche la population de pays industrialisés, principalement en Europe centrale, de l'Est et du Sud (Estonie, Lettonie, Lituanie, Espagne). Aux Etats-Unis, le chômage des jeunes a augmenté de 8 points de pourcentage à 18 %.&lt;br /&gt;Pour lutter contre cette situation, le BIT a appelé les gouvernements à maintenir leurs programmes de soutien pour l'emploi des jeunes, malgré les coupes budgétaires annoncées ces derniers mois.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/08/12/chomage-des-jeunes-le-risque-d-une-generation-perdue_1398117_3224.html"&gt;http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/08/12/chomage-des-jeunes-le-risque-d-une-generation-perdue_1398117_3224.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-9155922514445658328?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/9155922514445658328/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=9155922514445658328' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/9155922514445658328'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/9155922514445658328'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2010/08/chomage-des-jeunes-le-risque-dune.html' title='CHÔMAGE DES JEUNES : LE RISQUE D&apos;UNE GENERATION PERDUE.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/TGQH2JGR8EI/AAAAAAAAGJs/ew1G-Rw24-s/s72-c/chomage+jeunes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-3128407844713653394</id><published>2010-05-01T09:09:00.005+02:00</published><updated>2010-05-02T11:00:02.784+02:00</updated><title type='text'>POUR LA RETRAITE A 60 ANS : APPEL DE 19 ORGANISATIONS.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/S9vUeayD-uI/AAAAAAAAF1M/asRNszP_0nU/s1600/retraite+%C3%A0+60+ans+1.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 152px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466196191794690786" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/S9vUeayD-uI/AAAAAAAAF1M/asRNszP_0nU/s400/retraite+%C3%A0+60+ans+1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Prière de relayer : &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;l'appel de 19 organisations pour une retraite à 60 ans.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ces organisations de jeunesse réclament "la validation des années d'études et de formation", des "périodes de stages" et des "périodes d'inactivité forcée" dans le calcul des annuités ouvrant droit à une retraite à taux plein.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Les jeunes s'invitent dans le débat sur les retraites&lt;br /&gt;LEMONDE.FR avec AFP 30.04.10 14h46 • Mis à jour le 01.05.10 08h17&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"Je veux dire aux jeunes de 20 ans que c’est justement pour eux que nous faisons cette réforme", a déclaré le ministre du travail Eric Woerth. "Une nouvelle fois, ce qui est mis en place au nom des jeunes se fait sans eux, et surtout contre eux", répondent dix-neuf organisations de jeunesse dans un appel intitulé La retraite, une affaire de jeunes rendu public vendredi 30 avril pour défendre la retraite à 60 ans et le système de retraites par répartition.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Les faits&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Cet appel est signé par des syndicats étudiants et lycéens comme l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), l'UNL, la FIDL (lycéens) SUD Etudiant, l'Union des étudiants communistes (UEC) mais aussi par des mouvements de jeunes comme Génération précaire, Attac Campus, la Jeunesse ouvrière chrétienne, la mutuelle LMDE, et plusieurs organisations politiques comme le Mouvement des Jeunes socialistes, le Mouvement des jeunes communistes français et Jeunes Verts. S'y sont également associés la CGT et la Syndicale unitaire (FSU).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il est de notre responsabilité d'intervenir aujourd'hui dans le débat qui vient de s'ouvrir sur l'avenir du système de retraite", alors que "le ministre du travail a engagé à marche forcée des discussions avec les partenaires sociaux", a déclaré Jean-Baptiste Prévost, le président de l'UNEF, lors d'une conférence de presse. Aussi ces organisations entendent-elles ne pas être les "grands oubliés d'un débat qui [les] concerne tous", souligne l'appel. "Jeunes, nous sommes attachés au droit à une retraite à 60 ans financée par répartition", ajoute le texte. "Nous dénonçons la double peine que nous imposerait un nouvel allongement de la durée de cotisation ou un recul de l'âge légal de départ en retraite", peut-on lire encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA PRISE EN COMPTE DES PERIODES DE STAGES DANS LE CALCUL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dix-neuf organisations exigent par ailleurs de prendre en compte "l'évolution de la société". A ce titre, elles réclament "la validation des années d'études et de formation", des "périodes de stages" et des "périodes d'inactivité forcée" dans le calcul des annuités ouvrant les droits à la retraite.&lt;br /&gt;Devant la presse, elles ont insisté sur la "nécessité" d'ouvrir un débat plus large sur les financements du système de retraite et réclamé une politique de lutte contre le chômage des jeunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'appel se veut un "point de départ d'une campagne de sensibilisation" des lycéens, étudiants, jeunes en insertion, alors que la question des retraites n'est pas forcément la première des préoccupations d'une jeunesse qui cherche un travail et un logement, a fait valoir l'UNEF.&lt;br /&gt;Plusieurs membres ont souligné le caractère "unitaire" et "inédit" de cet appel et l'ont comparé à la mobilisation qui s'était développée en 2006 contre le contrat de première embauche. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/30/les-mouvements-de-jeunes-s-invitent-dans-le-debat-sur-les-retraites_1345351_3224.html#ens_id=1305816"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/30/les-mouvements-de-jeunes-s-invitent-dans-le-debat-sur-les-retraites_1345351_3224.html#ens_id=1305816&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;UNEF Orléans : le blog&lt;br /&gt;Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /2010 09:02&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Réunies en collectif pour la défense des retraites, les organisations de jeunesse du Loiret appellent les jeunes à manifester le 1er mai!&lt;br /&gt;Alors que s'engagent les discussions sur la réforme des retraites, le gouvernement fait l'impasse sur les jeunes en refusant d'entendre les revendications des jeunes. En effet, si nous ne sommes pas immédiatement concernés par les retraites, ce sont pourtant les jeunes d'aujourd'hui qui cotiseront demain!Les organisations de jeunesse du Loiret se sont réunies autour d'un appel commun pour que la voix des jeunes soit entendue dans ce débat crucial pour notre société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que s'engage le débat sur la future réforme des retraites, les organisations de jeunesse appellent les jeunes à manifester leur attachement au système de retraite par répartition et à faire entendre leurs revendications.&lt;br /&gt;Alors que la nature du système de retraite qui se met en place aujourd'hui contribue à façonner la société de demain, les jeunes sont aujourd'hui exclus de ce débat de société majeur, qui les concerne. La réforme envisagée par le gouvernement se fait sans eux, et finalement contre eux. Jeunes en insertion, salariés ou étudiants, c'est sur les jeunes d'aujourd'hui que reposera le financement du système de retraite dans les année à venir, sans qu'aucune garantie de bénéficier à leur tour d'une retraite solidaire ne leur soit donnée.&lt;br /&gt;Nous réaffirmons que la retraite est aussi une affaire de jeunes et invitons tous les jeunes à se saisir de ce débat.&lt;br /&gt;le gouvernement a choisi comme seul angle de réforme l'allongement de la durée de cotisation qui nous privera un peu plus du droit à la retraite à 60 ans. En envisageant un nouvel allongement de la durée de cotisation et en ignorant les évolutions de la société (allongement de la durée d'études et de la période d'insertion professionnelle) le gouvernement envoie un message clair à la jeunesse: "la retraite ce n'est pas pour vous!" Ceux qui en ont les moyens doivent épargner dès maintenant... et tant pis pour les autres. Alors que notre pays n'a jamais été aussi riche, les jeunes refusent que le message adressé par la société à sa jeunesse soit de travailler plus longtemps pour toucher une retraite moins importante conduisant ainsi notre génération à vivre dans des conditions moins bonnes que celles de nos parents. L'allongement de la durée de vie ne saurait être synonyme de régression sociale pour notre génération.&lt;br /&gt;Nous revendiquons le maintien du système par répartition qui garantit à chacun la possibilité de partir à la retraite à 60 ans, à taux plein.&lt;br /&gt;Nous sommes conscients de la nécessité de trouver de nouveaux financements pour pérenniser et garantir à tous un niveai de retraite suffisant. Le financement des retraites est possible à condition d'en finir avec l'actuel partage des richesses, qui échappent aujourd'hui aux travailleurs. De plus, alors que la massification de l'accès aux formations, l'augmentation du chômage des jeunes ainsi que la généralisation de l'emploi précaire (stages, CDD, intérim) retardent l'insertion professionnelle de notre génération, le système de retraite doit tenir compte de ces évolutions.&lt;br /&gt;Nous revendiquons:&lt;br /&gt;de nouvelles ressources pour assurer le financement pérenne (élargissement des assiettes de cotisation, taxation des revenus financiers...)&lt;br /&gt;la prise en compte du temps de la formation dans le calcul des pensions (sans rachat) et le retour à la cotisation pour les apprentis&lt;br /&gt;la prise en compte des périodes de stage, CDD et interim&lt;br /&gt;l'égalité homme-femme&lt;br /&gt;Enfin l'emploi est au coeur du financement de notre système de retraite. or le marche de l'emploi est aujourd'hui sinistré et les jeunes en sont les premières victimes. Pour pérenniser le système de retraites il faut relancer l'emploi. Les jeunes revendiquent la résorption de la précarité par l'augmentation des emplois qualifiés et convenablement rémunérés pour les jeunes, ainsi que l'arrêt des suppressions de postes dans la fonction publique, qui représentent autant de débouchés en moins pour les jeunes.&lt;br /&gt;Nous appelons les jeunes à participer aux côtés des salariés à la manifestation du 1er mai: rendez vous à 10h30, place de la Loire!&lt;br /&gt;Signataires: UNEF Orléans, JOC Loiret, JC45, MJS Loiret, Alternative Libertaire, Sud Etudiant et collectif jeunes CGT.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://unef.orleans.over-blog.org/article-reunies-en-collectif-pour-la-defense-des-retraites-les-organisations-de-jeunesse-du-loiret-appellent-les-jeunes-a-manifester-le-1er-mai-49464012.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://unef.orleans.over-blog.org/article-reunies-en-collectif-pour-la-defense-des-retraites-les-organisations-de-jeunesse-du-loiret-appellent-les-jeunes-a-manifester-le-1er-mai-49464012.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-3128407844713653394?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/3128407844713653394/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=3128407844713653394' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/3128407844713653394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/3128407844713653394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2010/05/pour-la-retraite-60-ans-appel-de-19.html' title='POUR LA RETRAITE A 60 ANS : APPEL DE 19 ORGANISATIONS.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/S9vUeayD-uI/AAAAAAAAF1M/asRNszP_0nU/s72-c/retraite+%C3%A0+60+ans+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-3463711533863531793</id><published>2010-04-26T14:05:00.004+02:00</published><updated>2010-04-26T14:11:16.336+02:00</updated><title type='text'>LEUR ECOLOGIE ET LA NÔTRE. ANDRE GORZ.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/S9WCoElMUwI/AAAAAAAAF08/rH7HlgYKi68/s1600/gorz+un+penseur.gif"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 151px; FLOAT: left; HEIGHT: 250px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5464417347820081922" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/S9WCoElMUwI/AAAAAAAAF08/rH7HlgYKi68/s400/gorz+un+penseur.gif" /&gt;&lt;/a&gt; « Ne plus se hisser au-dessus des autres »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Leur écologie et la nôtre&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Visionnaire, le philosophe André Gorz avait prévu, dans ce texte paru en 1974, la récupération de l’écologie par l’industrie, les groupes financiers — en un mot, le capitalisme.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Par André Gorz&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evoquer l’écologie, c’est comme parler du suffrage universel et du repos du dimanche : dans un premier temps, tous les bourgeois et tous les partisans de l’ordre vous disent que vous voulez leur ruine, le triomphe de l’anarchie et de l’obscurantisme. Puis, dans un deuxième temps, quand la force des choses et la pression populaire deviennent irrésistibles, on vous accorde ce qu’on vous refusait hier et, fondamentalement, rien ne change.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prise en compte des exigences écologiques conserve beaucoup d’adversaires dans le patronat. Mais elle a déjà assez de partisans capitalistes pour que son acceptation par les puissances d’argent devienne une probabilité sérieuse. Alors mieux vaut, dès à présent, ne pas jouer à cache-cache : la lutte écologique n’est pas une fin en soi, c’est une étape. Elle peut créer des difficultés au capitalisme et l’obliger à changer ; mais quand, après avoir longtemps résisté par la force et la ruse, il cédera finalement parce que l’impasse écologique sera devenue inéluctable, il intégrera cette contrainte comme il a intégré toutes les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi il faut d’emblée poser la question franchement : que voulons-nous ? Un capitalisme qui s’accommode des contraintes écologiques ou une révolution économique, sociale et culturelle qui abolit les contraintes du capitalisme et, par là même, instaure un nouveau rapport des hommes à la collectivité, à leur environnement et à la nature ? Réforme ou révolution ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne répondez surtout pas que cette question est secondaire et que l’important, c’est de ne pas saloper la planète au point qu’elle devienne inhabitable. Car la survie non plus n’est pas une fin en soi : vaut-il la peine de survivre [comme se le demande Ivan Illich], dans « un monde transformé en hôpital planétaire, en école planétaire, en prison planétaire et où la tâche principale des ingénieurs de l’âme sera de fabriquer des hommes adaptés à cette condition » ? (...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il vaut mieux tenter de définir, dès le départ, pour quoi on lutte et pas seulement contre quoi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-3463711533863531793?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/3463711533863531793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=3463711533863531793' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/3463711533863531793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/3463711533863531793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2010/04/leur-ecologie-et-la-notre-andre-gorz.html' title='LEUR ECOLOGIE ET LA NÔTRE. ANDRE GORZ.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/S9WCoElMUwI/AAAAAAAAF08/rH7HlgYKi68/s72-c/gorz+un+penseur.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-6364868034791730273</id><published>2010-02-26T09:43:00.006+01:00</published><updated>2010-02-26T09:57:54.285+01:00</updated><title type='text'>FLORENCE AUBENAS. J'ESPERE QUE LES PRECAIRES SORTIRONT DE LEUR INVISIBILITE OU ILS SONT CANTONNES.</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/S4eKRd9aGJI/AAAAAAAAFwA/VlXbxb-pCpo/s1600-h/aubenas+florence.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5442470707405133970" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/S4eKRd9aGJI/AAAAAAAAFwA/VlXbxb-pCpo/s400/aubenas+florence.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;22/02/2010 à 11h50 (mise à jour à 12h47)&lt;br /&gt;«J'espère que les précaires sortiront de l'invisibilité où ils sont cantonnés»&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Florence Aubenas, le 22 octobre 2008 à Paris (AFP/Lionel Bonaventure)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La journaliste Florence Aubenas s'est installée pendant six mois à Caen, s'est glissant dans la peau d'une demandeuse d'emploi. Son livre «Le quai d'Ouistreham» (L'Olivier) raconte la précarité au quotidien. Elle a répondu à vos questions.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Catherine. Je viens de lire votre livre... il m'a beaucoup intéressé, ma question concerne les personnes que vous avez rencontrées pendant ces 6 mois, comment ont-elles réagi à la parution du livre ? Ferez-vous une signature à Caen ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Florence Aubenas.&lt;/strong&gt; Passée la surprise, la plupart de celles que j'ai côtoyées ont très bien compris ma démarche : elles ont réalisé que j'avais dissimulé mon identité, non par malveillance envers elles, mais pour raconter la France au quotidien, en temps de crise. Elles s'y sont reconnues, le patron de la boîte de nettoyage sur le ferry aussi d'ailleurs, il s'est même trouvé très «ressemblant». Je vais faire une signature à Caen, à Ouistreham aussi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Desirta. La lecture de votre livre retraçant des histoires somme toutes banales pour ceux qui ont encore un pied dans le monde du travail semble refléter la parfaite méconnaissance des «élites intellectuelles» à l'égard du quotidien des Français. Qu'en pensez-vous ?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je ne sais comment prendre le fait de me voir qualifiée «d'élite intellectuelle»: je suis sûre que ça va faire très plaisir à mon père, mais j'ai bien conscience que ce n'est pas vraiment un compliment dans votre bouche. Quant au fond de votre propos, je vous rassure: je n'habite pas la planète Mars, mais la France, j'ai des amis et des proches au chômage ou dans la précarité, bref je suis comme tout le monde. Mais je pense qu'on peut à la fois tout savoir et ne rien savoir. C'est un peu la même chose avec beaucoup de sujets de la vie quotidienne: on ne réalise vraiment qu'en y étant soi même confronté.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Jeanne. En allant travailler sur un ferry «incognito», n'avez-vous pas envisagé les conséquences de l'impact de votre récit vis-à-vis des autres travailleurs qui vont revendiquer de meilleures conditions de travail ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Quand on est journaliste, on espère toujours que ce qu'on écrit aura un «poids». J'ai toujours conçu mon travail comme un engagement, comme beaucoup de mes confrères. Bref, tout ça pour vous dire que si les choses pouvaient bouger dans cette zone de non-droit qu'est le travail précaire en France, j'aurai l'impression que le livre aura servi à quelque chose. J'espère au moins que les intérimaires, les CDD, les petits boulots sortiront de cette invisibilité où ils sont cantonnés pour entrer dans le débat social.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Budgetivore. 700 euros par mois. 350 euros pour la chambre. Pouviez-vous faire la cuisine dans la chambre ? Pouviez-vous faire la lessive dans la chambre ? Un plein d'essence pour le mois: 50 euros ou un abonnement twisto pour le bus: 30 euros euros. Reste à peu près 10 euros par jour pour vivre. Etes-vous retournée à Paris pendant ces 6 mois ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Vous avez raison: avec un budget de 700 euros par mois, on vit difficilement en France, d'autant que vous pouvez encore faire entrer dans votre addition le téléphone portable (vital en recherche d'emploi) et l'électricité. Dans ma chambre, je pouvais cuisiner, repasser, même si c'était exigu. Et pour en finir avec les calculs, le billet de train coûte à peu près 30 euros pour Paris. Maintenant, pour être honnête, je n'ai pas vécu exactement avec ce que je gagnais (je n'aurais pas pu m'acheter un pneu neuf, par exemple): il me semblait que la situation était de toute manière faussée par le fait que ma situation restait atypique (femme seule, sans enfant, sans connaissances dans une ville inconnue).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Gris. Est-ce que vous n'avez pas eu peur à un moment donner de perdre pied, l'envie d'abandonner votre projet vous-a-t-elle taraudé ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;A vrai dire, celles dont j'ai partagé le quotidien sont bien plus valeureuses que moi: je me serais sentie honteuse de renoncer alors qu'elles n'ont pas le choix. C'est leur vie que j'avais envie de raconter, pas la mienne. Je crois que les journalistes sont plus utiles quand ils rendent les autres visibles mais restent invisibles eux-mêmes dans leur travail.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lebretton. Votre initiative est remarquable, courageuse, à l’égale de la journaliste que vous êtes ; cependant cette démarche n'est pas inédite et originale, d’autres de vos confrères s’y sont essayés auparavant, mais après la parution du livre, que comptez-vous faire de cette médiatisation?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ma démarche n'a, en effet, rien de révolutionnaire: je ne suis pas la première, c'est vrai. Comment continuer ? Je pense que beaucoup de portes doivent être poussées: celle de pôle Emploi, par exemple, devenu un organisme de gestion des flux du chômage, davantage qu'une véritable aide sociale pour les demandeurs d'emploi. Mais je suis comme vous: on se pose tous aujourd'hui la question de savoir par où continuer. Vous me trouvez mauvaise stratège ? C'est encore vrai, j'avoue. Sans même parler de solutions, on est nombreux à creuser et c'est déjà quelque chose.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dodcoquelicot. Il n'empêche, et sans vouloir vous offenser, votre démarche, si louable soit-elle, ce n'est quand même pas la vraie vie, non ? Vous aviez un projet, un détachement, un peu comme les «saisonniers», que n'ont pas forcément les personnes qui n'ont pas le choix ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Non, ce n'est pas la vraie vie. Les perspectives sont très différentes si vous avez en poche un billet de train pour Paris et un contrat confortable dans la presse (même si j'étais en congé sans solde): les personnes avec lesquelles je travaillais n'avaient, elles, pas de «vie de rechange». Je ne considère pas que je suis devenue une précaire, avec l'incertitude pour horizon, par un coup de baguette magique: j'ai juste partagé leur quotidien quelques mois, ce n'est pas la même chose.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Tythan. Je voudrais savoir si vous avez rencontré des travailleurs précaires sans-papiers. Si oui, sont-ils nombreux? Quelle est l'attitude des autres vis-à-vis d'eux? Les autres (Français et étrangers régulièrement entrés sur le sol national) compatissent-ils à leur situation difficile ou bien au contraire considèrent-ils que les sans-papiers volent leur travail?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je vais vous surprendre: je n'ai rencontré aucun travailleur sans-papier là où j'ai travaillé. Caen est surtout une ville d'exode rurale, cette immigration de l'intérieur qui a culminé dans l'après-guerre, avec l'industrialisation de la région. Il y a même un terme qui désigne ces enfants des campagnes qui montaient en ville pour devenir ouvrier ou petite bonne : on disait les «déplacés». Cela dit, j'ai croisé quelques sans-papiers dans certains hôtels meublés. Ils travaillaient pour un repas chaud.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Geaz. Quel souvenir le plus fort gardez-vous de ces six mois dans la peau d'une autre ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je n'étais pas dans la peau d'une autre, mais dans la situation d'une autre. J'en garde pourtant des souvenirs forts (ce voisin qui répare ma voiture, refuse que je le remercie et m'offre même un café par-dessus le marché), des souvenirs cuisants (apprendre à s'écraser devant son patron), des souvenirs chaotiques (on vous demande à la fois de vous préparer à changer trois fois de carrière dans votre parcours professionnel et de garder un attachement à votre entreprise comme si vous alliez y passer votre vie). C'est surtout tous les petits héroismes quotidiens de mes collègues que je garderai en tête.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Asoraa. Avez-vous eu des retours de «responsables» politiques?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;J'ai reçu un message de Laurent Wauquiez sur mon portable, mais je n'ai pas répondu: je me suis dit que cela devait être une blague. Peut être quelqu'un en immersion dans la peau du secrétaire d'Etat au travail?Anthony Montréal. Avez-vous d'autres projets d'enquête en «immersion» ?Je n'en ai aucune. Cela dit, c'est ce que disait Gunther Wallraff après Tête de Turc dans les années 80. Or, dans quinze jours, il sort un nouveau bouquin sur 8 enquêtes dans l'Allemagne d'aujourd'hui, appelé «Infiltré» (j'ai hâte de le lire: c'était mon héros à l'école de journalisme). Alors je reste prudente. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Au revoir le net, merci et désolée de ne pas avoir pu répondre à tous. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ne vous en faites pas: je vais intriguer pour me faire ré-inviter.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/livres/1201251-dialoguez-avec-florence-aubenas"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.liberation.fr/livres/1201251-dialoguez-avec-florence-aubenas&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-6364868034791730273?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/6364868034791730273/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=6364868034791730273' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6364868034791730273'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6364868034791730273'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2010/02/florence-aubenas-jespere-que-les.html' title='FLORENCE AUBENAS. J&apos;ESPERE QUE LES PRECAIRES SORTIRONT DE LEUR INVISIBILITE OU ILS SONT CANTONNES.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/S4eKRd9aGJI/AAAAAAAAFwA/VlXbxb-pCpo/s72-c/aubenas+florence.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-6991860596241808423</id><published>2010-02-05T10:29:00.008+01:00</published><updated>2010-02-10T15:33:41.544+01:00</updated><title type='text'>LA CANDIDATE VOILEE DU NPA RELEVE DU RACOLAGE.</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/S2vmhtMkJ6I/AAAAAAAAFtY/zKqJtr9lqpg/s1600-h/M%C3%A9lenchon.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;DEBAT.....&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;1.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Marianne Jeudi 4 Février 2010 à 05:01&lt;br /&gt;Mélenchon: la candidate voilée du NPA relève du racolage&lt;br /&gt;Gérald Andrieu -&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;　&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Marianne2.fr : Peut-on, comme l’aurait affirmé Olivier Besancenot au Figaro, être « féministe, laïque et voilée » (1) ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jean-Luc Mélenchon&lt;/strong&gt; : Il y a une confusion des rôles. Le débat politique ne doit pas aller sur le terrain religieux. Quelqu’un qui participe à une élection doit représenter tout le monde et pas seulement ceux dont il partage les convictions religieuses. C’est une attitude immature et un peu racoleuse qui dit : « A moi les miens ».&lt;br /&gt;Pour en revenir à la phrase d’Olivier Besancenot, je crois qu’il y a mille manières d’être féministe, mais cette manière-là est un peu particulière et constitue une régression. Même dans les pays d’origine, cette pratique est combattue par les milieux progressistes. On ne peut pas se dire féministe en affichant un signe de soumission patriarcale.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La jeune femme en question, Ilham Moussaïd, explique que « dans l’atmosphère d’islamophobie » actuelle il est « important de s’unir pour une vraie gauche » et que « le sens de [sa] candidature est de donner une voix aux femmes et aux hommes issus des quartiers populaires » ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;C’est une erreur. Le mouvement ouvrier a toujours payé le passage à la religion et à l’ostentation. Ça empêche l’unité. Lors du Forum social qui s’est tenu en Inde, pour la première fois, il avait été question de laïcité. Il avait été évoqué le cas du syndicat des transports. Conducteurs et bagagistes ne parvenaient jamais à faire la grève ensemble parce que les conducteurs étaient brahmanes et les bagagistes des intouchables…&lt;br /&gt;En ce moment, on a le sentiment que les gens vont au-devant des stigmatisations : ils se stigmatisent eux-mêmes — car qu’est-ce que porter le voile, si ce n’est s’infliger un stigmate — et se plaignent ensuite de la stigmatisation dont ils se sentent victimes. Il faut penser à tous ces gens qui n’ont tout simplement aucune religion. Il y a quelque chose d’unilatéral dans le comportement des religieux.&lt;br /&gt;Et si cette jeune femme pense rassembler, elle se trompe : elle divise. Je lui demande de tirer les leçons de l’histoire de France. Non pas parce qu’il s’agit de l’histoire de France, mais parce que nous avons connu trois siècles de guerres de religions. Il ne faut pas être orgueilleux et elle doit apprendre qu’il faut se nourrir des luttes du passé.&lt;br /&gt;«Le NPA se saisit de tous les moyens pour se différencier de nous» &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Certains avanceront que sa religion est seulement plus visible, que des politiques se revendiquent ou se sont revendiqués comme catholiques et catholiques de gauche notamment ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, je me suis toujours refusé à dire si j’étais croyant ou si je ne l’étais pas. Parce que je ne trouve pas ça respectueux. Il ne faut pas se tromper : elle a le droit de pratiquer, mais pas dans la sphère politique. Là, on a le sentiment qu’elle le fait pour donner à voir. Ce n’est pas acceptable.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La direction du NPA dit se plier à une « décision locale » après « un débat sérieux et complexe ». Au PG, ça ne pourrait pas avoir lieu ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ils ont de la chance que ce ne soit pas un intégriste religieux qui ait été désigné ! Ou quelqu’un avec une cornette sur la tête ou qui veuille se promener tout nu ! Au PG, nous en discuterions directement avec l’intéressé. Nous réunirions les instances locales s’il le fallait et nous lui dirions : « C’est inacceptable. Ce n’est pas possible ».&lt;br /&gt;Si ça se trouve, cette jeune femme est une très bonne militante. Mais si elle a une conscience politique, c’est sur le terrain politique que ça doit se jouer, avec des arguments. La religion est du domaine de la vérité révélée. On ne peut pas débattre de ce qui relève de la vérité révélée.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Vous expliquiez que c’était une « attitude un peu racoleuse » ? Faut-il, selon vous, y voir un coup politique du NPA ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Ils se saisissent de tous les moyens pour creuser le fossé, pour se différencier de nous qui sommes d’une gauche laïque, d’une gauche qu’ils savent à cheval sur les principes. Mais ça n’est franchement pas une bonne idée. Tout ça est régressif et, à l’intérieur du NPA, il n’est pas sûr que les camarades marxistes révolutionnaires apprécient…&lt;br /&gt;(1) Olivier Besancenot estime, dans un communiqué&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.npa2009.org/node/16353"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;,&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; que « Le Figaro [lui] a fait tenir des propos caricaturés ».&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.marianne2.fr/Melenchon-la-candidate-voilee-du-NPA-releve-du-racolage_a184635.html"&gt;http://www.marianne2.fr/Melenchon-la-candidate-voilee-du-NPA-releve-du-racolage_a184635.html&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;2.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ilhem Moussaid, la jeune femme voilée qui ébranle l'identité du NPA&lt;br /&gt;LE MONDE 10.02.10 13h43&lt;br /&gt;Avignon, Envoyée spéciale&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ilhem Moussaid n'a que 21 ans. La jeune Avignonnaise voilée qui figure sur la liste du &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Nouveau Part&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;i anticapitaliste (NPA) pour les élections régionales en PACA semble pourtant avoir supporté avec un grand sang-froid la tempête médiatique suscitée par sa candidature. Dimanche 7 février, elle a tout de même douté, confiant dans un courrier interne adressé aux militants : "J'ai beaucoup de tristesse de voir huit ans de ma vie réduits à mon foulard, j'ai beaucoup de tristesse d'entendre que ma croyance personnelle est un danger pour les autres alors que je prône l'amitié, le respect, la tolérance, la solidarité et l'égalité pour tous les êtres humains." Son doute l'a même conduite à se demander si sa place pourrait durablement être au NPA.&lt;br /&gt;Evidemment, dans un parti très laïque et féministe, la candidature d'Ilhem n'allait pas de soi. "La réaction des féministes, c'est cela le plus dur, relève la jeune fille, qui a clairement pris position pour la contraception et le droit à l'avortement. J'ai beau dire et expliquer que je ne suis pas opprimée, et je pense que cela se voit, il reste une incompréhension."&lt;br /&gt;L'histoire commence lorsque l'ancienne Ligue communiste révolutionnaire (LCR), en voie de construire le NPA fin 2007-début 2008, accueille en son sein plusieurs membres d'une association de quartier d'Avignon, dont l'étudiante fait partie. L'Alliance de la jeunesse contre le racisme, l'exclusion et la violence (AJC-REV) dont l'acronyme laisse entendre une sympathique injonction qui fait sauter le pas à cette dizaine de jeunes, majoritairement musulmans. Car un parti, cela veut dire des moyens, une structure, un soutien. " La politique avait déserté le quartier, il ne restait plus que du sécuritaire. Avec une association on pouvait mettre des pansements par-ci par-là, c'est tout", témoigne &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Abdel Zahiri&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, 30 ans, toujours bénévole dans un club de foot. Ilhem, comme les autres, prodigue de l'aide aux devoirs. "A 10 ans, certains ne savent toujours pas lire, il y a quand même quelque chose qui cloche dans ce système, non ?", glisse-t-elle.&lt;br /&gt;Pourtant, avant l'exclusion scolaire ou sociale, ce sont les prises de position du NPA dans le conflit du Proche-Orient qui déclenchent chez &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ilhem Moussaid&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; l'envie de militantisme politique : défense de la Palestine et de Gaza contre Israël, Rwanda, Kosovo, elle est de toutes les manifestations. Nadia El Bouroumi, une avocate de 35 ans, amie de la famille Moussaid, rappelle aussi combien le contexte général a changé après le 11 septembre 2001. Le sentiment d'appartenance à la communauté musulmane se renforce devant ce qui est ressenti comme une montée de l'islamophobie.&lt;br /&gt;"Je vais très bien !"&lt;br /&gt;Jacques Hauyé, tête de liste NPA du Vaucluse, militant de longue date de la LCR, fait partie de ceux qui ont accueilli l'association des jeunes et Ilhem. Cet enseignant de 53 ans, professeur de physique, profondément laïque, a engagé un travail commun avec ces porteurs de traditions autres que la sienne. Les campagnes en faveur des Palestiniens ont scellé la confiance avec ces croyants musulmans.&lt;br /&gt;Et puis, personne ne s'étant précipité sur cette tâche ingrate, Ilhem a proposé d'être la trésorière départementale du NPA, fonction qu'elle assure depuis un an.&lt;br /&gt;Dès lors, et puisqu'il y avait accord sur les questions de fond - sauf sur ce "fichu foulard", comme disent certains militants -, pourquoi ne pas investir la jeune femme aux élections régionales ? En décembre 2009, elle s'était portée candidate : "C'est une décision difficile, qui nous a divisés. Chacun s'est déterminé en fonction de sa conscience, de son idéologie, de son histoire", raconte &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Jacques Hauyé&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;br /&gt;La candidature provoque un vif débat au sein de la section locale. Le mélange de l'ancienne LCR et du nouveau NPA reste d'huile et d'eau. Certains tentent de convaincre Ilhem de retirer son foulard, en vain. Le débat est tranché par un vote majoritaire en faveur de sa candidature. Une "minorité" décide alors de se retirer de la campagne : "Les convictions religieuses doivent demeurer dans la sphère privée, expliquent les minoritaires dans un communiqué. Même si des camarades ont une interprétation progressiste de leur foi, que nous saluons, il n'empêche que les systèmes religieux demeurent de terribles instruments d'oppression."&lt;br /&gt;"C'était pratiquement un acte d'expérimentation sociale, ajoute Jacques Hauyé. Et c'est aussi un moment particulier." La révélation, dans la presse, de la candidature d'Ilhem en plein débat sur l'identité nationale et la fin des travaux du Parlement sur la burqa, ont créé un mélange explosif.&lt;br /&gt;Mais si une majorité s'est finalement dégagée pour soutenir sa candidate voilée, c'est aussi pour qu'une nouvelle génération accède à des responsabilités. Une génération où le voile n'a plus le même sens qu'il y a dix ans. Comme le souligne Nadia El Bouroumi, conseillère municipale (PS) d'opposition à Avignon, "les musulmanes de ma génération essaient à tout prix d'être comme les autres. La génération d'Ilhem n'a pas de complexes". Elle la juge "militante, clairvoyante, cohérente".&lt;br /&gt;Pierre Godard, la tête de liste régionale, n'était pas si confiant voilà quelques jours. "Ilhem a bien tenu le choc jusque-là, mais ma grande trouille, c'est de la péter. Elle a été projetée dans un truc d'une violence inouïe", dit cet habitué des luttes syndicales.&lt;br /&gt;"Je vais très bien ! Je comprends qu'on veuille me protéger", sourit Ilhem. "Les valeurs que mes parents m'ont transmises, c'est l'égalité, la justice, la solidarité", explique la jeune femme, née au Maroc, dernière d'une famille de sept enfants. Exactement ce qu'elle prône dans la politique et dans la société. "La base de mes combats... c'est tout ce militantisme qui me construit", dit la candidate, qui conduit de front ses études de BTS de gestion et la campagne. Si ses mentors ont du souci à se faire, ce n'est pas pour elle.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Béatrice Gurrey&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du 11.02.10&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article/2010/02/10/ilhem-moussaid-la-jeune-femme-voilee-qui-ebranle-l-identite-du-npa_1303738_1293905.html#ens_id=1279139"&gt;http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article/2010/02/10/ilhem-moussaid-la-jeune-femme-voilee-qui-ebranle-l-identite-du-npa_1303738_1293905.html#ens_id=1279139&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-6991860596241808423?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/6991860596241808423/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=6991860596241808423' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6991860596241808423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6991860596241808423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2010/02/melanchon-la-candidate-voilee-du-npa.html' title='LA CANDIDATE VOILEE DU NPA RELEVE DU RACOLAGE.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-619863840602077050</id><published>2010-01-22T10:07:00.002+01:00</published><updated>2010-01-22T10:11:16.336+01:00</updated><title type='text'>FIN DE DROITS.</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/S1lrXVeCZJI/AAAAAAAAFss/k4p3dNf08HU/s1600-h/chomage1.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 238px; DISPLAY: block; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5429488874416137362" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/S1lrXVeCZJI/AAAAAAAAFss/k4p3dNf08HU/s400/chomage1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Edito du Monde&lt;br /&gt;Fin de droits&lt;br /&gt;LE MONDE  18.01.10  13h19 • Mis à jour le 18.01.10  13h19&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Quand la crise est arrivée, ces mesures destinées à favoriser une rotation plus rapide des salariés sur le marché de l'emploi se sont retournées contre les chômeurs. Les CDD, premiers à être licenciés, ne retrouvent plus d'emploi sur un marché du travail devenu atone. Ils sont les premiers aujourd'hui à épuiser leurs droits aux allocations, puisque ce sont eux qui ont travaillé le moins longtemps.&lt;br /&gt;Résultat : 1 million de chômeurs arriveront en fin de droits en 2010, dont 600 000 ne bénéficieront d'aucune aide sociale, en raison des nouvelles conditions d'attribution.&lt;br /&gt;Les syndicats considèrent cette situation comme une "bombe sociale", que l'opposition est prête à utiliser comme argument majeur à trois mois des régionales. Que va faire le gouvernement ? Pour l'instant, sa position officielle est de renvoyer la balle aux partenaires sociaux qui gèrent traditionnellement l'assurance-chômage au sein de l'Unedic. Mais, prolonger de trois mois l'indemnisation des chômeurs en fin de droits coûterait 1,3 milliard d'euros de plus à l'Unedic qui affiche déjà un déficit cumulé de 5,6 milliards d'euros fin 2009.&lt;br /&gt;Les syndicats préfèrent en appeler à la "solidarité nationale", c'est-à-dire aux caisses de l'Etat. Cette demande contredit la volonté du gouvernement de stopper la dérive des dépenses publiques. En même temps, l'Etat a consacré en 2009 près de 40 milliards d'euros au sauvetage des banques, au plan de relance, ainsi qu'à des subventions diverses et variées aux entreprises en difficulté, comme la prime à la casse pour l'automobile.&lt;br /&gt;Après avoir aidé les entreprises à passer le cap de la crise, il ne serait pas injuste d'aider les chômeurs à surmonter ses conséquences sociales.&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du 19.01.10&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/18/fin-de-droits_1293124_3232.html"&gt;http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/18/fin-de-droits_1293124_3232.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-619863840602077050?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/619863840602077050/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=619863840602077050' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/619863840602077050'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/619863840602077050'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2010/01/fin-de-droits.html' title='FIN DE DROITS.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/S1lrXVeCZJI/AAAAAAAAFss/k4p3dNf08HU/s72-c/chomage1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-6284844521316632566</id><published>2010-01-13T11:01:00.005+01:00</published><updated>2010-02-01T07:09:48.020+01:00</updated><title type='text'>DANIEL BEN SAÏD EST MORT.</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/S02aZ4G0PGI/AAAAAAAAFq0/IfthdTJ9sQM/s1600-h/ben+sa%C3%AFd.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5426162895399697506" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/S02aZ4G0PGI/AAAAAAAAFq0/IfthdTJ9sQM/s400/ben+sa%C3%AFd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;LIBERATION. Politiques 12/01/2010 à 14h19 (mise à jour à 20h57)&lt;br /&gt;Le théoricien de la LCR, Daniel Bensaïd, est mort&lt;br /&gt;LAURE EQUY &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le philosophe marxiste et théoricien de l’ancienne Ligue communiste révolutionnaire (LCR), grande sœur du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Daniel Bensaïd, est décédé ce matin à 63 ans. Il était gravement malade depuis plusieurs mois.&lt;br /&gt;Après avoir cofondé la JCR (Jeunesse Communiste Révolutionnaire) en 1966, puis compté comme l’un des principaux acteurs du mouvement de Mai 68, Daniel Bensaïd a participé à la création de la LCR, en avril 1969, dont il a longtemps été membre de la direction. En 2008 et 2009, il avait aussi contribué à la création du NPA, né en février dernier, dans la foulée de la dissolution politique de la Ligue.&lt;br /&gt;Philosophe, enseignant à l’Université de Paris VIII, il a publié de nombreux ouvrages de philosophie ou de débat politique, dont «Prenons parti pour un socialisme du XXIe siècle» (Editions Mille et une nuits, 2009), en collaboration avec Olivier Besancenot. Animateur des revues Critique Communiste et ContreTemps,«il a participé activement à la création de la Fondation Louise Michel et mené sans concession le combat des idées, inspiré par la défense d’un marxisme ouvert, non dogmatique», rappelle le NPA, dans son communiqué.&lt;br /&gt;«Un révolutionnaire d’actualité»&lt;br /&gt;«C’est une très grande perte», vient de réagir, «avec beaucoup de tristesse», Alain Krivine, cofondateur de la LCR auprès de Libération.fr. «Il appartenait à toute une génération militante qui avait fait ses preuves en 1968. Il n’a pas, lui, abandonné le drapeau de la révolte et de la résistance, il incarnait la continuité du combat révolutionnaire», décrit-il, à propos de celui qui conjuguait à la fois «théorie marxiste, sans en faire un dogme sectaire», et «militantisme de terrain». «Un révolutionnaire d’actualité», ajoute Krivine, soulignant son enthousiasme lors de la mise sur pied du NPA: «c’était la culture, la joie de vivre, la convivialité.»&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101613356-le-theoricien-de-la-lcr-daniel-bensaid-est-mort"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.liberation.fr/politiques/0101613356-le-theoricien-de-la-lcr-daniel-bensaid-est-mort&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/comment/reply/2767//lcomment-form"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;NOUVEL OBSERVATEUR. Site littéraire. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La mort de Daniël BEN SAÏD.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un entretien avec le philosophe sur «le malaise Sarkozy»&lt;br /&gt;Le philosophe et fondateur de la LCR Daniel Bensaïd est mort ce mardi 12 janvier, à l'âge de 63 ans. Il avait publié début 2008 un «Eloge de la politique profane» (Albin Michel), qui analysait l’activisme présidentiel au temps du despotisme économique et de la crise du politique. A cette occasion, l'auteur de «Marx l'intempestif» avait accordé un grand entretien au «Nouvel Observateur». &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Le voici&lt;br /&gt;©©©&lt;br /&gt;(c)Emmanuel Bovet&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;(extrait : voir lien N.O. pour version intégrale).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Le Nouvel Observateur. – Dans votre nouveau livre, vous faites l’éloge de la lenteur face à «la fièvre du zapping» et «l’inconstance kaléidoscopique des appartenances». Avec Sarkozy, cet effet de sidération médiatique atteint-il un point de non-retour?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Daniel Bensaïd.&lt;/strong&gt; – Cette hystérisation de l’époque, dont participe la frénésie présidentielle, pose un sérieux problème de démocratie. Le temps de l’information, de la délibération contradictoire, de la décision mûrie est lent. Or la politique, soumise à une exigence de réponse réflexe, en appelle de plus en plus à l’émotion instantanée au détriment de la raison et de la réflexion. Après que la nouvelle doctrine du Pentagone a officialisé la «guerre préventive», on discute ainsi officiellement aux Etats-Unis de légitimer la torture préventive, et en France d’instaurer, avec le projet de loi Dati, une détention préventive illimitée. Cet emballement de surface est déterminé en sous-main par la ronde endiablée des marchandises et par la rotation accélérée du capital. Dans la lutte asymétrique contre son despotisme économique, une certaine lenteur est nécessaire à la démocratie politique.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;N. O. – En quoi les conditions de l’action politique changent-elles sous l’effet de la mondialisation libérale?&lt;br /&gt;D. Bensaïd.&lt;/strong&gt; – On assiste à une modification brutale des conditions de l’action politique, temporelles et spatiales, qui ont prévalu depuis les grandes révolutions du XVIIe et du XVIIIe siècles. Les notions de souveraineté, de peuple, de nation, de territoire sont bousculées sans être pour autant remplacées. La guerre globale, sans limites dans le temps et dans l’espace, décrétée par Bush au lendemain du 11-Septembre, remet en cause le droit international en vigueur. Nous sommes donc engagés dans une grande transition, entre déjà-plus et pas-encore, marquée par une confusion permanente de la norme et de l’exception, dont la guerre globale est la manifestation extrême. Nous agissons toujours dans une pluralité d’espaces (économique, juridique, écologique, culturel). Depuis trois siècles, l’espace national était devenu politiquement dominant. Les rapports de force sociaux et les droits correspondants se nouaient à ce niveau. Nous sommes obligés d’agir aujourd’hui dans une échelle mobile d’espaces étroitement imbriqués. Il est possible de s’appuyer sur les rapports de force nationaux pour faire échec au traité constitutionnel européen de démolition sociale, mais on ne peut répondre aux grands défis (en matière d’emploi, de protection sociale, de fiscalité) qu’au niveau européen, voire au niveau mondial, sur les grandes questions de l’écologie, des migrations ou de la mobilisation anti-guerre.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;N. O. – Vous faites le constat d’une crise profonde de la politique et que «sans partis, il n’y a pas de politique». A quelle condition la politique pourrait-elle «reprendre comme le feu sous la cendre»?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D. Bensaïd.&lt;/strong&gt; – Le malaise dans la politique a plusieurs raisons. La première est la privatisation généralisée (non seulement des entreprises, mais des services, du droit, de la monnaie, des savoirs, du vivant, de la violence même), qui asphyxie l’espace public et le vide de tout enjeu. Viennent ensuite la professionnalisation de la politique, la personnalisation dépolitisante, la confiscation oligarchique de la représentation par le biais de systèmes électoraux plébiscitaires, le dénigrement des engagements militants au profit d’une démocratie passive d’opinion. On constate pourtant un important besoin de politique.&lt;br /&gt;Je développe dans ce livre l’idée que l’apparition du mouvement altermondialiste s’est accompagnée d’une illusion d’autosuffisance des mouvements sociaux et d’un rejet méfiant de la politique. C’est un moment de fermentation utopique comparable à celui que l’on connut sous la Restauration. Mais les victoires électorales de la gauche dans plusieurs pays latino-américains, l’expérience répétée de luttes sociales sans victoires significatives en Europe remettent à l’ordre du jour la spécificité de la lutte politique et la question cruciale du pouvoir. Les partis politiques ont mauvaise presse parce qu’on y voit (non sans raison, au vu des expériences passées) les risques d’embrigadement disciplinaire. Quels que soient les noms qu’on leur donne (parti, mouvement, ligue), ce sont pourtant des facteurs de vie démocratique, d’action collective et d’autonomie plus que jamais nécessaires face à des puissances économiques et médiatiques colossales.&lt;br /&gt;Dans sa campagne, Sarkozy a eu l’habileté de répondre à la demande de politique à contre-courant du fatalisme économique affiché par les gouvernements passés, de droite comme de gauche. Ce n’était qu’un simulacre de volonté. Il est en réalité plus dépendant que quiconque avant lui des mandataires du Medef et du lobby militaro-médiatique. Il vient d’ailleurs d’avouer à son tour son impuissance sur la question du pouvoir d’achat au nom de la non-ingérence de l’Etat dans les lois despotiques du marché.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;N. O. – Quels remèdes préconisez-vous pour la social-démocratie? Que faire face à Sarkozy?&lt;br /&gt;D. Bensaïd.&lt;/strong&gt; – Je n’ai pas la vocation de soigneur d’une social-démocratie malade d’elle-même. Elle suit en France, avec retard, l’évolution de la social-démocratie européenne vers le New Labour de Tony Blair, le «nouveau centre» de Gerhard Schröder, le nouveau Parti démocrate de Walter Veltroni. Cette conversion au libéralisme n’est guère réversible. Il faudrait pour cela une inversion à 180 degrés de la politique suivie depuis un quart de siècle, sur la construction européenne notamment. On s’est indigné des débauchages et des trahisons. Strauss-Kahn, Kouchner, Besson ne sont pas devenus sarko-compatibles en un soir d’élection. Ils l’étaient avant. D’autres suivront – ou en meurent d’envie. Les appareils dirigeants de la social-démocratie sont désormais organiquement liés aux intérêts privés de l’entreprise et de la finance.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/20100113/2767/la-mort-de-daniel-bensaid"&gt;&lt;strong&gt;http://bibliobs.nouvelobs.com/20100113/2767/la-mort-de-daniel-bensaid&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;　&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-6284844521316632566?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/6284844521316632566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=6284844521316632566' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6284844521316632566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6284844521316632566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2010/01/liberation.html' title='DANIEL BEN SAÏD EST MORT.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/S02aZ4G0PGI/AAAAAAAAFq0/IfthdTJ9sQM/s72-c/ben+sa%C3%AFd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-1305746983262777193</id><published>2009-12-10T08:57:00.004+01:00</published><updated>2009-12-10T09:05:08.863+01:00</updated><title type='text'>MOINS DE BEBES POUR SAUVER LA PLANETE ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SyCqtAJT8rI/AAAAAAAAFp0/YjF33vyZg5s/s1600-h/plan%C3%A8te.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 302px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413514442209227442" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SyCqtAJT8rI/AAAAAAAAFp0/YjF33vyZg5s/s400/plan%C3%A8te.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nº2352&lt;br /&gt;SEMAINE DU JEUDI 03 Décembre 2009&lt;br /&gt;À la Une &lt; Le Nouvel Observateur &lt; Moins de bébés pour sauver la planète ?&lt;br /&gt;La démographie à la rescousse&lt;br /&gt;Moins de bébés pour sauver la planète ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Une chute inespérée de la natalité apporte une bouffée d'oxygène. Mais pour ne pas dépasser les 9 milliards d'humains en 2050, il faut élargir l'accès à la contraception.&lt;br /&gt;Pour moins polluer, le plus simple, c'est évidemment d'être moins nombreux. Cela tombe sous le sens, non ? Au point que certains puristes de l'écologie estiment aujourd'hui qu'il ne serait plus moral - surtout dans nos pays riches et grands consommateurs de carbone - de continuer à faire des bébés. Sont récemment parus quelques livres aux titres affriolants comme «Faire des enfants tue» ou encore «No kid», de l'iconoclaste psychanalyste Corinne Maier. Alors surpeuplée, la planète bleue ? «C'est une notion très relative. Malthus, quand il a commencé à prôner le contrôle des naissances, pensait déjà que l'Europe était surpeuplée au regard des possibilités techniques de l'époque. Il n'avait pas imaginé les progrès de l'agriculture, explique Henri Leridon, démographe, titulaire de la chaire de développement durable au Collège de France. Mais, paradoxalement, il est aujourd'hui rattrapé par l'histoire. Les rendements agricoles ne peuvent plus guère progresser, alors que les besoins alimentaires vont exploser dans les années qui viennent.» Les experts bataillent quant au nombre d'humains que la planète pourrait supporter sans périr, 10 ou 11 milliards ? Mais quelles que soient nos options énergétiques et nos choix de modes de vie, la démographie reste, par la force des choses, un chiffre clé de l'épineuse équation environnementale.&lt;br /&gt;Pour autant, la question des naissances et de leur contrôle ne s'aborde pas aisément. «Tout ça reste un peu tabou à cause des stérilisations forcées menées notamment par l'Inde dans les années 1970 ou encore de la politique de l'enfant unique en Chine», explique un expert. Sans parler des affrontements ô combien brûlants sur l'interruption volontaire de grossesse qui empoisonnent le débat...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Natalité : la divine surprise&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;A première vue, les dernières nouvelles du front sont plutôt bonnes. Les Nations unies tablent désormais sur une humanité à 9 milliards d'habitants en 2050, quand voici quelques années on en prévoyait 15. On respire un peu mieux... Pourquoi cette baisse inespérée ? Parce que les progrès économiques ont des vertus bénéfiques «collatérales» auxquels on n'avait pas forcément pensé. Quand moins d'enfants meurent en bas âge, quand les populations sont mieux éduquées, mieux soignées, le nombre des&amp;lt; naissances s'effondre de façon vertigineuse. «Ce qui a pris un siècle et demi à la Grande-Bretagne vient de s'accomplir dans de nombreux pays en quelques décennies», explique Henri Leridon. La Corée du Sud, le Brésil, l'Iran ou encore la Tunisie ont ainsi vu leur taux de natalité fondre à une vitesse que personne n'avait imaginée. Par exemple, au Bangladesh, en vingt ans, le nombre d'enfants par femme est passé de 6 à 3. Au point que, d'ici à 2020, la moitié des pays dans le monde devraient passer sous la barre des 2 enfants par femme, nécessaires au renouvellement de la population !&lt;br /&gt;Un bouleversement à l'échelle de la planète dont nous sommes loin de mesurer encore toutes les conséquences. L'hebdomadaire britannique «The Economist» vient de lui consacrer sa une, analysant ses multiples conséquences politiques et sociales, des violentes manifestations de la jeunesse iranienne aux résultats des élections en Indonésie et en Inde grâce à l'émergence d'une classe moyenne ainsi rendue possible. Car la baisse de la natalité est un cercle vertueux : «Nous avons mené des études notamment en Thaïlande, où la chute de la natalité a été très forte. Lorsque les familles ont moins d'enfants, elles les éduquent dans de meilleures conditions. Ils vont plus longtemps à l'école, y réussissent mieux et ont plus de chances de trouver plus tard un emploi», explique Malcolm Potts, médecin et chercheur américain. Et quand les femmes ont moins d'enfants, elles peuvent aussi continuer à travailler, améliorant le niveau de vie de leur famille et ses chances de progrès social.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Les Iraniens plus progressistes que les Américains...&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Mais une nouvelle thèse émerge aujourd'hui. Moins que le développement économique en soi, comme l'ont souvent soutenu les économistes libéraux, c'est surtout l'accès à la contraception qui se révèle le plus efficace pour contenir la démographie. «Le Ban gladesh en est l'une des meilleures illustrations. Dans ce pays resté très pauvre, où les femmes sont analphabètes à plus de 70%, si le nombre d'enfants par famille a si fortement diminué, c'est bien grâce aux politiques de planning familial», explique Malcolm Potts. Début 2009, ce chercheur a mis sur pied à l'université de Berkeley le premier forum international transdisciplinaire autour de la démographie : «Le monde en 2050». Un colloque réunissant plus d'une cinquantaine d'experts du monde entier, dont les actes viennent d'être publiés par le Royal College de Londres. Et tous s'accordent sur ce point : le plus urgent et le plus crucial aujourd'hui est de soutenir massivement les politiques de planning familial à travers le monde. «Il ne s'agit pas d'obliger qui que ce soit à quoi que ce soit. Quand les femmes ont le choix, elles préfèrent avoir moins d'enfants tout simplement. Or à l'échelle planétaire, le poids des naissances non désirées est considérable», explique-t-il. Selon les estimations des Nations unies, 200 millions chaque année. «Quelle que soit leur croyance religieuse, leur niveau d'éducation, les femmes préfèrent restreindre le nombre des naissances», assure également Yves Bergevin, coordinateur à la FNUAP, le Fonds de l'ONU pour la population.&lt;br /&gt;Les plus progressistes en la matière n'étant pas ceux qu'on croit. «Les pays musulmans mettent plus facilement en place le contrôle des naissances parce que le Coran est assez pragmatique et tolérant sur ces questions. A l'inverse, les femmes ont très peu accès à la contraception et à l'IVG aux Etats-Unis, explique Malcolm Potts. Il faut maintenant agir dans les pays encore très féconds, en Afrique de l'Ouest notamment, faute de quoi nous serons en fait 11 milliards et non 9 !», lance Yves Bergevin. En effet, les projections actuelles de l'ONU ne seront tenues que si la baisse de la natalité se poursuit au même rythme. Or, dans de nombreux pays, les familles ont aujourd'hui 4 enfants et plus en moyenne. Ce n'est donc pas encore gagné. D'autant que, sous l'impulsion de l'administration Bush, très hostile au planning familial, les contributions des pays riches pour aider les Etats en développement dans ce domaine sont en berne depuis plusieurs années. Yves Bergerin explique qu'à l'équation Nord-Sud s'ajoutent les inégalités entre les sexes. «Chaque année, 2 millions et demi de femmes et de très jeunes enfants meurent par manque de soins médicaux à la naissance. S'il s'agissait d'hommes, croyez-moi, on aurait réglé le problème depuis longtemps !», s'indigne-t-il. Et de conclure : «Chaque dollar investi pour la planification familiale et l'éducation des filles réduit les émissions de gaz à effet de serre au moins autant qu'un dollar investi dans les énergies renouvelables !» Quand on vous dit que les femmes sont l'avenir du climat...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Véronique Radier&lt;br /&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2352/articles/a414201-.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2352/articles/a414201-.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-1305746983262777193?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/1305746983262777193/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=1305746983262777193' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/1305746983262777193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/1305746983262777193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/12/moins-de-bebes-pour-sauver-la-planete.html' title='MOINS DE BEBES POUR SAUVER LA PLANETE ?'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SyCqtAJT8rI/AAAAAAAAFp0/YjF33vyZg5s/s72-c/plan%C3%A8te.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-8879027209631504449</id><published>2009-11-13T09:51:00.002+01:00</published><updated>2009-11-13T09:58:58.769+01:00</updated><title type='text'>ELLES SE DETACHENT DE LEUR CORPS.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sv0eMZx9w9I/AAAAAAAAFnk/5ij9MauZnLo/s1600-h/prostitute070409_4_560.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 268px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5403508326342181842" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sv0eMZx9w9I/AAAAAAAAFnk/5ij9MauZnLo/s400/prostitute070409_4_560.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Nº2349 SEMAINE DU JEUDI 12 Novembre 2009&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.nouvelobs.com/"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;À la Une&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; &lt;&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Judith Trinquart, médecin de santé publique, a étudié les conséquences de rapports sexuels répétés non désirés chez les prostituées.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Nouvel Observateur .&lt;/strong&gt; - Comment les victimes d'actes sexuels répétés non désirés parviennent à tenir ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Judith Trinquart.&lt;/strong&gt; Elles s'érigent une sorte de défense psychique, ce que j'ai appelé la décorporalisation ou un désinvestissement corporel, la perte de propriété de son propre corps. C'est le même mécanisme dans le viol, la pédophilie ou l'inceste. Pendant l'acte sexuel, les personnes se détachent de leur corps pour ne plus en ressentir le vécu. Elles préfèrent ne plus être là psychiquement. De nombreux témoignages de prostituées rapportent : «Ce n'était pas moi, je n'étais pas là, j'étais ailleurs» C'est vraiment un vécu dissociatif. Et ce n'est pas somatique, d'ordre neurologique, mais bien d'origine psychologique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;N. 0.&lt;/strong&gt; - Cela explique-t-il leur mauvais état de santé ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;J. Trinquart.&lt;/strong&gt; - Ce qui au départ est un mécanisme de protection va finalement avoir des effets très négatifs sur leur santé. Car leur seuil de tolérance à la douleur devient bien supérieur au nôtre. Elles n'ont plus de signaux d'alerte et ne sauront pas quand se faire soigner. Voilà pourquoi, malgré les missions spécifiques et un accès convenable à la santé, elles ne se soignent pas. Leur corps ne leur appartient plus, il est devenu une chose qu'elles négligent. Exemples : elles se font tabasser dans la journée par un client, mais sans en percevoir ni les coups ni la douleur; elles peuvent également contracter une tuberculose, tousser comme des malheureuses pendant huit mois, et arriver à l'hôpital en phase terminale.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;N. 0.&lt;/strong&gt; - Peut-on parler d'auto destruction ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;J. Trinquart.&lt;/strong&gt; - Non, ce n'est pas une volonté consciente d'autodestruction, c'est un mécanisme involontaire d'autonégligence. L'anesthésie est là, elles ne s'en rendent plus compte. Le corps n'est plus qu'un instrument, un objet de dégoût. Et elles perdent la notion de le protéger. Certaines n'arrivent pas à s'anesthésier seules suffisamment vite, alors elles vont sombrer dans l'alcoolisme et les drogues pour pouvoir supporter les passes.&lt;br /&gt;Cécile Bontron. Le Nouvel Observateur.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2349/dossier/a412582-«elles_se_détachent_de_leur_corps».html"&gt;http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2349/dossier/a412582-«elles_se_détachent_de_leur_corps».html&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-8879027209631504449?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/8879027209631504449/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=8879027209631504449' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/8879027209631504449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/8879027209631504449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/11/elles-se-detachent-de-leur-corps.html' title='ELLES SE DETACHENT DE LEUR CORPS.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sv0eMZx9w9I/AAAAAAAAFnk/5ij9MauZnLo/s72-c/prostitute070409_4_560.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-881767127156576604</id><published>2009-10-24T10:08:00.003+02:00</published><updated>2009-10-24T10:18:52.387+02:00</updated><title type='text'>VICTOIRE DE LA DROITE.</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SuK3onK2sQI/AAAAAAAAFmI/KOlm34q1ufc/s1600-h/eribon.bmp"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 265px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396077211880435970" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SuK3onK2sQI/AAAAAAAAFmI/KOlm34q1ufc/s400/eribon.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Repris du site personnel de Didier Eribon.Lire la suite de l'analyse sur :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href="http://didiereribon.blogspot.com/search/label/Textes%20sur%20la%20gauche"&gt;&lt;strong&gt;http://didiereribon.blogspot.com/search/label/Textes%20sur%20la%20gauche&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tout d’abord, on a beaucoup dit que la droite avait gagné parce qu’elle avait conquis l’hégémonie idéologique, et l’on fait alors presque toujours une référence vague et imprécise à Gramsci (suivant en cela Sarkozy lui-même). Mais une fois que l’on a dit « hégémonie idéologique », on n’a pas dit grand-chose. La pensée de Gramsci était tout de même un peu plus sophistiquée sur ce point et il nous faut, par exemple, analyser de manière détaillée et précise quels éléments de discours ont été mis ensemble par la droite actuelle pour former cette nouvelle configuration discursive et idéologique - appelons-la par commodité le sarkozysme - qui, comme le thatchérisme il y a 30 ans en Grande-Bretagne, a réussi à s’imposer dans de larges pans des classes populaires. Il nous faut surtout nous interroger sur cette étrange alliance de classes (je sais bien que le mot « classes » n’a plus cours au Parti socialiste, mais pourtant, même si les dirigeants socialistes ne les voient plus, elles n’en continuent pas moins d’exister dans la réalité, sous des formes qui à la fois perdurent et changent… ), sur cette alliance de classes, donc, ou plus exactement sur ce « bloc historique », pour reprendre ici encore le vocabulaire de Gramsci, et sur les conditions historiques et les modalités concrètes de sa mise en place, dans lequel se sont rejointes la haute bourgeoisie d’affaires avec laquelle Sarkozy affiche chaque jour sa proximité fondamentale et certaines des couches populaires les plus précarisées ou les plus désespérées dont une partie donnait auparavant ses suffrages au Front national. Le Parti socialiste porte une lourde responsabilité dans la possibilité et la facilité même qu’a eue la droite de fabriquer un nouveau discours dominant qui a reçu l’assentiment des classes populaires, puisqu’il a participé et collaboré à l’installation de ces nouvelles thématiques (rappelons-nous comment ceux qui ont essayé, au cours des 20 dernières années, de maintenir vivante une pensée de gauche - je pense notamment à Pierre Bourdieu - ont été littéralement insultés par les responsables du PS, toutes tendances confondues, tout comme l’ont été les mouvements sociaux, quand ils n’ont pas été tout simplement matraqués : comités de chômeurs réprimés par le gouvernement Jospin, manifestations d’enseignants diffamées par son ministre de l’Education, mobilisations pour la reconnaissance de l’homoparentalité - et donc des personnes qui vivent ces situations - injuriées par nombre de hiérarques de la gauche officielle, à commencer par Madame Royal, qui y voyait une « provocation contre les valeurs religieuses et familiales de la France » et qui stigmatisait le mouvement gay et lesbien comme porteur d’un « communautarisme » (mot qui a pour principale fonction de stigmatiser toute affirmation minoritaire) homosexuel qu’elle comparait à celui des riches incarné par le Medef… Croyez-moi : je n’invente rien, je me contente de citer ses déclarations !).La droite a gagné la bataille des idées parce que le PS l’a aidé dans cette tâche, en travaillant depuis tant d’années à défaire et discréditer tout ce qui peut constituer un regard de gauche sur le monde social. J’ai analysé ces évolutions historiques et idéologiques dans mon livre, D'une révolution conservatrice et de ses effets sur la gauche française, publié avant la campagne électorale. Mais la campagne électorale socialiste en a confirmé les analyses - et les craintes - jusqu’à la caricature, puisqu’elle a consisté à poser des problèmes de droite et à les poser d’une manière de droite (la valeur-travail, la valeur-famille, la valeur-nation et la valeur-drapeau, sans oublier l’autorité, l’ordre et l’entreprise… et tous ces thèmes inlassablement liés les uns aux autres, tissés dans une même trame, ce qui renforçait encore le caractère réactionnaire de chacun d’eux). Je vous laisse le soin d’imaginer ce qu’aurait pu être, à l’inverse, une campagne construite autour de thèmes de gauche et d’une manière de gauche de poser des questions. Il va de soi que, dès lors que l’on a cédé sur l’essentiel, à savoir sur les questions dignes d’être soulevées et sur la manière de les soulever, une fois que l’on a délibérément choisi de s’inscrire dans le cadre des problématiques qui sont celles de la droite, que l’on s’est déplacé pour se situer sur le terrain de celle-ci, ensuite les réponses peuvent bien différer (on peut ajouter un peu de compassionnel et quelques larmes), non seulement ce sont les réponses de la droite qui ont toutes les chances de l’emporter, mais aussi et surtout c’est une perception de droite du monde social qui a d’ores et déjà gagné : ce sont les thématiques de droite, la pensée et l’impensé de la droite, les obsessions de la droite qui ont été acceptés comme délimitant le champ des questions évidentes et nécessairement partagées. C’est bien cela l’hégémonie idéologique, n’est-ce pas ? Et l’on sait que les manières de percevoir le monde et de le décrire - ce qui se présente comme des « constats » - sont aussi des manières de le construire et de le faire être ce qu’il est.Il est donc paradoxal, soit dit entre parenthèses, de dénoncer comme des traîtres les personnalités du PS ralliées à Sarkozy, puisque cela revient à essayer de faire croire qu’il existerait une frontière qu’ils n’auraient pas dû franchir, alors que ceux qui ont trahi et ceux qui les dénoncent aujourd’hui ont travaillé ensemble à effacer cette frontière. Ce ne sont pas - ou pas seulement - des parcours individuels déplorables, c’est plutôt l’aboutissement d’une logique politique collective, bien plus déplorable, bien plus grave, parce que plus profonde et plus durable.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-881767127156576604?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/881767127156576604/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=881767127156576604' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/881767127156576604'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/881767127156576604'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/10/victoire-de-la-droite.html' title='VICTOIRE DE LA DROITE.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SuK3onK2sQI/AAAAAAAAFmI/KOlm34q1ufc/s72-c/eribon.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-9039340667468976994</id><published>2009-10-24T09:41:00.006+02:00</published><updated>2009-10-24T09:53:44.551+02:00</updated><title type='text'>INTERNET : APRES LA MUSIQUE, LE TEXTE...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SuKw4sih-qI/AAAAAAAAFlw/1F48iTYAj0M/s1600-h/pirate-hadopi_jpg_pics_390.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 390px; DISPLAY: block; HEIGHT: 250px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396069791618431650" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SuKw4sih-qI/AAAAAAAAFlw/1F48iTYAj0M/s400/pirate-hadopi_jpg_pics_390.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Nº2346. NOUVEL OBSERVATEUR. SEMAINE DU JEUDI 22 Octobre 2009.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Aux Etats-Unis, où les lecteurs numériques commencent à devenir grand public, les éditeurs voient avec effroi se multiplier les sites illégaux de téléchargement&lt;br /&gt;De notre correspondant aux Etats-Unis.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Quand il s'est mis en quête d'une copie électronique pirate du dernier Dan Brown, Randall Stross, un journaliste de la Silicon Valley, n'imaginait sans doute pas une pêche aussi miraculeuse : Attributor, une société qui aide les éditeurs à combattre le piratage, lui en a déniché 106 exemplaires, disponibles sur 11 sites différents ! Mais le plus étonnant est le commentaire que lui a servi une porte-parole de Rapidshare, un site d'échange de fichiers électroniques : si vous êtes un auteur mécontent de voir vos livres piratés, faites comme le groupe de rock Nine Inch Nails, assurez votre promotion «en distribuant l'essentiel de votre contenu gratuitement».&lt;br /&gt;Sortir du ghetto.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;On verra peut-être un jour Frédéric Beigbeder gagner sa vie d'écrivain en organisant des lectures publiques au Zénith, les tickets se revendant à prix d'or au marché noir. En attendant, l'édition américaine se retrouve entre le marteau et l'enclume, dans une situation radicalement nouvelle qui pourrait présager l'avenir de l'édition mondiale. Le marteau ? Une guerre des prix sans merci sur le terrain des livres électroniques. Wal-Mart, le géant des hypermarchés, est lancé dans un mano a mano avec Amazon, les deux sites offrant des best-sellers en version électronique à 9 dollars (6 euros), soit, si l'on prend par exemple le prochain thriller de Michael Crichton, une réduction de 78% sur le prix public conseillé. Le rabais n'a rien de temporaire : de la même façon que les Américains se sont habitués à ne pas payer leur journal sur internet, dépenser moins de 10 dollars pour le dernier best-seller risque de devenir rapidement la norme.&lt;br /&gt;Le livre électronique, en 2009, est vraiment sorti de son ghetto. Il ne représente encore que 1,6% des ventes de livres, mais le premier semestre affiche une progression de 174% sur la même période de 2008. Surtout, les supports électroniques se bousculent au portillon : au Kindle d'Amazon (45% de part de marché) et au Reader de Sony (30%) vont s'ajouter un lecteur de Best Buy, le géant des magasins d'électronique grand public et - dernier-né - le lecteur de Barnes &amp;amp; Noble, la plus grande chaîne de librairies d'Amérique, qui offre déjà 700 000 titres d'ouvrages en ligne. Certes, selon l'analyste Forrester Research, Amazon ou Sony devraient abaisser le prix de leurs lecteurs à 50 dollars pour qu'ils deviennent un produit de masse.Mais en attendant, Google Editions, une librairie virtuelle de 500 000 titres qui devrait voir le jour l'an prochain, a de quoi inquiéter les éditeurs. L'enclume ? C'est le piratage. Les lecteurs électroniques acceptent un nombre croissant de formats, dont le PDF, lisible par exemple sur un Kindle DX. Le piratage devient donc de plus en plus facile, en recourant à des sites d'échange de fichiers comme Rapidshare, domicilié en Suisse, Megaupload, Hotfile ou encore MediaFire. Le phénomène est encore à des années-lumière du téléchargement de fichiers musicaux, qui a décimé l'industrie du disque, mais il est suffisamment préoccupant pour qu'un éditeur américain, John Wiley &amp;amp; Sons, ait affecté trois personnes à temps plein pour traquer les copies illégales téléchargées sur internet.&lt;br /&gt;Et déjà le débat fait rage dans le petit monde des éditeurs, qui ne parlaient que de cela à la Foire de Francfort : faut-il s'arc-bou- ter et résister, comme l'avait fait - avec l'insuccès que l'on connaît - le monde de la musique face à Napster, ou au contraire rechercher un nouvel équilibre économique peuplé de best-sellers à 10 dollars ? Aucune réponse définitive, mais une évidence : un livre, comme une chanson, un film ou un article de journal, est un produit qui peut être codé en milliers de 0 et de 1, puis envoyé par un simple clic d'ordinateur. S'il connaît la même «napstérisation» que ses homologues du son ou de l'image, c'est toute l'édition mondiale qui devra repenser son avenir.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Philippe Boulet-Gercourt.Le Nouvel Observateur.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2346/articles/a411318-.html"&gt;http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2346/articles/a411318-.html&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;　&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-9039340667468976994?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/9039340667468976994/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=9039340667468976994' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/9039340667468976994'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/9039340667468976994'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/10/internet-apres-la-musique-le-texte.html' title='INTERNET : APRES LA MUSIQUE, LE TEXTE...'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SuKw4sih-qI/AAAAAAAAFlw/1F48iTYAj0M/s72-c/pirate-hadopi_jpg_pics_390.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-7579364309465476917</id><published>2009-10-23T17:57:00.002+02:00</published><updated>2009-10-23T18:03:33.543+02:00</updated><title type='text'>PREVENIR LE SUICIDE EN BANDE DESSINEE.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SuHS6YaKxcI/AAAAAAAAFlo/j2gwu6aHXcw/s1600-h/suicide09.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 288px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395825728993019330" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SuHS6YaKxcI/AAAAAAAAFlo/j2gwu6aHXcw/s400/suicide09.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Prévenir le suicide en bande dessinée. &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Le quotidien jurassien 23 octobre 2009.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Dessinée par Fabio Mantovani et scénarisée par Jean-Louis Fonteneau avec Michel Debout, "Tout doit disparaître, travail et souffrances psychologiques" (&lt;a href="http://www.narratives.fr/spip/spip.php?rubrique2"&gt;Editions Narratives&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;Dr Michel Debout est l'un des pionniers de la prévention du suicide en France. Déjà auteur de plusieurs livres et études sur le sujet, il publie ces prochains jours une bande dessinée intitulée "Tout doit disparaître".&lt;br /&gt;La BD raconte l'histoire d'une usine qui ferme et des gens qui vivent la crise, le désespoir et le suicide.Dans cet interview, il explique les liens entre la crise économique et la crise humaine et les tragédies personnelles qui en naissent.&lt;br /&gt;(Cet interview fait écho au Point fort paru dans l'édition du 9 septembre 2009.)&lt;br /&gt;Le quatrième de couverture de "Tout doit disparaître".&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;　&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;A l’occasion des plans sociaux, les salariés expriment entre eux une solidarité très forte, et plus dure est la chute lorsque le couperet du licenciement tombe ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ce que ressentent alors les licenciés c’est que le système économique est plus fort que les hommes ; malgré l’histoire de l’entreprise et la qualité de la production, le souffle du profit maximum et du moins disant social balaie tout, laissant chacun démuni et parfois désespéré.&lt;br /&gt;L’histoire du mouvement ouvrier est empreinte de luttes pour améliorer les conditions de travail, contribuer à ce qu’elles soient les plus dignes possibles, respectueuses du droit et de la santé des travailleurs.&lt;br /&gt;Les salariés ont droit à la préservation de leur santé qui constitue la contrepartie légitime, avec les salaires et la retraite, aux efforts consentis et aux contraintes acceptées dans le cadre du travail. Durant des siècles, l’effort physique a dominé puis s’est ajouté, sous des modalités qui ont évolué, l’effort mental, intellectuel. L’industrialisation et les machines ont contraint le travailleur à devenir très attentif à ce qu’il fait. Les maîtres mots du travail sont devenus compétences, savoirs, performance…&lt;br /&gt;Ce que l’on appelle aujourd’hui « les risques psychosociaux au travail » : stress, agressions, addictions, harcèlements, suicides ont été trop longtemps considérés comme relevant exclusivement de la personnalité du salarié (de son état psychique, de son histoire...) mais plus personne ne conteste le lien possible entre les conditions et relations de travail, le management et la souffrance psychique ressentie.La santé psychique est ainsi devenue un enjeu majeur de l’organisation du travail au point même que l’on évoque le « bien être au travail » qui en est le synonyme, si l’on se réfère à la définition de l’O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé), la santé étant « un état total de bien être physique, mental et social ». Tout salarié stressé, agressé, consommateur de produits psychotropes… doit pouvoir bénéficier d’un accompagnement psychologique et social adapté. Cette intervention doit être précédée d’un véritable protocole de prévention du risque psychosocial en entreprise: c’est la vraie réponse.&lt;br /&gt;La définition d’un tel protocole nécessite la mobilisation des instances statutaires (médecins du travail, services de santé et sociaux, direction, organisations syndicales…) et l’intervention, d’experts extérieurs à l’entreprise (psychologues, psychosociologues…). C’est par le développement de cette dynamique dans toute la sphère productive, dans tous les services publics et privés, que le salarié ne sera plus abandonné à son sort voire à sa maladie mais respecté comme une femme ou un homme au travail.&lt;br /&gt;Pr Michel Debout&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lqj.ch/content/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=10481"&gt;http://www.lqj.ch/content/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=10481&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;　&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-7579364309465476917?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/7579364309465476917/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=7579364309465476917' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/7579364309465476917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/7579364309465476917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/10/prevenir-le-suicide-en-bande-dessinee.html' title='PREVENIR LE SUICIDE EN BANDE DESSINEE.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SuHS6YaKxcI/AAAAAAAAFlo/j2gwu6aHXcw/s72-c/suicide09.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-7999196746903603380</id><published>2009-10-22T08:49:00.002+02:00</published><updated>2009-10-22T08:55:50.727+02:00</updated><title type='text'>LA CRISE N'EXISTE PAS.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SuABsfYC8_I/AAAAAAAAFlI/Cg2uW9h56h4/s1600-h/crise+n%27existe+pas.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 328px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395314217438082034" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SuABsfYC8_I/AAAAAAAAFlI/Cg2uW9h56h4/s400/crise+n%27existe+pas.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Le Monde. Chronique d'abonnés.&lt;br /&gt;La crise n'existe pas&lt;br /&gt;par thierry c., ouvrier&lt;br /&gt;21.10.09&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Voyons, cela fait plusieurs mois que nous parlons de crise et que nous tremblons à l'idée de nous retrouver demain, plus pauvres qu'aujourd'hui. Je compte même parmi mes collègues de nombreuses personnes qui ne cessent de se plaindre en pleurant sur l'évolution des prix et de leur pouvoir d'achat. Et sans doute s'attendent-ils à ce que j'en fasse autant.&lt;br /&gt;Or, à leur grande surprise je ne partage pas, mais alors pas du tout leur désarroi. Moi qui pleurait il y a encore quelques semaines sur l'évolution des cours boursiers, j'avoue aujourd'hui n'avoir jamais fait d'aussi bonnes affaires. Je suis presque plus riche qu'avant la crise, c'est dire !&lt;br /&gt;Les banques, que l'on disait encore à l'agonie, sont en passe de rembourser leurs dettes auprès de l'Etat, elles n'ont plus besoin de leurs perfusion qu'elles jettent maintenant au panier, et je dirai même pour étayer mes propos que les particuliers, tout au moins ceux qui n'ont pas perdu leur emploi, bénéficient à plein et dans de nombreux secteurs des baisses de prix ! En fait de crise, tout ceux qui vivent à l'abris n'ont jamais été aussi riches ! Non seulement leurs salaires, sauf exception n'ont pas baissé, mais en plus la sagesse des prix leur a redonné du pouvoir d'achat !&lt;br /&gt;Eh, la crise ? Mon oeil...&lt;br /&gt;Enfin, quand même, je ne voudrais qu'on se méprenne sur mes propos, je sais qu'il y en a qui souffrent et qui souffrent vraiment. Je sais que nombre de mes concitoyens perdent ou vont perdre leur emploi. Et je les plains, sincérement.&lt;br /&gt;Ils sont sans doute les vraies victimes de ces soubresauts de l'économie. Certains d'entre eux, et il faut le dire, ne retrouveront jamais d'emploi et d'autres devront nécessairement se reconvertir, se reformer. Quand on sait ce qu'il en coûte de retourner à l'école quand on l'a quittée à seize ans, je comprend que cela sera difficile, voir impossible pour certains.&lt;br /&gt;La crise, la vraie crise, et pas celle du pouvoir d'achat, ces gens là vont la vivre ou la vivent déjà. Or, personne n'en parle. Personne ne s'interroge vraiment pour savoir s'il n'est pas surhumain d'envisager de se reconvertir à trente voir à quarante ans passés quand on a quitté l'école avant dix huit ans ! Personne ne s'insurge pour remettre en cause un système d'indemnisation du chômage qui enfonce les plus fragiles dans la déchéance. Personne ne s'inquiète en fait des conséquences, bien réelles de cette crise qui fait et qui va faire encore en sorte que de nombreuses personnes vont voir leur vie basculer dans l'inconnu, le doute et parfois, le pire...&lt;br /&gt;Non, en fait, cette crise là n'existe pas non plus. On ne peut pas passer son temps à geindre sur ces quelques employés qui perdent pied ou ces ex salariés qui n'arrivent pas à remonter la pente. Aux yeux de l'opinion publique, ces gens là sont sans intérêt, ils pleurent et celà ne va pas dans le sens de ce qu'ils veulent entendre. Non, et là je parle au nom de l'opinion publique : la crise n'existe pas, ou tout au moins on veut pas qu'elle existe !&lt;br /&gt;Non, ne vous trompez pas, nous sommes tous pareils, nous détournons la tête quand le spectacle nous gène ou pire qu'il remet en cause nos idées trop bien assises.&lt;br /&gt;Et oui, si nous avions le courage de regarder le désastre de ces gens là. si nous avions un peu d'humanité pour tous ces pauvres types qui perdent pied les uns après les autres et s'inquiètent pour eux et pour leur famille, nous changerions de système social. Nous changerions nos modes de répartition des revenus. Nous modifierions cette règle absurde et injuste qui fait que pour avoir une indemnisation honnête au chômage, il faut avoir eu un travail et ne pas être resté sans emploi trop longtemps. Nous nous éleverions contre cette injustice criante qui fait que moins on a de chance d'avoir un emploi, moins on est protégé contre les affres du chômage et de la pauvreté !&lt;br /&gt;Mais, allez, il ne faut pas que je me mette en colère, ça ne sert à rien. De toute façon, on le sait bien, la seule solution au chômage, c'est, du moins on continue à vouloir le croire, de retourner vers le plein emploi. Ca fait trente ans qu'on nous raconte la même chose ! Ca fait trente ans qu'on nous affirme que la crise est passagère et qu'un jour, nous reviendrons au taux de chômage des années 1960. Ca fait trente ans qu'on nous fait croire que demain. Ca fait trente ans que j'attend et réclame une révolution dans le domaine de l'indemnisation du Chômage. Mais ça fait trente ans qu'on fait comme si la crise, la crise de l'emploi, n'existait pas !&lt;br /&gt;Allez, excusez moi messieurs dames, ça fait peut être trente ans que des gens vivent entre le chômage et les petits boulots. Mais qui s'en préoccupe ? La crise n'existe pas.&lt;br /&gt;Et d'ailleurs nous avons toujours, "le meilleur système de protection sociale au monde".&lt;br /&gt;Alors, pourquoi s'inquiéter ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/10/21/la-crise-n-existe-pas_1256570_3232.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/10/21/la-crise-n-existe-pas_1256570_3232.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-7999196746903603380?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/7999196746903603380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=7999196746903603380' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/7999196746903603380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/7999196746903603380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/10/la-crise-nexiste-pas.html' title='LA CRISE N&apos;EXISTE PAS.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SuABsfYC8_I/AAAAAAAAFlI/Cg2uW9h56h4/s72-c/crise+n%27existe+pas.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-6922789106010004915</id><published>2009-10-16T09:56:00.005+02:00</published><updated>2009-10-23T18:21:56.114+02:00</updated><title type='text'>DIDIER ERIBON : "MON LIVRE PRÔNE LA REVOLTE CONTRE LA VIOLENCE SOCIALE.</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/StgqDno_n0I/AAAAAAAAFkg/fVpLfh-SyOU/s1600-h/Didier+Eribon.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5393106795445067586" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/StgqDno_n0I/AAAAAAAAFkg/fVpLfh-SyOU/s400/Didier+Eribon.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;TCHAT LIBERATION 13/10/2009.&lt;br /&gt;Après la mort de son père, le sociologue Didier Eribon retrouve son milieu d'origine et se plonge dans son passé. Son livre, «Retour à Reims» (Fayard) évoque le monde ouvrier de son enfance, restitue son parcours d'ascension sociale, et une réflexion sur les classes, le système scolaire, la fabrication des identités. Il a répondu à vos questions.&lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/l"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;　&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Natacha. A quel moment avez-vous ressenti la nécessité d'écrire ce livre?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Didier Eribon.&lt;/strong&gt; Je n'ai pas assisté aux obsèques de mon père. Je suis allé voir ma mère au lendemain de ses obsèques, et je me suis posé cette question: pourquoi, moi, qui ai tellement écrit sur la domination, sur la honte dans le domaine de la sexualité, n'avais-je jamais écrit sur la domination sociale, et sur la honte de classe?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;J'ai commencé à écrire presque aussitôt. Ça m'a semblé si difficile, que j'ai arrêté ce livre au bout de quelques dizaines de feuillets. Je l'ai repris deux ans plus tard, à l'occasion d'une conférence que j'ai faite aux Etats-Unis où j'abordai ces questions, puis j'ai repris le projet du livre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Françoise. Pensez-vous que le fait de retrouver votre mère vous aide dans votre approche sociologique?&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Quelle réflexion nouvelle peut-elle apporter que vous n'ayez déjà constatée ? Peux-t-on imaginer que ce retour est une impossibilité à se séparer ou un lien nécessaire ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Retrouver ma mère m'apporte beaucoup de choses, à la fois personnellement, mais aussi, bien sûr, sociologiquement, puisque elle m'a beaucoup parlé, et notamment, elle a bien voulu répondre à toutes les questions que je lui posais, sur son passé, et son histoire. Mon livre est très attentif à la parole que les individus tiennent sur eux-mêmes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;TheArtofYello. Ce «Retour à Reims» est-il votre «Esquisse pour une auto-analyse» ?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Bien sûr, le livre de Pierre Bourdieu qui porte ce titre «Esquisse pour une auto-analyse», hante ma propre démarche, et on peut voir dans mon livre la trace de cette influence. Mais le livre de Bourdieu, que je trouve magnifique, m'a aussi toujours semblé très schématique, elliptique, et j'ai osé faire, ce qu'il pas n'avait osé faire - c'est lui-même qui m'a dit qu'il n'avait pas osé le faire -, c'est-à-dire aller le plus loin possible dans l'exploration de mon passé, de ma famille, et de mon rapport à ce passé et à ma famille. Je peux vous assurer que cela n'a pas été facile.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Thierryf. J'avais deux questions à poser sur votre livre: d'une part, vous dites, dans la présentation, qu'il porte sur «la démocratie, le vote, etc...». C'est-à-dire? D'autre part, apparemment, vous insistez beaucoup sur le «déterminisme social» alors que vous décrivez votre trajectoire d'ascension sociale, votre sortie de votre classe d'origine, c'est pas un peu contradictoire?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Sur le premier point: dans mon enfance, dans ma famille, dans mon millieu social, on votait communiste. Puis, beaucoup se sont mis à voter pour le front national. Je crois que cela s'explique par le fait que les classes populaires sont dépossédées de la parole publique, ou insultées dès qu'elle la prenne. Par exemple, lors de grandes grèves. J'ai voulu comprendre qu'elle était l'importance du vote dans les classes populaires pour exister en tant que groupe, et affirmer son existence et sa dignité, d'où la réflexion sur la démocratie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pour le deuxième point: je crois que le déterminisme social est très fort, nous sommes tous marqués par des verdicts sociaux à la naissance, et peut-être même avant la naissance, c'est-à-dire par le lieu, le moment, la classe où nous naissons. Je me réfère par exemple aux textes de James Baldwin, qui décrit tout ceci à merveille. Cela n'empêche pas que certaines personnes, et c'est le cas par exemple pour Baldwin ou pour moi-même, réussissent à échapper au destin fixé à l'avance. Mais cela n'empêche pas les déterminismes d'exister. Encore aujourd'hui, je suis le produit de mon passé social. Mon livre essaye d'expliquer pourquoi et comment.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lorène. En vous plongeant dans la vie de vos parents, de vos grands-parents, est-ce qu'il y a des aspects de leur vie dont vous êtes nostalgique?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Non, pas du tout, j'ai voulu réhabiliter et rendre hommage à des gens qui sont effacés de la visibilité publique, mais je n'ai aucune nostalgie. Je ne partage pas du tout cette nostalgie que certains sociologues, qui écrivent sur les classes populaires, mettent volontier dans leurs livres. Ils célèbrent les valeurs populaires, alors que, dès leur adolescence, ils ont tout fait pour en sortir. C'est un livre de réhabilitation mais ce n'est pas un livre de mythologie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Patrick00. Par opposition au livre de Bourdieu, d'après ce que j'ai compris, votre livre vise d'une certaine manière moins à vous comprendre vous-même que, à partir de votre expérience, comprendre le monde social et son fonctionnement dans son ensemble, non? C'est très différent?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Vous avez raison, Bourdieu écrit son auto-analyse en disant que cela permettra de comprendre la genèse de son oeuvre. C'est donc un livre sur lui-même. Pour ce qui me concerne, je pars de moi-même, de mon rapport à ma famille, à mon passé, pour explorer ce qu'ont été les conditions de vie, de mes parents, de mes grands-parents, du milieu dans lequel j'ai grandi. C'est un livre sur les quartiers populaires, sur le système scolaire, et la violence qu'il exerce à l'égard des enfants des classes populaires, sur les rapports entre les hommes et les femmes, sur la vie à l'usine, sur le harcèlement sexuel dont ma mère faisait l'objet de la part de ses patrons, dans sa jeunesse, quant elle était femme de ménage. Ce n'est pas un livre sur moi, c'est un livre sur eux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Rostov. Un parcours doublement affranchi comme le vôtre serait-il aussi difficile ou plus difficile aujourd'hui?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mon livre vient de sortir, mais si j'en crois les réactions qui m'ont déjà été communiquées par un certain nombre de mes lecteurs, je crois que les permanences sont plus fortes que les différences. Un enfant des classes populaires aujourd'hui a toutes les chances d'être éliminés du système scolaire, comme c'était le cas hier. Un jeune gay ou une jeune lesbienne a toutes les chances à avoir beaucoup de difficultés à assumer son homosexualité. Ces deux parcours d'affranchissement que j'ai accomplis ont été difficiles, je crois qu'ils le sont encore aujourd'hui. C'est pour cela que je crois que mon livre est un livre de révoltes et qui prône la révolte contre la violence sociale qui s'exerce sur les individus dans tous les domaines.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Thomas. Vous avez beaucoup écrit sur la question gay, les identités sexuelles: pourquoi vous intéressez-vous maintenant sur la classe ouvrière, la question sociale ? Comment cela s'articule?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je me suis toujours intéressé à la classe ouvrière et à la question sociale, d'un point de vue politique, mais je n'ai jamais écrit sur ces questions. J'essaye aujourd'hui de penser comment chacun de nous est construit à l'intersection de plusieurs identités. Une femme noire ouvrière vit à la croisée de plusieurs identités. Je crois qu'il est important d'essayer de penser la complexité des identités, non pas pour les opposer, les unes aux autres, mais pour essayer de voir comment chacun de nous peut être le sujet de plusieurs politiques à la fois: sociale, sexuelle, raciale etc...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Livitchz. Considérez-vous l'ascenceur social comme bloqué aujourd'hui ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;D'une certaine manière, oui. Mais je ne suis pas certain qu'il ait très bien fonctionné auparavant. J'écris dans mon livre que la démocratisation scolaire est en grande partie un leurre. Je pense que la reproduction sociale, pour reprendre le mot célèbre de Bourdieu, est aussi rigide aujourd'hui qu'hier, et que le système scolaire est un des rouages de cette reproduction. Ne me demandez pas si j'ai des solutions: je n'en ai pas.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Livitchz. Il fonctionne à l'étranger (Obama)? pourquoi est-ce si dur en France?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pour autant que je sache Obama n'est pas un enfant des classes populaires. Et, de toute façon, le fait qu'un certain nombre de gens échappe aux lois statistiques de la reproduction, ne signifie pas que l'immense majorité n'y échappe pas. Je connais bien les Etats-Unis, puisque j'y ai enseigné. Puisque vous parlez d'Obama, je crois que la ségrégation raciale dont les Noirs sont victimes reste aussi forte qu'elle l'était il y a dix ou vingt ans. Pour ce qui est de la ségrégation sociale et de la reproduction des élites, je crois que les Etats-Unis, ne sont pas en reste. Je ne suis pas certain que ce soit un modèle à suivre, même si je me suis réjoui, bien sûr, avec enthousiasme de l'élection d'Obama.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lorène. Le discours de Nicolas Sarkozy sur la réforme de l'éducation, l'avez-vous suivi? qu'en avez-vous pensé?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Non, je ne l'ai pas suivi, et donc je ne peux pas vous répondre. A priori, je me méfie des discours de Nicolas Sarkozy et des réformes qu'ils annoncent. Mais c'est aux lycéens et aux enseignants du secondaire d'apporter une réponse à ce que le gouvernement va proposer.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Patrick00. Votre livre s'appuie sur la littérature, d'après ce que j'ai compris? Quels auteurs? Qu'y avez-vous trouvé?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je me suis appuyé sur des écrivains, bien sûr, dans la mesure où dans leurs oeuvres on trouve beaucoup d'analyses extraordinaires du monde social. Je cite beaucoup Annie Ernaux, pour qui j'ai une très grande admiration, James Baldwin, que j'ai déjà mentionné, Paul Nizan, John Edgar Wideman, Raymond Williams qui n'est pas seulement un grand théoricien mais un grand romancier, et quelques autres.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Rostov. Ce thème de la complexité des identités que vous évoquez à travers l'exemple de la femme noire ouvrière pourrait-il faire l'objet d'un prochain livre?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dans la mesure où mes livres sont appuyés sur ma propre expérience, peut-être pas de manière directe, car je ne suis pas une femme noire ouvrière, comme ça ne vous a pas échappé. Des travaux ont été publiés aux Etats-Unis qui réfléchissent sur ce que certains théoriciens et certaines théoriciennes appellent l'intersectionnalité. J'espère que des travaux de ce genre verront le jour en France, et si mon livre peut servir de point de départ à des travaux qui porteront sur d'autres identités, et d'autres questions, je ne peux que m'en féliciter.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/livres/1201200-livres-retour-a-reims"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.liberation.fr/livres/1201200-livres-retour-a-reims&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;　&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-6922789106010004915?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/6922789106010004915/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=6922789106010004915' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6922789106010004915'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6922789106010004915'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/10/didier-eribon-mon-livre-prone-la.html' title='DIDIER ERIBON : &quot;MON LIVRE PRÔNE LA REVOLTE CONTRE LA VIOLENCE SOCIALE.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/StgqDno_n0I/AAAAAAAAFkg/fVpLfh-SyOU/s72-c/Didier+Eribon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-6695312972604277392</id><published>2009-09-18T15:14:00.006+02:00</published><updated>2009-09-21T17:53:48.632+02:00</updated><title type='text'>SI L'ON NE REPENSE PAS LE TRAVAIL, IL FAUT S'ATTENDRE A PIRE QUE DES SUICIDES.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SrOKdp-GE5I/AAAAAAAAFcM/HsYz35Q-V3k/s1600-h/gorz+repenser+travail.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 256px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5382798221725012882" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SrOKdp-GE5I/AAAAAAAAFcM/HsYz35Q-V3k/s400/gorz+repenser+travail.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Christophe Dejours, psychanalyste&lt;br /&gt;"Si on ne repense pas le travail, il faut s'attendre à pire que des suicides"&lt;br /&gt;LEMONDE.FR 16.09.09 19h49 • Mis à jour le 16.09.09 20h35&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Auteur de "Suicide et travail : que faire ?" (PUF, 2009), &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/sujet/5c6e/christophe-dejours.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Christophe Dejours&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;, psychanalyste, appelle à repenser le travail pour sortir des logiques gestionnaires qui détruisent le tissu socio-professionnel tout en faisant croire qu'elles traitent les problèmes des salariés.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Les faits &lt;a href="http://www.blogger.com/societe/article/2009/09/15/suicides-a-france-telecom-didier-lombard-veut-controler-le-phenomene-de-contagion_1240693_3224.html//lens_id=1236711"&gt;Suicides à France Télécom : "contrôler le phénomène de contagion" &lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi parle-t-on plus aujourd'hui du suicide au travail ?&lt;br /&gt;Christophe Dejours :&lt;/strong&gt; Parce que les suicides sur les lieux de travail n'existaient pas avant. Ils sont apparus il y a une douzaine d'années, sans avoir été relayés. Le tournant s'est opéré en 2007, avec les cas de suicides chez Renault et Peugeot.&lt;br /&gt;Les premiers suicides dont j'ai entendu parler constituaient pour moi une forme de décompensation psycho-pathologique parmi d'autres. C'est la répétition des choses qui est devenue hallucinante. Non seulement, il y avait un suicide sur les lieux de travail mais généralement il ne se passait rien après. Ces suicides au travail marquent incontestablement une sorte de bascule qui frappe le monde du travail.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pour un suicide lié au travail combien de tentatives de suicide et de personnes internées en raison du travail ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;On ne peut pas le chiffrer car on n'a pas fait d'enquêtes épidémiologiques. Le ministère du travail fait la sourde oreille à mes demandes. Grâce à la commission mise en place par le gouvernement et dirigée par David Le Breton et dont je suis membre, nous avons réussi à obtenir que dans les statistiques sur les conditions de travail, il y ait désormais un item lié au suicide-travail. D'après une étude réalisée en 2005 en Basse-Normandie, on arrive à un taux de suicide, quand on l'extrapole à l'ensemble de la France, de 300-400 suicides par an. Mais le chiffre ne change rien.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dans votre ouvrage, vous invalidez la défaillance individuelle comme seule raison du suicide...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il y a des cas de suicides que l'on ne peut imputer à des difficultés dans l'espace privé : troubles névrotiques, psychotiques, dépressifs, des symptômes précurseurs, ni à un terrain de vulnérabilité particulière. C'est même là aussi une bascule pour la psychopathologie générale.&lt;br /&gt;Ce qui est surprenant c'est que nous avons des personnes qui vont très bien et qui se suicident. On ne peut les expliquer avec les références habituelles de la psychiatrie. Il y a une bascule dans l'ordre social, dans le fonctionnement de la société, c'est aussi le signe d'une rupture dans la culture et la civilisation : les gens se tuent pour le travail. Cela oblige à repenser les catégories habituelles de notre discipline et à revoir ce que les sociologues du suicide disent, en particulier &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/sujet/f300/emile-durkheim.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Emile Durkheim&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; dans son livre Le Suicide qui contestait les positions des psychopathologues. Du coup, on est obligé de revenir à ce qui se dit sur la solitude. On avait donc un peu raison.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous écrivez qu'il y a trente ans, il n'y avait pas de suicide au travail pour deux raisons : la résistance à l'effort et des solidarités plus fortes...&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Oui, il y avait les autres, un collectif de travail, des stratégies de défense. On ne laissait pas un type s'enfoncer. J'ai vu des ouvriers alcooliques qui ne pouvaient pas monter sur les toits pour travailler. Les copains lui demandaient de rester en bas. Ils faisaient le boulot à sa place. Vous vous rendez compte de ce que cela veut dire en termes de prévention de l'accident, de prévention du suicide, de prévention des troubles psychopathologiques ? C'est impensable aujourd'hui ! On apprend aujourd'hui le pire alors qu'on apprenait le meilleur hier : la solidarité. C'est parce qu'on a adopté de nouvelles méthodes au travail que l'on a aujourd'hui un désert au sens arendtien du terme : la solitude totale.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est ce que vous appelez le passage du critère "travail" au critère "gestion du travail"...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;A partir des années 1980, les gestionnaires se sont imposés dans le paysage, en introduisant l'idée que l'on pouvait faire de l'argent non pas avec le travail mais en faisant des économies sur les stocks, les ratés, les retouches, les effectifs. Tout ce qui est à la marge peut être l'objet d'économies. Partout, on vous apprend que la source de la richesse c'est la gestion des stocks et des ressources humaines, ce n'est plus le travail. Nous le payons maintenant ! Cette approche gestionnaire croit mesurer le travail, mais c'est conceptuellement et théoriquement faux ! Il n'y a pas de proportionnalité entre le résultat du travail et le travail. C'est très grave, car cela signifie que la comptabilité est fausse. D'où la contestation.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est donc le décalage entre la réalité du travail et la vision gestionnaire qui augmente le stress des salariés ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les gestionnaires qui ne regardent que le résultat ne veulent pas savoir comment vous les obtenez : c'est un contrat d'objectif, disent-ils. C'est comme ça que les salariés deviennent fous, parce qu'ils n'y arrivent pas. Les objectifs qu'on leur assigne sont incompatibles avec le temps dont ils disposent.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cette logique gestionnaire se rapproche-t-elle de la logique totalitaire selon la conception d'&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/sujet/cdbf/hannah-arendt.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Hannah Arendt&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;, que vous citez dans votre bibliographie ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;C'est assez difficile d'être affirmatif mais la question est posée, car les gens sont amenés à faire des tâches qu'ils réprouvent et il y a une machinerie très puissante qui est mise en œuvre et qui a avec le totalitarisme ce point commun qu'on traite l'humain comme quelque chose d'inutile, d'interchangeable. On lance des slogans pour faire croire qu'on fait des ressources humaines mais dans la réalité, c'est la gestion kleenex : on prend les gens, on les casse, on les vire. L'être humain au fond est une variable d'ajustement, ce qui compte, c'est l'argent, la gestion, les actionnaires, le conseil d'administration.&lt;br /&gt;Ce qui pose forcément la question de la responsablité...&lt;br /&gt;A l'évidence, ce sont les dirigeants d'entreprise, des politiques d'entreprise, le Medef, la refondation sociale mais aussi l'Etat, qui sont responsables. Il joue toujours un rôle de régulateur et là il s'est aligné sur le Medef. La responsabilité est aussi partagée par nous tous dans notre rapport au système qui ne marche pas sans notre collaboration, notre intelligence, notre zèle. Toute organisation du travail est aussi une organisation politique et une certaine conception de la domination.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Qu'entendez-vous par "repenser le travail" comme solution à la dégradation de la santé mentale au travail ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il faut rompre avec les modèles d'évaluation dont je vous ai parlé et repenser le travail à partir du travail collectif : c'est la question de la coopération et des instruments d'analyse du travail collectif. Puis, il ne faut plus mesurer le travail mais entrer dans la matérialité du travail. Enfin, c'est possible, puisque je l'ai fait dans un certain nombre d'entreprises. Quand on fait ce changement de cap, ce n'est pas qu'une catégorie particulière qui souffre, c'est tout le monde. Car c'est un réel changement de posture. Mais une fois que le mouvement est lancé, les gens vont beaucoup mieux.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Votre modèle casse la logique du Medef ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Effectivement, mais il y aussi des patrons qui viennent me voir pour me demander de changer les instruments d'évaluation. N'oublions pas que l'évaluation du coût de la santé mentale au travail représente 3 à 6 % du PIB aujourd'hui dans tous nos pays. Donc les gens ont tout à gagner à faire ce travail de réévaluation.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Votre méthode a-t-elle rencontré des échecs ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Oui, des démarches s'arrêtent en cours de route. L'idéologie de &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/sujet/c77b/france-telecom.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;France Télécom&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, c'est de casser les gens, les faire plier. Les gens ne comprennent plus. D'un côté, on demande aux cadres de virer des gens, de l'autre, on leur dit, vous êtes responsables de dépister les gens qui ne vont pas bien. La responsabilité incombe à ces managers tiraillés entre recevoir l'ordre de casser les gens et d'en assumer la responsabilité. Ils tombent malades. Mais il y a aussi le suicide, l'infarctus, l'hémorragie cérébrale. Pour en sortir, il faut un accord négocié sur la démarche et sur la cohérence par rapport à la politique de l'entreprise.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sinon vous prenez le risque d'être associé à un alibi ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Oui. Mais nous ne voulons pas passer pour un alibi, car à ce moment-là, nous échouons. Les alibis, ce sont les autres, ceux qui font de la gestion individuelle du stress, qui vendent de la relaxation. Les coachs, eux sont la vitrine et l'effet slogan. Ils font croire qu'ils font quelque chose. Et quand cela ne marche pas, ils disent aux salariés : "Vous ne savez pas gérer votre stress".&lt;br /&gt;Une personne peut en cas de détresse se suicider mais aussi retourner son arme contre ses collègues, sa hiérarchie ou saboter gravement l'entreprise ? Est-ce déjà arrivé ?&lt;br /&gt;Des tentatives de meurtres ont déjà été enregistrées. J'ai vu un gars armé tenir en joue tout l'état-major de l'entreprise pendant une matinée. J'ai vu aussi des sabotages extrêmement graves, notamment dans des centrales nucléaires.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ces cas sont-ils récents ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;On a arrêté des sabotages au dernier moment. Mais je ne peux pas vous en dire plus, je suis sous le sceau du secret. Souvenez-vous de ce cas connu à la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritine), où une personne a cassé la 1re tranche, puis la 2e tranche, puis la 3e tranche en une heure et demie. Il a failli détruire tout le centre de production nucléaire, alors qu'il y a des maîtres-chiens, des contrôles. Comment a-t-il fait ? Si ce n'est au moins avec la passivité des copains. Dans une autre centrale, le gars voulait découpler la centrale du réseau. S'il y était parvenu, la centrale aurait sauté. Ce sont des membres de la CGT qui lui ont "cassé la gueule" pour l'arrêter.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Gaïdz Minassian&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/16/si-on-ne-repense-pas-le-travail-il-faut-s-attendre-a-pire-que-des-suicides_1241431_3224.html#ens_id=1236711"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/16/si-on-ne-repense-pas-le-travail-il-faut-s-attendre-a-pire-que-des-suicides_1241431_3224.html#ens_id=1236711&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-6695312972604277392?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/6695312972604277392/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=6695312972604277392' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6695312972604277392'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6695312972604277392'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/09/si-lon-ne-repense-pas-le-travail-il.html' title='SI L&apos;ON NE REPENSE PAS LE TRAVAIL, IL FAUT S&apos;ATTENDRE A PIRE QUE DES SUICIDES.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SrOKdp-GE5I/AAAAAAAAFcM/HsYz35Q-V3k/s72-c/gorz+repenser+travail.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-780840161650992310</id><published>2009-09-16T11:36:00.003+02:00</published><updated>2009-09-16T11:39:13.728+02:00</updated><title type='text'>UNE ARMEE SANS FUSILS.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SrCxuNyz_QI/AAAAAAAAFbs/1zQ5IA_8gPg/s1600-h/culte+de+la+performance.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 247px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5381996962242624770" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SrCxuNyz_QI/AAAAAAAAFbs/1zQ5IA_8gPg/s400/culte+de+la+performance.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;LIBERATION.&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; 16/09/2009 à 00h00. Une armée sans fusils.&lt;br /&gt;Par LAURENT JOFFRIN.&lt;/strong&gt; &lt;a href="http://www.blogger.com/l"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les anciens cultes, souvent, reposaient sur le sacrifice. Les dieux avaient soif, il leur fallait leur content de souffrance. Ainsi en va-t-il d’un culte beaucoup plus contemporain : celui de la performance. Pratiqué dans les entreprises les plus compétitives comme dans les studios clinquants de la téléréalité, il produit lui aussi son contingent de sacrifiés. La société de concurrence, par nature, implique l’élimination, hors du Loft, pour le symbole, mais aussi hors de l’économie réelle, cet autre cercle enchanté des vainqueurs. Hier dans Libération, Joseph Stiglitz expliquait que les chiffres de croissance et de la production ne sauraient donner une image juste du bien-être d’une société. A revenu égal, selon qu’on est ou non intégré dans un réseau de relations, reconnu ou non par son entourage, protégé ou stigmatisé par les organisations, on est heureux ou malheureux. Ancienne administration garantissant l’emploi, disposant d’honnêtes avantages sociaux, France Télécom n’est pas, comme on dit couramment, «une mauvaise boîte», loin de là. C’est une culture globale qui est en cause, puisqu’on sait depuis Emile Durkheim que le suicide, tragédie intime, est aussi un phénomène social. Une culture créée par les forts, qui assimile l’économie à une forme de guerre, requérant la mobilisation générale, le patriotisme fervent et la sanction régulière des défaillances. Quand le management devient martial et l’entreprise une armée sans fusils, la métaphore se prolonge jusqu’au drame: chacun sait qu’à la guerre, il y a des morts.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/economie/0101591256-une-armee-sans-fusils"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.liberation.fr/economie/0101591256-une-armee-sans-fusils&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-780840161650992310?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/780840161650992310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=780840161650992310' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/780840161650992310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/780840161650992310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/09/une-armee-sans-fusils.html' title='UNE ARMEE SANS FUSILS.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SrCxuNyz_QI/AAAAAAAAFbs/1zQ5IA_8gPg/s72-c/culte+de+la+performance.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-7034568509010369856</id><published>2009-08-21T06:54:00.003+02:00</published><updated>2009-08-21T11:31:00.756+02:00</updated><title type='text'>LA MENACE DU SANS TRAVAIL.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/So5oz7S-VpI/AAAAAAAAFYk/M6jZCWXtHJE/s1600-h/sarkozy-chomage-janvier-2009-wauquiez-1.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 291px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5372346646799472274" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/So5oz7S-VpI/AAAAAAAAFYk/M6jZCWXtHJE/s400/sarkozy-chomage-janvier-2009-wauquiez-1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Chronique d'abonnés . LE MONDE.&lt;br /&gt;La menace du sans travail par thierry c.&lt;br /&gt;18.08.09&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il ne fait pas de doute que nous ne sommes plus dans une société du travail. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Si les trente-cinq heures et les congés payés ont pu faire scandale au moment ou ils ont été adoptés, il est bien peu de personnes pour les remettre en cause aujourd'hui. Mieux, plus personne ne parle aujourd'hui de renvoyer les enfants à l'usine ou au champs comme c'était la genéralité il y a seulement cent cinquante ans.&lt;br /&gt;Dans une certaine mesure nous avons donc pris acte du fait que le travail humain tendait à disparaître et que la productivité des salariés occupés étaient aujourd'hui, dans notre pays, une des plus élevée au monde. Nous n'avons plus besoin de travailler aussi longtemps pour produire autant de biens et dans bien des cas la main d'oeuvre disponible n'est plus vraiment nécessaire. Autrement dit, nous sommes passés d'une société de travail et d'efforts à une société de loisir et de temps libre.&lt;br /&gt;Or ce qui me surprend, c'est de voir que dans l'imaginaire collectif, le travail garde une place prépondérante dans l'organisation des rapports sociaux. Nous continuons, comme nous le faisions encore dans les années 1960, à nous définir par le travail et nos fonctions à l'intérieure de la société., comme si il n'y avait que le travail.&lt;br /&gt;Qu'importe qu'en cent cinquante ans le travail se soit raréfié, voir définitivement anémié, nous refusons obstinément d'en tirer les conséquences en matière de rémunération et de partages des richesses. Nous continuons de prétendre et de manière mensongère, que seul le travail justifie le revenu et la position sociale. Nous affirmons encore avec force que les travailleurs constituent la seule force à opposer au capital, et pire encore, même si nous avons lutté pour obtenir une protection sociale, celle ci s'adosse, encore et toujours, sur un prétendu monde du travail qui n'existe plus.&lt;br /&gt;Une telle erreur est à mon sens historique, dans la mesure ou nous refusons obstinément de voir qu'entre le monde du travail et celui du capital, une troisième force est en train d'émerger, un Tiers Etat, qui ne participe ni du travail ni du capital. Celui-ci, qui rassemble de vraies forces politiques et sociales n'est pourtant écouté par personne malgré ses soubressauts récurrents. Les jeunes, qui le composent pour l'esssentiel, n'y sont jamais pris en compte, jamais considérés.&lt;br /&gt;Pourquoi ?&lt;br /&gt;Entre le début du XX° siècle où il n'était pas rare de travailler à quinze ans et aujourd'hui, ou il est rarrissime de travailler à vingt, nos jeunes ont perdu un peu plus leurs repères et ce n'est sans doute pas un hasard s'ils revendiquent de manière récurrente. Naguère exploités ; peut-être, mais socialement intégrés, on les dénie aujourd'hui dans leur personnalité et dans leur droit à être autre chose que des faire-valoir pour émissions télévisées.&lt;br /&gt;Face à un tel désastre, la prison et les places que nous promettent nos gouvernants n'auront que peu d'effet, si dans le même temps nous ne rompons pas avec notre modèle social et notre bonne vieille opposition entre travail et capital. Si nous ne comprenons pas, avant lui, que ce Tiers Etat qui n'est rien, aspire à devenir quelque chose. Nous aurons de plus en plus de mal à contenir nos banlieues, malgré les renforts de nos CRS, et nous battrons encore des records de suicides et pas seulement en prison.&lt;br /&gt;Ne nous trompons pas de combat, ce n'est pas les retraites qu'il faut sauver: ce sont nos enfants, et la place sociale qui leur est due ! Si nous laissons partir nos usines qui fuient nos charges sociales, nous ne pourrons leur offrir d'avenir, et de surcroît nous mourrons de faim ! Si nous continuons à brimer ce que nous appelons nos jeunes en leur fermant la porte de l'intégration sociale nous ne compterons plus les débordements de fureurs, ou pire encore les actes de désespoirs.&lt;br /&gt;Il faut à tout prix en finir avec le chômage, et en particulier avec le chômage des jeunes. Il faut leur donner un avenir, un rôle et une reconnaissance dans la société. Ou à défaut un salaire, un vrai, qu'ils puissent avoir un toit à eux et y fonder, pourquoi pas, une famille ! Il n'y a pas de raisons pour qu'en France deux mondes du "sans travail" s'opposent aussi violemment : celui des retraités aisés d'une part, et celui des jeunes pauvres et désoeuvrés d'autre part ! Les uns et les autres, au même titre et au même rang devraient avoir les mêmes droits, à la culture, aux transports et aux revenus, aux LOGEMENTS ! "Naissent et demeurent (art 1)...&lt;br /&gt;Nous ne sommes plus dans une société du travail, nous devons en prendre acte, non pas en décrétant le chômage illégal, mais en le supprimant tout simplement. Les gens qui sont sans emploi mettront sans doute des années avant de sortir de là et qu'il n'y a aucune raison pour les punir d'une situation dont ils ne sont pas responsables. Il n'y a aucune raison pour opposer aussi violemment des ayant droits à vie et des "ayant devoirs" perpétuels. Supprimons le chômage et "donnons à chacun selon ses besoins".&lt;br /&gt;En bref : sauvons nos jeunes !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/08/19/la-menace-du-sans-travail_1229755_3232.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/08/19/la-menace-du-sans-travail_1229755_3232.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-7034568509010369856?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/7034568509010369856/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=7034568509010369856' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/7034568509010369856'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/7034568509010369856'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/08/la-menace-du-sans-travail.html' title='LA MENACE DU SANS TRAVAIL.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/So5oz7S-VpI/AAAAAAAAFYk/M6jZCWXtHJE/s72-c/sarkozy-chomage-janvier-2009-wauquiez-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-6415490405823926989</id><published>2009-08-12T17:21:00.004+02:00</published><updated>2009-08-12T17:28:08.122+02:00</updated><title type='text'>THIERRY JONQUET, FIGURE EMBLEMATIQUE DU NEO-POLAR FRANCAIS.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SoLeMnFK2_I/AAAAAAAAFXE/TetF8YkoIn4/s1600-h/thierry-jonquet.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 300px; DISPLAY: block; HEIGHT: 383px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5369098014009514994" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SoLeMnFK2_I/AAAAAAAAFXE/TetF8YkoIn4/s400/thierry-jonquet.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Thierry Jonquet, figure emblématique du "néo-polar" français&lt;br /&gt;LE MONDE  12.08.09  15h34 • Mis à jour le 12.08.09  15h34&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Thierry Jonquet, ancien militant révolutionnaire et figure emblématique du "néo-polar" français, est mort, dimanche 9 août, à l'hôpital de La Salpêtrière (Paris), d'un arrêt cardiaque. Il avait 55 ans. Avant d'être écrivain, Jonquet était un authentique révolté. Un homme à la sensibilité extrême. Un enthousiaste, dont le regard disait la douceur teigneuse, l'impitoyable générosité.&lt;br /&gt;Adolescent, Thierry Jonquet s'était engagé sur la voie d'une politique radicale. Il y avait rencontré les deux questions qui balisent l'histoire de la gauche : celle d'une espérance potentiellement émancipatrice, et celle d'une violence supposément libératrice. Des années durant, il avait arpenté ce périlleux sentier. Au bout du chemin, un constat s'était imposé à lui : à l'horizon, le soleil rouge de l'espérance avait disparu ; seule demeurait une violence noire. Regarder la violence en face, lui tenir tête, la prendre en charge, même, afin de la domestiquer : telle est la tâche que Thierry Jonquet allait fixer au polar.&lt;br /&gt;Mais ne brûlons pas les étapes. A l'origine de cet itinéraire, il y a l'espoir. Né en 1954 dans une famille de tradition communiste, le jeune Jonquet s'éveille très tôt à la conscience politique. Dans la bibliothèque du 11e arrondissement, d'abord, où il dévore tout ce qui lui tombe sous la main. Au cinéma, ensuite, où l'emmènent souvent ses parents : "C'est là qu'ont émergé mes interrogations sur le monde, confiait-il en 2002. J'étais bluffé par les grands films hollywoodiens de l'époque, Le Jour le plus long ou La Grande Evasion."Dans les colonies de vacances de la CGT, enfin, où l'envoie son père, mécano à la RATP : "Vous êtes les enfants de la classe ouvrière !", y martèlent les gentils organisateurs du syndicat.&lt;br /&gt;Ainsi, à la fin des années 1960, l'élève du lycée Charlemagne avait toutes les prédispositions pour devenir "un parfait petit stalinien", selon une formule que Thierry Jonquet prononçait avec un sourire narquois. C'est là qu'intervient la première grande déception : dans le mouvement contre la guerre du Vietnam comme dans le soulèvement de Mai 68, le lycéen trouve le Parti communiste français trop prudent. Il observe, perplexe, l'attitude des jeunes communistes : "Ils passaient leur temps dans la cour à expliquer qu'il fallait rentrer chez soi, se souvenait-il, au micro de France Culture, en 2002. Dans la foulée, il y a eu l'intervention soviétique à Prague. Alors là, dans ma petite tête, je me suis dit : bon, ces gens-là sont des traîtres."&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;GRIMACES DOCTRINALES&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Disponible, impatient, le fils du peuple part à la recherche d'une autre forme d'engagement. Il discute avec des militants de diverses tendances, jusqu'au jour où l'un de ses amis, membre de Lutte ouvrière (LO), lui met l'autobiographie de Trotski, Ma Vie, entre les mains. C'est la révélation : "Un livre fondamental, une histoire du siècle implacable, qui m'apportaient des réponses cohérentes, témoignait-il encore. Et voilà comment, en 1968-1969, je me suis retrouvé à LO, lisant les bouquins de Marx et des dizaines de romans. Devenir trotskiste à 14-15 ans, à l'époque, ça n'avait rien de farfelu..."&lt;br /&gt;Commence alors une période de mobilisation permanente, que Thierry Jonquet évoquera plus tard dans son seul roman d'amour, Rouge c'est la vie. Il y retrace le parcours initiatique de Victor, petit bonhomme de 14 ans, et sa rencontre avec une jolie blonde qui devient bientôt la camarade d'une vie : Léa, militante de l'extrême gauche sioniste.&lt;br /&gt;Dans ce livre indispensable, l'écrivain noue les deux grands engagements de son existence : l'aventure révolutionnaire et le compagnonnage avec sa femme. De ces deux passions, seule la seconde n'a jamais faibli. La première, elle, s'est dénouée lorsque Thierry Jonquet n'a plus supporté la discipline physique et les grimaces doctrinales imposées par les chefs de son organisation, autant de simagrées dépeintes sur le mode burlesque dans Rouge c'est la vie.&lt;br /&gt;C'est l'heure du grand tournant. Dans un premier temps, certes, le militant quitte LO pour rejoindre la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Mais le coeur n'y est plus vraiment. Après des années d'activisme, l'étudiant fait un retour sur lui-même. En 1976, à 22 ans, il obtient un diplôme d'ergothérapeute et entre comme stagiaire à l'Institut national de rééducation. Le premier jour, un enfant atteint d'une malformation le regarde droit dans les yeux et lui demande : "Je suis jeune je n'ai pas encore de bras. Tu penses qu'un jour ça va pousser ?"&lt;br /&gt;Le choc est décisif. Pendant les années rouges, Jonquet avait voulu sauver l'Humanité majuscule. Désormais, il voudrait soulager, un à un, chaque corps ordinaire. La révolte demeure intacte, le désir de la manifester aussi. Simplement, elle exige désormais une autre forme d'expression. Ce sera la littérature. Et là encore, c'est un ami qui montre la voie, quand il fait découvrir à Jonquet les territoires du roman policier, à commencer par les auteurs de la fameuse "Série noire", chez Gallimard : Peter Loughran, Jim Thompson, Chester Himes, Joseph Bialot, Jean Amila et bien sûr Jean-Patrick Manchette.&lt;br /&gt;Dans le sillage de ce dernier, Thierry Jonquet prend à son tour la plume, s'inscrivant dans un courant qu'on allait bientôt nommer le "néo-polar". Souvent issus du gauchisme soixante-huitard, les auteurs de cette tendance réinvestissent dans l'écriture leur sens critique et leur propre expérience de la violence : "Le militantisme, ça donne un regard acéré sur la société, confiait Jonquet en 2006. On avait tous beaucoup réfléchi à cette question fon damentale aussi bien pour ma génération que pour le roman noir en général : celle de la violence."&lt;br /&gt;A la manière dont ses camarades révolutionnaires avaient enquêté sur le terrain, dans les champs ou à l'usine, pour trouver la matière de leurs articles de presse, Jonquet nourrit ses textes en conjuguant son vécu intime et un fervent travail de documentation, découpant coupures de presse et petites annonces, interrogeant tel médecin ou tel juge d'instruction... Pour son premier roman, Le Bal des débris (publié seulement en 1984, au Fleuve noir), il s'inspire, par exemple, de sa pratique thérapeutique dans un service de gériatrie.&lt;br /&gt;Mutilation, détresse, fureur : telles sont les coordonnées de l'univers propre à Thierry Jonquet, depuis Mémoire en cage, son premier texte publié dans la prestigieuse collection "Sanguine" (Albin Michel), jusqu'à Ad vitam aeternam (Seuil, 2002), où amateurs de piercing et cambrioleurs sadiques côtoient des survivants de Tchernobyl.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;PROSE SUFFOCANTE&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Livre après livre, cet insoumis a redéployé sa colère dans une prose suffocante, clivée entre rage et dégoût. Depuis sa cité de Belleville, à Paris, il a fait imploser les codes du roman policier, puisant volontiers dans le registre du fantastique. Surtout, il a mis au point un art d'orchestrer la spirale des vengeances meurtrières, le ballet des postures ignobles : corps violés, otages suppliciés...&lt;br /&gt;Thierry Jonquet n'en finissait plus d'endurer le poids de ses désillusions. Comme si cette amertume avait pris le dessus, ses derniers textes fustigent l'hypocrisie de la gauche progressiste, exhibant ses points aveugles, ses non-dits : Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte (Seuil), son ultime roman, mobilise l'actualité la plus sordide (de l'affaire Dieudonné à l'assassinat d'Ilan Halimi), pour bâtir une méditation apocalyptique sur notre société.&lt;br /&gt;Certains l'ont accusé d'avoir tourné "néo-réac". D'autres ont salué le courage d'un homme en rupture avec l'"angélisme" antiraciste. Au coeur de ce livre, on trouve une fois de plus un corps abîmé, celui d'un jeune à la main paralysée, un personnage d'handicapé et de bourreau. Une figure de méchant, oui, mais un frère de malheur aussi : à l'instar de son anti-héros, le dernier Jonquet se vivait comme un estropié de l'espérance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;1954&lt;br /&gt;Naissance à Paris&lt;br /&gt;1968&lt;br /&gt;Rencontre les trotskistes de Lutte ouvrière&lt;br /&gt;1976&lt;br /&gt;Obtient son diplôme d'ergothérapeute&lt;br /&gt;1982&lt;br /&gt;Parution de son premier roman, "Mémoire en cage" (Albin Michel)&lt;br /&gt;1985&lt;br /&gt;Parution de "La Bête et la Belle", qui porte le numéro 2000 de la "Série noire" (Gallimard)&lt;br /&gt;1998&lt;br /&gt;Parution de "Rouge c'est la vie" (Seuil)&lt;br /&gt;2006&lt;br /&gt;Parution de son dernier roman, "Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte" (Seuil)&lt;br /&gt;9 août 2009&lt;br /&gt;Mort à Paris&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/carnet/article/2009/08/12/thierry-jonquet-figure-emblematique-du-neo-polar-francais_1227929_3382.html#ens_id=1227398"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.lemonde.fr/carnet/article/2009/08/12/thierry-jonquet-figure-emblematique-du-neo-polar-francais_1227929_3382.html#ens_id=1227398&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-6415490405823926989?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/6415490405823926989/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=6415490405823926989' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6415490405823926989'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6415490405823926989'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/08/thierry-jonquet-figure-emblematique-du.html' title='THIERRY JONQUET, FIGURE EMBLEMATIQUE DU NEO-POLAR FRANCAIS.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SoLeMnFK2_I/AAAAAAAAFXE/TetF8YkoIn4/s72-c/thierry-jonquet.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-7338601949391369354</id><published>2009-08-11T13:45:00.003+02:00</published><updated>2009-08-11T13:52:04.358+02:00</updated><title type='text'>LE PREVISIBLE DECLIN DU SALARIAT.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SoFa_L01NTI/AAAAAAAAFW8/38ZAW19ojqU/s1600-h/salariat.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 141px; DISPLAY: block; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368672272354981170" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SoFa_L01NTI/AAAAAAAAFW8/38ZAW19ojqU/s400/salariat.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Le prévisible déclin du salariat par camille sée&lt;br /&gt;LE MONDE 09.08.09&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La crise qui traverse la planète (et évidemment notre pays) cette crise durable, structurelle, mondiale et systémique aura non seulement des conséquences importantes sur le niveau de vie des populations mais plus généralement elle va entraîner des remises en cause radicales au-delà du déclin de certains secteurs ou des risques de banqueroute de notre modèle social.&lt;br /&gt;Le salariat était l'enfant de l'industrialisation et du XIX ème siècle, il a pris son essor au XXème siècle avec un double objet :&lt;br /&gt;- il permettait aux entreprises (usines puis secteur tertiaire) de fidéliser une main d'oeuvre qualifiée (pour l'époque).&lt;br /&gt;- il offrait à la majorité des travailleurs un cadre sûr, règlementé et promouvant (l'ascenseur social).&lt;br /&gt;Mais rien ne dure et cette crise pourrait bien sonner le glas du statut massif et généralisé du travailleur salarié.&lt;br /&gt;Pourquoi une telle évolution ?&lt;br /&gt;- le travail change : d'un modèle prévisible, normé et quantifié on passe à un travail de moins en moins prescrit (on ne peut imaginer l'infinie variété des situations de travail), le travail devient de moins en moins quantifiable, planifiable (les consommateurs, mais aussi les entreprises commandent "last minute" et personne ou presque ne sait de quoi l'activité économique sera faite (ou défaite))&lt;br /&gt;- les entreprises changent : le modèle de la très grande entreprise a vécu. Au-delà de 100 ou 200 personnes, faire travailler ensemble de tels groupes humains devient mission impossible. La structure finit par absorber toute l'énergie et le travail se dilue. L'avenir est désormais aux petites unités de 100 personnes maximum qui travailleront en réseau sur des missions ponctuelles&lt;br /&gt;- les salariés changent. Le modèle dominant dans la grande entreprise reste l'armée avec sa hiérarchie, sa centralisation, ses normes, ses codes et ses pesanteurs. Les travailleurs ne supportent plus ce modèle qui les empêche de s'exprimer , de mettre en oeuvre leurs compétences, leurs envies, leurs capacités à comprendre le monde économique et à s'y développer.&lt;br /&gt;Dans nombre d'organisations, que nous qualifierons de toxiques, les arrêts de travail se multiplient, le stress est partout mais aussi le ressentiment et la frustration. Le contrat de travail qui est basé sur le lien de subordination, ce contrat n'est plus qu'un morceau de papier dont les entreprises comme les salariés se détournent.&lt;br /&gt;Le code du travail a été une longue et patiente construction de plus d'un siècle. Il est aujourd'hui semblable à ces musées où l'on collectionne et empile les règles sans se préoccuper de la pertinence de l'ensemble. Il est devenu lourd, confus, illisible au commun des mortels et entraîne les entreprises comme les salariés dans une insécurité croissante.&lt;br /&gt;Le travail change donc, les entreprises sont en train de s'y adapter et elles pourraient bien au cours des 10 ans se séparer de la majeure partie de leurs salariés. L'avenir n'est plus aux grandes unités de bidasses mais aux petits commandos d'experts.&lt;br /&gt;Une entreprise dans 10 ans sera une hyper spécialiste, rapide, réactive qui agrégera des compétences et des expertises le temps d'une mission. Les travailleurs du savoir (nous sommes tous amenés à en devenir) seront employés sur ces missions qu'ils réaliseront en un temps donné (le temps d'un travail, plus le temps de travail). A la fin de ce travail l'équipe se dispersera en quête de nouveaux challenges.&lt;br /&gt;La durée et le temps sont devenus des inconnues fondamentales dans le travail. Vouloir quantifier la durée du travail dans la société du savoir est contre productif (les neurones ne se mettent pas en marche au coup de sifflet) et notre modèle de progrès social pourrait ne plus qu'accompagner les déclassements. Au temps de l'Internet le temps ne joue pas pour les prudents et les nostalgiques.&lt;br /&gt;Les déclins comme les naissances deviennent ultra rapides, le cycle de vie des produits et des services s'accélère. Une carrière d'un travailleur dure 40 ans (plus à l'avenir). Les entreprises n'ont plus de visibilité sur le long terme, elles ne peuvent plus assurer l'emploi à vie car leur situation évolue de mois en mois (d'heure en heure dans certains métiers de services). Nous connaissons tous les récits de ces chutes d'anciens leaders comme GM, IBM, Bull, Thomson, Lehman brothers... Ces chutes en appelleront d'autres (la gravité de la situation économique est encore occultée par les Etats qui tentent de ralentir le déclin à coup d'endettement) et la sécurité professionnelle passe par la formation, la capacité à changer et à s'adapter.&lt;br /&gt;Les entreprises auront souvent une faible espérance de vie; comme ces coléoptères qui vivent le temps d'une journée elles pourraient ne plus vivre que le temps d'un contrat.&lt;br /&gt;Plus que jamais les organisations et les humains qui sauront, voudront et pourront s'adapter ont un avenir économique et social. Les tenants de l'immobilisme pourraient perdre tout employabilité.&lt;br /&gt;Au final ce déclin du salariat pourrait ravir les marxistes qui l'appelaient jadis de leur voeux.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/08/09/le-previsible-declin-du-salariat_1227052_3232.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/08/09/le-previsible-declin-du-salariat_1227052_3232.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-7338601949391369354?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/7338601949391369354/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=7338601949391369354' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/7338601949391369354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/7338601949391369354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/08/le-previsible-declin-du-salariat.html' title='LE PREVISIBLE DECLIN DU SALARIAT.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SoFa_L01NTI/AAAAAAAAFW8/38ZAW19ojqU/s72-c/salariat.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-6782827380006998348</id><published>2009-08-03T09:16:00.003+02:00</published><updated>2009-08-06T12:49:09.524+02:00</updated><title type='text'>FRANCIS JEANSON.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SnaPPIFLJTI/AAAAAAAAFWU/R_Xcm2jWpqk/s1600-h/jeanson+francis.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 330px; DISPLAY: block; HEIGHT: 270px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5365633496088519986" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SnaPPIFLJTI/AAAAAAAAFWU/R_Xcm2jWpqk/s400/jeanson+francis.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;CARNET&lt;/strong&gt;&lt;a style="BORDER-BOTTOM-STYLE: none; BORDER-RIGHT-STYLE: none; BORDER-TOP-STYLE: none; COLOR: #474777; BORDER-LEFT-STYLE: none" href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/culture/20090803.OBS6272/le_philosophe_de_la_guerre_dalgerie_francis_jeanson_est.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Le philosophe de la guerre d'Algérie Francis Jeanson est mort&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;NOUVELOBS.COM  03.08.2009  07:45&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le fondateur d'un réseau de soutien au FLN pendant la guerre d'Algérie, et auteur de nombreux ouvrages sur Jean-Paul Sartre, s'est éteint à 87 ans.&lt;br /&gt;Francis Jeanson (Sipa) Le philosophe Francis Jeanson, fondateur d'un réseau de soutien au FLN pendant la guerre d'Algérie (réseau dit des "porteurs de valise"), est mort à 87 ans, samedi soir près de Bordeaux, a-t-on appris lundi 3 août.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Auteur de nombreux ouvrages notamment sur Jean-Paul Sartre dont il était très proche, collaborateur de la revue Les Temps modernes, Francis Jeanson est mort à la Clinique d'Arès, à 45 km de Bordeaux, a précisé son fils Olivier.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La guerre d'Algérie&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Francis Jeanson qui se voulait le défenseur des causes justes, s'était engagé aux côtés des combattants algériens après le déclenchement de la guerre d'Algérie, créant un réseau permettant de collecter et transporter fonds et faux-papiers pour les militants du FLN opérant en France.Dans "Notre guerre", un livre paru en 1960 et immédiatement saisi, il s'était expliqué sur son combat, répondant à ceux qui lui reprochaient de soutenir les ennemis de son pays, qu'il défendait les valeurs de la France qu'elle même trahissait.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Jugé par contumace, condamné en octobre 1960 à dix ans de prison ferme au terme du procès de son réseau, il est amnistié en 1966. Il se tourne alors vers l'action culturelle, puis l'action sociale en milieu psychiatrique.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les Temps modernes&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Né le 7 juillet 1922 à Bordeaux (Gironde), licencié de lettres et diplômé d'études supérieures de philosophie, Francis Jeanson rejoint en 1943 les Forces françaises d'Afrique du Nord. Devenu reporter à Alger républicain en 1945, il rencontre Camus et Sartre. Ce dernier lui confie la gérance de la revue Les Temps modernes (1951-1956). Parallèlement, Jeanson crée et dirige aux éditions du Seuil la collection "Ecrivains de toujours".&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le FLN&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;En 1955, il publie "L'Algérie hors la loi", qui dénonce l'échec du système d'intégration des masses algériennes et affirme la légitimité des hors-la-loi du FLN, avec lequel il prendra contact. Du militantisme de la pensée, il passe à l'action et crée deux ans plus tard le "réseau Jeanson" qui sera démantelé en 1960. Il entre alors dans la clandestinité, quittant la France pendant quelques années.Après son amnistie, il est chargé par André Malraux de diriger la Maison de la culture de Châlon-sur-Saône (Saône-et-Loire) de 1967 à 1971.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La politique&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Jeanson participe ensuite à des expériences de psychiatrie ouverte et des réseaux de réflexion pour faire sortir la maladie mentale des murs de l'hôpital.Engagé jusqu'au bout, il est président de l'Association Sarajevo en 1992 et candidat sur la liste "L'Europe commence à Sarajevo" du professeur Léon Schwartzenberg pour les élections européennes de 1994.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Son œuvre&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Francis Jeanson est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, dont plusieurs consacrés à Jean-Paul Sartre, notamment "Sartre par lui même" (1955) et "Le problème moral et la pensée de Sartre" (1965)... mais aussi à des philosophes comme Montaigne.On lui doit également "La Foi d'un incroyant" (1976), "Eloge de la psychiatrie" (1979), "Algéries" (1991), "Conversations privées 1974-1999" (2000).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Nouvelobs.com avec AFP&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/culture/20090803.OBS6272/le_philosophe_de_la_guerre_dalgerie_francis_jeanson_est.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/culture/20090803.OBS6272/le_philosophe_de_la_guerre_dalgerie_francis_jeanson_est.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-6782827380006998348?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/6782827380006998348/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=6782827380006998348' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6782827380006998348'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6782827380006998348'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/08/francis-jeanson.html' title='FRANCIS JEANSON.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SnaPPIFLJTI/AAAAAAAAFWU/R_Xcm2jWpqk/s72-c/jeanson+francis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-3920238833717305534</id><published>2009-07-31T09:12:00.004+02:00</published><updated>2009-07-31T10:39:36.093+02:00</updated><title type='text'>QUI A DIT QU'IL N'Y AVAIT RIEN A ESPERER DE LA JEUNESSE ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SnKtLKPXY9I/AAAAAAAAFWE/Le9aWIUEaCo/s1600-h/police.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 250px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5364540513390650322" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SnKtLKPXY9I/AAAAAAAAFWE/Le9aWIUEaCo/s400/police.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;À 7 ans, il s’enfuit en voiture pour ne pas aller à la messe&lt;br /&gt;BELGA&lt;br /&gt;vendredi 31 juillet 2009, 08:48&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Un garçonnet de sept ans a été poursuivi par la police alors qu’il filait au volant de la voiture de son père dans l’Utah parce qu’il ne voulait pas aller à l’église.&lt;br /&gt;Deux policiers, avertis qu’un conducteur venait de brûler un stop, ont pris en chasse dimanche un automobiliste lancé à vive allure, sans pouvoir l’arrêter, a déclaré le porte-parole du shérif du comté de Weber, Klint Anderson, sur la chaîne Fox News.&lt;br /&gt;La caméra de la voiture de police a enregistré la course-poursuite, où le fugitif roule à 65 km/h, coupant largement les virages, avant de s’arrêter dans la cour d’une maison.&lt;br /&gt;Les policiers ont alors eu la surprise de voir un petit garçon sortir du véhicule et s’enfuir en courant. « Pour un enfant de sept ans, il se débrouillait bien », a commenté le capitaine Anderson en expliquant que le garçon, trop petit pour atteindre les pédales, « se baissait pour appuyer sur l’accélérateur et se relevait pour voir où il allait ».&lt;br /&gt;« C’est pour cela qu’il n’utilisait pas tellement les freins dans les virages », a-t-il ajouté.&lt;br /&gt;Tancé par son père, l’enfant qui a appris à conduire avec les jeux vidéo, a expliqué qu’il s’était enfui parce qu’il ne voulait pas aller à la messe.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.lesoir.be/actualite/monde/2009-07-31/7-s-enfuit-voiture-aller-messe-720568.shtml"&gt;http://www.lesoir.be/actualite/monde/2009-07-31/7-s-enfuit-voiture-aller-messe-720568.shtml&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-3920238833717305534?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/3920238833717305534/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=3920238833717305534' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/3920238833717305534'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/3920238833717305534'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/07/qui-dit-quil-ny-avait-rien-esperer-de.html' title='QUI A DIT QU&apos;IL N&apos;Y AVAIT RIEN A ESPERER DE LA JEUNESSE ?'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SnKtLKPXY9I/AAAAAAAAFWE/Le9aWIUEaCo/s72-c/police.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-8072450327932457962</id><published>2009-07-27T15:46:00.006+02:00</published><updated>2009-07-27T15:53:50.445+02:00</updated><title type='text'>LES BEAUX DIMANCHES.</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sm2w6fVGOSI/AAAAAAAAFVM/iXEsU4KwNao/s1600-h/BeauxDimanch3e00-9bf3e.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 283px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5363137250157017378" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sm2w6fVGOSI/AAAAAAAAFVM/iXEsU4KwNao/s400/BeauxDimanch3e00-9bf3e.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Les beaux dimanches&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La généralisation de l’ouverture des commerces le dimanche ne saurait être étudiée sous l’angle unique de l’intérêt bien compris des marchands les plus offensifs. Elle s’inscrit dans un contexte de plus en plus « oppressant » dans lequel le consommateur renonce, sans en avoir une conscience pleine et entière, à l’autonomie de ses choix, de ses comportements, de l’organisation de son temps. Ce contexte que nous avons déjà nommé « consommationnisme » (1) devrait être analysé dans ses multiples dimensions – notamment anthropologique et symbolique – afin de replacer les arguments bassement pratiques de l’affaire à leur juste place, celle des alibis commodes usurpant le rôle de légitimation indiscutable du problème posé. On découvrirait alors que la question n’est finalement rien d’autre qu’une trivialité de plus sur la route d’une communauté humaine incapable d’imagination croyant faire encore société par la convergence moutonnière vers les temples élevés à la gloire de la divine consommation.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Rien de nouveau sous le soleil du consommationnisme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le consommationnisme, véritable idéologie totalisante, poursuit son œuvre inlassable vers un horizon au sens social indéfini car indéfinissable autrement que par le triomphe vulgaire de la marchandise. Les marchands ont compris depuis longtemps que la réussite de leur « mission bienfaitrice » passait par la suscitation des désirs par essence illimités et non par la stricte réponse aux besoins par définition limités. Depuis cette découverte décisive de Barnays dans les années 1920 aux Etats-Unis le capitalisme n’a pas cessé de faire vivre le miraculeux principe à l’aide de pratiques et d’un discours outrancièrement caricaturaux perçus pourtant comme naturels par l’homo consumerens. La massification des techniques du marketing et des moyens de communication a puissamment servi ce dessein mercantile. Baignant dans un bain publicitaire permanent le consommateur de la société de marché est porté – quand il n’est pas bercé – par le flot unificateur et individualisant de la consommation sans faim véritable mais infinie.&lt;br /&gt;Le consommationnisme, que la mondialisation néolibérale se propose d’étendre à tous les recoins de la planète, est le moteur essentiel de la Croissance avérée potentiellement insupportable bien avant la révélation médiatisée et « marketisée » de la crise écologique. La globalisation financière soumettant l’économie réelle à l’implacable loi d’airain du profit contre le salaire, le moteur de la croissance est partout alimenté par l’accélération de l’endettement du consommateur. L’impasse que constitue à terme la dérive de la vie à crédit est alimentée par le raccourcissement du « cycle de vie du produit », par l’incorporation dans le prix de la marchandise d’une dose croissante de valeur symbolique fabriquée par le discours publicitaire des firmes, par la substitution de la consommation privatisée et individualisée à la consommation collective et aux services publics.&lt;br /&gt;C’est dans ce contexte de fuite en avant mortifère puisque destructrice du discernement quant à la valeur d’usage des choses et du lien social que s’inscrit la marche vers l’ouverture permanente des espaces commerciaux. Toutes les dimensions de la fuite en avant mercantile sont gouvernées désormais par le même funeste penchant : une frénésie écervelée au service d’une machine à bout de souffle.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;À quoi et à qui s’adresse-t-on ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Comme le dévoilement d’une telle trivialité ne serait pas de bon aloi il convient d’user de plus nobles arguments pour vendre le produit « magasin ouvert même le dimanche ».. Nobles arguments et, comble de la grandiloquence, nobles valeurs telle la liberté. Ainsi, l’interdiction d’ouverture des commerces le dimanche serait devenue une atteinte intolérable à la liberté d’exercice d’une activité indispensable à la vie de notre société. Liberté du commerçant de commercer plus longtemps, liberté du consommateur de pouvoir répondre en permanence aux pulsions qui le pousseraient désormais quotidiennement vers l’acte d’accomplissement de soi par la dépense, acte devenu alors un loisir comme un autre. Nous sommes fortement incités à croire, contre notre bon sens, que, malgré la réduction régulière du temps de travail, le consommateur moyen n’a pas assez de latitude pour faire ses emplettes la semaine et que la salutaire ouverture le dimanche de ses habituels lieux d’achat lui apportera un surcroît de confort très appréciable. Ne prête-t-on pas là au consommateur moyen des réflexes et des sentiments issus d’analyses plus qu’approximatives des comportements et désirs de nos congénères ? N’a-t-il pas, contre l’attente fébrile des « faiseurs d’opinion mise en marché », une idée plus haute de sa liberté ?&lt;br /&gt;Posons d’autres questions encore. Dans quel mouvement social identifiable les demandes explicites des consommateurs en faveur de l’ouverture le dimanche sont-elles inscrites ? Gageons que, dans notre société éclatée par l’inexorable montée de l’individualisme durant le dernier quart de siècle, les sociologues vont chercher cela longtemps, pour peu du reste que le sujet les intéresse un tantinet. Quels sont les commerces encore fermés le jour du repos dominical que l’on veut enfin ouvrir à la supposée convoitise du chaland qui passe ? Ceux des grandes enseignes en tout premier lieu bien sûr. Parions que les petits commerçants du centre des villes ne sont pas si prompts à réclamer l’ouverture salvatrice. Ils savent qu’au jeu de l’ouverture tous azimuts ils ne disposeront pas des armes leur permettant de lutter contre les mastodontes de la périphérie urbaine.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un terrible paradoxe&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il est temps de rompre avec la posture consistant à cantonner cette affaire dans sa seule dimension économique. Ses dimensions culturelle, sociale et politique sont autrement plus riches d’enseignements que la stricte considération des intérêts commerciaux en jeu, intérêts restant d’ailleurs à démontrer. Qui fréquente les espaces commerciaux déjà ouverts le dimanche et qui fréquentera ceux qui ouvriront demain ? La question est en apparence anodine et pourtant embarrassante. Les commerces des centres-villes déclarés « zone touristique » afin de permettre l’ouverture le dimanche sont presque exclusivement fréquentés par des gens de passage. Les commerces situés à la périphérie des villes sont visités quant à eux, par une clientèle certes habituelle mais qui ne fait rien d’autre que déplacer le moment de son approvisionnement courant. Les « grandes surfaces » et autres galeries marchandes dont on veut multiplier les ouvertures dominicales ont probablement une autre fonction que leur simple fonction utilitaire initiale. S’y rendre le dimanche, en famille, c’est en faire un lieu de promenade, un but en soi utilisé comme moyen d’occuper son temps. Là, on n’achète pas, on déambule, on flâne, on glane éventuellement quelque idée d’aménagement de son intérieur…&lt;br /&gt;Et voilà le terrible paradoxe, terrible et probablement honteux. Ces lieux dont la destination première est commerciale sont détournés par une foule désoeuvrée au pouvoir d’achat insuffisant pour honorer à sa juste valeur le service qui lui est pourtant si gracieusement offert. Des cités grises d’ennui, des quartiers laminés par le chômage et la précarité, combien sont-ils à venir chercher en ces lieux saturés de lumière et du vacarme des slogans publicitaires familiers de minuscules exutoires ? Oserons-nous aller jusqu’à nous demander si le politique ne se sert pas de cette fonction socio-culturelle inattendue des centres commerciaux banlieusards en lieu et place des ambitions auxquelles il a depuis longtemps renoncé en ce même domaine ? L’apaisement social par le droit à contempler la vitrine rutilante. Le mauvais goût du marketing en remplacement de la culture que l’on n’apprend plus à ressentir. Et tout cela à sa porte, pour éviter d’aller voir ailleurs !&lt;br /&gt;Cette affaire, somme toute d’une grande banalité à peine rompue par l’excessif battage commis par des journalistes en mal de « sujets de société », révèle tant de carences politiques que leur énoncé serait fastidieux. Au lieu de défendre l’extension de la liberté du commerce déjà si grande, au lieu de prêter aux consommateurs des souhaits qu’ils n’ont jamais clairement exprimés, la classe politique pourrait s’inquiéter du défaut cruel d’autres libertés. Le droit au travail, le droit à un revenu décent, le droit à une alimentation de qualité, le droit à un environnement sain, autant d’occasions manquées de parler de liberté. Décidément, l’ouverture du dimanche, sous tous ses aspects, n’est rien d’autre qu’un cache-misère !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Revendiquons le dimanche libre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Existe-t-il une fatalité de l’extension de la sphère économique au détriment des aspects non lucratifs de la vie des hommes ? Le credo néolibéral tente de nous en persuader : hors du marché, point de salut. Nous devons résister à ce truisme, montrer qu’au-delà d’un certain seuil – sans doute difficile à déterminer – l’emprise de l’économique compromet gravement la capacité des individus à faire société. Il est ici un autre paradoxe : trois grands économistes aux doctrines fort distinctes, Adam Smith, Karl Marx et John Maynard Keynes, ont porté le même jugement, chacun à son époque, quant au périmètre qu’il convient d’attribuer aux contingences économiques. La portion la plus congrue qui soit grâce à l’amélioration du fonctionnement des systèmes productifs et d’échanges car ces choses-là sont de peu d’intérêt pour l’épanouissement humain. Les hommes ont en effet tellement d’autres penchants à cultiver tels l’amour, l’amitié l’art, l’enrichissement intellectuel, le dialogue singulier avec soi-même, etc. Nos sociétés « modernes » frénétiques auraient de quoi effrayer ces penseurs d’autrefois, à commencer par le premier d’entre eux dont se réclament pourtant à l’envi les économistes néolibéraux d’aujourd’hui, si le désir les prenait de revenir nous visiter.&lt;br /&gt;Soyons nombreux dès maintenant à partager et faire vivre l’idée que l’économie doit être ramenée dans son lit afin de laisser libres les vastes contrées à fertiliser par d’autres valeurs que celles du lucre et du bazar généralisé. Sur le chemin de la réappropriation de l’espace et du temps par chacun et pour tous, gage de renouveau du « faire ensemble » et du « faire soi-même » contre le prêt à consommer d’une société hyper sécuritaire, pourquoi ne pas commencer par la récupération du dimanche ? Reconnaissons que le fait de décréter le dimanche jour de « non économie marchande » n’est qu’un mince caprice. Il en faudra bien d’autres avant que de pouvoir entrer de plein droit dans l’ère de la consommation mesurée et conviviale. Ce champ-là est cependant potentiellement plus vaste qu’il n’y paraît.&lt;br /&gt;Les « résistants du dimanche » sont déjà nombreux. Nous nommons ainsi tous ceux qui, dans des structures aux contours extrêmement variés, (ré)inventent leur quotidien et leurs trajectoires en marge des sentiers battus par le pas cadencé de la troupe du général Audimat. Tous ceux qui fuient la Grandedistrib’, qui fondent des Amap, des Systèmes d’échanges locaux, des Réseaux d’échanges de savoirs, les recycleurs et ressourceurs, les « déboulonneurs », les « faucheurs volontaires », etc. Ça fait du monde… Et ça pourrait faire le monde demain. Car c’est dans les marges des sociétés en bout de course que naît le ferment qui réenchantera le monde. Lyrisme et utopie que tout cela ? Certes ! Mais comment imaginer autrement les beaux dimanches ?&lt;br /&gt;Yann Fiévet Professeur de Sciences Économiques Et Sociales Président d’Action Consommation&lt;br /&gt;1 – « Le consommationnisme est un système (…) pourvu de principes de fonctionnement particuliers, de valeurs mobilisatrices propres à nourrir sa croissance, d’un discours spécifique célébrant en permanence le culte de l’autosatisfaction et dissimulant tout à la fois les vrais buts et la nature réelle de son existence. Le but premier de ce système est de fournir au mode de production dominant (le capitalisme mondialisé) l’assise lui permettant de se perpétuer et d’étendre son emprise sectorielle et géographique. » Yann Fiévet, Les tares du consommationnisme, in Repolitiser l’écologie, ouvrage dirigé par Paul Ariès, Parangon, 2007.&lt;br /&gt;Texte à paraître chez Golias dans un ouvrage collectif condamnant l’ouverture des magasins le dimanche.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.actionconsommation.org/publication/Les-beaux-dimanches.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.actionconsommation.org/publication/Les-beaux-dimanches.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-8072450327932457962?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/8072450327932457962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=8072450327932457962' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/8072450327932457962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/8072450327932457962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/07/les-beaux-dimanches.html' title='LES BEAUX DIMANCHES.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sm2w6fVGOSI/AAAAAAAAFVM/iXEsU4KwNao/s72-c/BeauxDimanch3e00-9bf3e.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-6288351707399764535</id><published>2009-07-27T15:29:00.003+02:00</published><updated>2009-07-27T15:35:35.514+02:00</updated><title type='text'>LA GRIPPE A : GRIPPE DE L'AGRO-INDUSTRIEL.</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sm2s9WudFKI/AAAAAAAAFVE/ccVw2Z8IKuA/s1600-h/grippe.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 229px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5363132901340550306" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sm2s9WudFKI/AAAAAAAAFVE/ccVw2Z8IKuA/s400/grippe.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;La grippe A : la grippe de l’agro-industrie !&lt;br /&gt;Texte d’analyse commun Attac France - Confédération paysanne&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a class="spip_url spip_out" href="http://www.france.attac.org/spip.php?article9914"&gt;http://www.france.attac.org/spip.php?article9914&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le modèle agro-industriel mis en en cause.&lt;br /&gt;La bataille qui s’engage sur le nom de la grippe A-H1N1 permet d’occulter, dans le déferlement médiatique, les réelles causes de l’apparition et de la propagation de ce virus. Pourtant, de plus en plus d’ONG, de chercheurs, de journalistes nord-américains et de témoignages des populations mexicaines mettent en cause le modèle agro-industriel, piloté par les multinationales et engendré par la mondialisation néolibérale.&lt;br /&gt;Il n’existe aucune certitude sur l’origine précise du virus, mêlant des souches humaine, aviaire et porcine. Mais tout laisse à penser que sa transmission est fortement liée à l’agro-industrie. Cela fait des années que de nombreux scientifiques avertissent que l’industrialisation des élevages et la très forte concentration des animaux favorisent la transmission et la recombinaison virales (1) .&lt;br /&gt;Une piste sérieuse concerne la plus grande multinationale de viande porcine, Smithfield Foods, qui s’est implantée, sous le nom de Granjas Carroll, dans la communauté mexicaine de la Gloria. Depuis des mois, les habitants se plaignent de maladies respiratoires et de morts étranges, qu’ils ont très rapidement liées aux conditions d’hygiène scandaleuses de la multinationale (par exemple, des charognes de porc qui pourrissent à l’air libre) (2). C’est ici que le premier cas de grippe porcine a été diagnostiqué dans le pays. Les autorités mexicaines se sont visiblement efforcées d’étouffer l’affaire. Smithfield Foods a pourtant déjà été dénoncée par les populations victimes de ses pratiques d’élevage, qui mettent en danger la santé publique. Mais, comme pour d’autres multinationales agroalimentaires, l’impuissance ou le laxisme des autorités ont permis à la loi du libre investissement de s’imposer.&lt;br /&gt;Un autre foyer potentiel a pu être identifié par des chercheurs américains en Caroline du Nord, où l’agriculture porcine est la plus concentrée et la plus industrialisée du pays (3) . D’autres foyers pourront être identifiés. L’important est de bien voir les énormes risques sanitaires engendrés par une industralisation à outrance de l’élevage par quelques multinationales, cela malgré les avertissements de très nombreux chercheurs et institutions. Depuis quarante ans, on est passé de cinquante à mille porcs par ferme en moyenne aux États-Unis. Les élevages de Smithfield Foods concentrent chacun plusieurs dizaines ou centaines de milliers de porcs confinés dans d’immenses hangars, dans des mares d’excréments, avec de très importantes déjections polluantes et des antibiotiques qui multiplient les résistances. On est à dix mille lieues de l’élevage paysan et familial.&lt;br /&gt;Les causes profondes : libre-échange et mainmise des multinationales&lt;br /&gt;Le fait que cette grippe ait d’abord été localisée au Mexique et en Amérique du Nord n’est certainement pas un hasard. Depuis 1994 a été créée une zone de libre-échange, l’ALENA, entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, consacrant le libre marché au mépris notamment du principe de précaution. Sans possibilité de protection, l’agriculture mexicaine a été décimée par une importation massive de produits agricoles à très bas prix. Les multinationales agroalimentaires des États-Unis ont pu investir et s’implanter massivement au Mexique pour échapper aux réglementations contraignantes imposées dans leur pays. Sans oublier que le Mexique a été soumis à des programmes d’ajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale à partir des années 1980. Ces programmes ont notamment poussé l’agriculture à s’orienter vers les exportations, au détriment des productions vivrières et paysannes. Les conditions étaient réunies pour une dérive vers une agriculture industrialisée, polluante et sans règles environnementales, sociales et sanitaires.&lt;br /&gt;La propagation de cette grippe révèle également l’échec des systèmes de prévention, notamment de l’Organisation mondiale de la santé, et des systèmes de santé publique en Amérique du Nord, privatisés, avec trop peu de moyens et incapables d’une réaction rapide et coordonnée. De plus, l’industrie pharmaceutique a tout fait pour combattre les initiatives des pays du Sud visant à produire, de façon publique et générique, des antiviraux aussi cruciaux que le Tamiflu des laboratoires Roche (4) .&lt;br /&gt;Comme pour la grippe aviaire, une cause profonde se trouve du côté du libre-échange et de la mainmise des multinationales. Il est urgent que soit mise en place une évaluation indépendante de l’origine du virus, des impacts de l’industrialisation des élevages, notamment en Amérique du Nord, et du délabrement du système de santé publique. Ce ne sera pas chose facile : de même que pour la grippe aviaire, il est probable que l’industrie porcine fasse tout pour obstruer les enquêtes. À plus long terme, le modèle agricole industriel, ainsi que les accords de libre-échange et la libéralisation des marchés qui l’ont engendré, doivent être remis en cause. Les échanges mondiaux doivent devenir solidaires et coopératifs, dans le respect du droit à la souveraineté alimentaire et de celui de chaque peuple à protéger son agriculture, en particulier contre les multinationales (5). Sinon, il faut s’attendre à des catastrophes sanitaires d’une ampleur toujours plus grande.&lt;br /&gt;Notes :&lt;br /&gt;(1). Voir le site de l’ONG Grain (http://www.grain.org/articles/ ?id=50) ; Bernice Wuethrich, "Chasing the Fickle Swine Flu", Science, Vol. 299, 2003 ; voir aussi l’article “Expert Panel Highlights Serious Public Health Threats from Industrial Animal Agriculture”, qui relate les avertissements d’un panel d’experts devant le Congrès, en novembre 2008, sur les grands risques sanitaires liés à la concentration des élevages de porcs, http://www.pewtrusts.org/news_room_detail.aspx ?id=37968.&lt;br /&gt;(2). Selon notamment le quotidien régional La Jornada. Dans cette région existent également de nombreux élevages intensifs et industriels de volailles et une grippe aviaire y a sévi récemment, source potentielle d’une recombinaison virale.&lt;br /&gt;(3). Article de Michael Greger, directeur de la santé publique et de l’élevage pour “The Humane Society of the United States”, http://sheepdrove.wordpress.com/2009/04/30/h1n1-flu-virus-link-to-usa-pig-industry/. Le “Bulletin de l’Académie vétérinaire de France” écrivait également en 2004 : “Depuis le début des années 2000, la grippe du porc en France concerne avant tout les élevages de Bretagne, où la densité porcine est la plus élevée. Elle a un impact économique considérable dans les élevages de cette région. L’activité grippale est le fait de virus A/H1 d’origine aviaire (A/H1N1) ou de réassortants (A/H1N2). L’instabilité des virus grippaux suppose d’adapter régulièrement les outils de détection afin de permettre une épidémiosurveillance efficace.”&lt;br /&gt;(4). http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2009/apr/27/swine-flu-mexico-health.&lt;br /&gt;(5). Sur ce sujet paraît bientôt un livre d’Attac Europe-Via campesina Europe, Souveraineté alimentaire : que fait l’Europe ?, Paris, Syllepse, 2009.&lt;br /&gt;Attac France, Confédération Paysanne,&lt;br /&gt;le 6 mai 2009&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.actionconsommation.org/publication/La-grippe-A-la-grippe-de-l-agro.html"&gt;http://www.actionconsommation.org/publication/La-grippe-A-la-grippe-de-l-agro.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-6288351707399764535?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/6288351707399764535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=6288351707399764535' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6288351707399764535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6288351707399764535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/07/la-grippe-grippe-de-lagro-industriel.html' title='LA GRIPPE A : GRIPPE DE L&apos;AGRO-INDUSTRIEL.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sm2s9WudFKI/AAAAAAAAFVE/ccVw2Z8IKuA/s72-c/grippe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-3800434910661862025</id><published>2009-07-25T10:38:00.004+02:00</published><updated>2009-07-25T10:55:01.700+02:00</updated><title type='text'>DU REGNE DE LA BETISE A LA POLITIQUE DE LA TERREUR.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SmrEtLwhBbI/AAAAAAAAFUM/P0qsvGU4pgw/s1600-h/brazil46.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 215px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5362314586867434930" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SmrEtLwhBbI/AAAAAAAAFUM/P0qsvGU4pgw/s400/brazil46.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Du règne de la bêtise à la politique de la terreur / Bernard Stiegler&lt;br /&gt;Publié 21 novembre 2008 dans Flux&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dans les formes les plus avancées de l’époque hyperindustrielle des sociétés de contrôle, la surmoïsation est liquidée, tout comme la figure du père, et avec elle, l’autorité de tout principe. Ces liquidations déchaînent littéralement le ressentiment - ainsi de certaines réactions caricaturales ces derniers mois en France (déclarations pathétiques de Finkielkraut dans la presse à la suite des émeutes urbaines) - ce qui, par un paradoxe qui n’est qu’apparent, et face aux passages à l’acte sans vergogne, c’est-à-dire face aux régressions vers le pire, toujours plus nombreuses, et toujours pires, tend à aggraver les processus de culpabilisation tout en généralisant le défaut de vergogne.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La censure devient alors à la fois :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;- autocensure et organisation sociale de l’inhibition par la désindividuation psychique aussi bien que sociale ;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;- liquidation des barrières à la circulation et à la consommation des marchandises que sont les singularités, ainsi censurées ;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;- destruction conséquente du narcissisme primordial du je comme du nous ;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;- croissance grégaire du on - croissance de ce "désert" qu’est l’immonde.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;J’ai soutenu dans Mécréance et Discrédit I comment ce que j’ai appelé la "prolétarisation généralisée" engendre la désindividuation psychique par la particularisation des singularités. Je tente ici de montrer que ce processus conduit au problème du surmoi, et non seulement du narcissisme, à un processus de désindividuation collective, c’est-à-dire à la liquidation du social comme tel : à la barbarie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La désindividuation comme particularisation des singularités par le calcul devient inévitablement l’organisation fonctionnelle de la libération des pulsions au service de la consommation : l’exploitation de l’énergie libidinale ayant ruiné celle-ci, il n’y a plus à proprement parler de désir, ni donc de surmoi. Et comme il faut cependant continuer à écouler les objets de la production industrielle sur laquelle ne peut plus se fixer une énergie libidinale épuisée, le système fonctionnel qui organise l’écoulement des flux de marchandises, de consciences et d’humeurs en tout genres, à savoir le système des industries culturelles, excite ce qu’il reste lorsqu’il n’y a plus de désir, à savoir : les pulsions.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le désir n’est rien d’autre que la liaison des pulsions, et lorsqu’il est liquidé, elles règnent. Dans le règne des pulsions, le désir ne peut plus accomplir ce qui est son essence, à savoir la sublimation où s’élèvent les corps psychiques et sociaux comme la transindividuation des individuations (comme le processus où l’individuation psychique se concrétise comme individuation collective, ce qui engendre notamment ces rétentions secondaires collectives par lesquelles se constituent des symboles, des significations, des supports synchroniques avec lesquels compose la diachronisation en quoi consiste l’individuation, ce qui confère aux significations leur sens, c’est-à-dire leur motif : leur raison).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C’est pourquoi le règne des pulsions est aussi et nécessairement celui de la bêtise - le pire de tous les maux, nous dit Sophocle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le pire de tous les maux, c’est-à-dire le plus intime. La bêtise inspire la honte : faire l’épreuve de la bêtise comme bêtise, se trouver confronté aux formes innombrables de la bêtise, c’est éprouver cette honte d’être un homme - que les Grecs appellent aidôs -, c’est-à-dire un mortel. Le risque est alors de traiter la bêtise soit comme une erreur, soit comme la culpabilité de vivre cette honte comme une honte devant une culpabilité : le risque est de transformer sa propre honte en culpabilité. Cette honte qui affecte celui qui est confronté à la bêtise, c’est l’expérience de ce que la bêtise est ce qui menace le plus intimement celui qu’elle affecte comme possibilité de sa propre bêtise. Et c’est cette structure d’auto-affectation qui tend alors à se transformer en culpabilité, c’est-à-dire en ressentiment et en dénégation. C’est pourquoi Dork Zabunyan peut écrire que "d’un point de vue transcendantal, la bêtise doit ainsi s’entendre comme étant ma propre bêtise, dans la mesure où ma pensée se découvre comme faculté véritablement engendrée, c’est-à-dire, dans la terminologie deleuzienne, comme faculté supérieure, à travers cet "impouvoir" naturel que la bêtise lui révèle en droit".&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Ethique et morale&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Si la liquidation du désir, à quoi conduit la destruction de l’économie libidinale à l’époque hyperindustrielle des sociétés de contrôle, est nécessairement aussi la liquidation de la justice et du droit, c’est-à-dire du surmoi, c’est également celle de l’éthique, dont l’aidôs est le savoir (comme succulence - saveur - de ce qui fait défaut(s), c’est-à-dire singularités). Et ce savoir, comme savoir de ce qui fait défaut, est nécessairement aussi un non-savoir : un savoir qui reste toujours à venir, et vers lequel il faut s’élever en tant que ce qui consiste sans exister.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C’est pourquoi l’éthique n’est pas la morale : elle est ce qui, comme vergogne, assigne leur place (leur ethos) aux justiciables, précisément en tant qu’ils sont sujets à la différence entre l’existence et la consistance, c’est-à-dire aussi à l’épreuve de la honte, à l’intimité de la bêtise : en tant qu’ils ne sont ni des dieux, qui consistent purement et simplement (dikè est d’abord Dikè, une déesse - celle à laquelle Hésiode s’adresse dans les Travaux et les Jours), ni des bêtes, qui ne peuvent que subsister. L’éthique, comme la justice, est ce qui doit être interprété, et qui ne peut donc en aucun cas être codifié. C’est la raison pour laquelle c’est Hermès, dieu de l’hermeneia en même temps que de l’écriture (des hypomnémata), qui porte aux mortels ces deux sentiments.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L’éthique devient la morale lorsque, comme le droit se posant en principe immuable, et non en processus et en objet d’individuation, c’est-à-dire de désir, elle se fige en un corps de règles d’usages se définissant comme normes de vie, fondées sur la culpabilité, et niant, par là même, la singularité des existences dans leurs expériences propres de la différence irréductible entre ce qui existe et ce qui consiste - c’est-à-dire, aussi bien, niant la singularité des interprétations éthiques que sont les individuations concrétisées. Mais l’éthique commune, c’est aussi ce que concrétisent les moeurs (la Sittlichkeit).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;A l’âge moral et culpabilisateur, le défaut d’existence de ce qui consiste est vécu comme la faute de celui qui existe.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mais cette négation de la singularité des existences par la morale n’est pas encore la désindividuation qu’organise le règne des pulsions dans les sociétés de contrôle. Elle est au contraire ce qui constitue une tendance à la répression avec laquelle le désir compose, et dont il se nourrit, tout comme le principe de réalité est la condition, en tous les sens du terme, du principe de plaisir (c’est ce que Jacques Derrida a appelé leur stricture).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Composition et décomposition (ptôsis : déclin, débandade) de l’économie libidinale : le règne du cynismeL’économie libidinale est une économie de tendances, et la tentation hypostasiante est toujours d’affirmer soit le primat d’une tendance, soit le primat de la tendance contraire. Le mouvement du désir, comme processus d’individuation, est ce qui ne cesse de composer avec ces deux tendances. En revanche, la désindividuation en quoi consiste la prolétarisation généralisée (la perte des savoir-faire et des savoir-vivre des producteurs et des consommateurs, qui, les privant de leurs possibilités d’ex-ister, les prive tout aussi bien des savoirs élémentaires que sont diké et aidôs, et qui constituent l’éthique et la justice du narcissisme primordial), qui est induite par l’hypersynchronisation des temps de conscience (des "temps de cerveaux disponibles") et des mouvements des corps (des comportements - de production ou de consommation), induit la décomposition de ces tendances. C’est dans une telle décomposition (ptôsis) que la mécréance et le discrédit règnent avec les pulsions : le pulsionnel pur est purement cynique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il est admis que la grande secousse qu’aura été, dans de si nombreux pays, le printemps de 1968, fut largement induite par une critique de la morale et du droit bourgeois. On a soutenu avec raison que Herbert Marcuse avait inspiré la jeunesse du monde entier, et en particulier la jeunesse américaine, dans ce mouvement de "contestation" (qui fut cependant aussi provoqué par le cynisme de la politique américaine, dans sa guerre au Vietnam), car c’est ainsi que fut qualifiée, comme "contestation", cette critique qui, du coup, perdit rapidement tout esprit critique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il ne fait pas de doute que l’idéologie de la libération des structures sociales issues du passé (et en effet figées, et qu’il fallait en effet critiquer), qui se répandit après 1968 dans toutes les couches de la société, et dans tous les pays du monde industriel, conduisit à la lente mais inéluctable liquidation des structures d’Etat, et, au-delà, à la fois au renoncement à une politique publique inspirée par une croyance politique, et à la flexibilisation de toutes les structures sociales à quoi devaient finalement conduire ces sociétés de modulation que sont les sociétés de contrôle, toute existence et toute consistance étant réduites par l’impératif de produire et faire circuler des subsistances. Autrement dit, la réaction contre le cynisme d’Etat, dont la guerre du Vietnam fut un symbole mondial, cynisme issu de la raison, de la morale et du droit "bourgeois", cette réaction contre le cynisme qu’aura été la "contestation" aura préparé l’avènement du cynisme sans précédent qui caractérise la décadence des démocraties industrielles comme la plaie de notre temps (Luc Boltanski et Eve Chiapello ont soutenu une thèse proche de la mienne sur ce point dans le Nouvel esprit du capitalisme. J’y reviens dans le tome 3, en soutenant toutefois qu’il s’agit moins là d’un nouvel esprit du capitalisme que d’une perte de l’esprit et de la raison, perte très nouvelle en effet, mais qui est la ruine de ce capitalisme, et non son renouveau).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tout ceci aboutit de nos jours à un immense processus de désublimation, c’est-à-dire, tout aussi bien, à la liquidation de l’éthique et de la justice - dont on se revendique d’autant plus. Et c’est au moment où elles sont liquidées qu’est plus fortement claironné un "retour" aux "valeurs" que sont la morale et le droit. Mais de telles valeurs, sans éthique et sans justice, sont sans valeur. Elles ne permettent aucune individuation, et elles deviennent purement répressives et profondément régressives : elles ne transindividuent rien.Et c’est ce que savent les citoyens, qui n’y croient pas. Mais n’y croyant pas, ils deviennent mécréants, c’est-à-dire cyniques. Et c’est ainsi que se forme le cercle vicieux qui conduira, si rien ne change, à une politique généralisée de la terreur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Bernard Stiegler.Mécréance et Discrédit, 2 : les sociétés incontrôlables d’individus désaffectés / 2006.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href="http://lesilencequiparle.unblog.fr/2008/11/21/du-regne-de-la-betise-a-la-politique-de-la-terreur-bernard-stiegler/"&gt;http://lesilencequiparle.unblog.fr/2008/11/21/du-regne-de-la-betise-a-la-politique-de-la-terreur-bernard-stiegler/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-3800434910661862025?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/3800434910661862025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=3800434910661862025' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/3800434910661862025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/3800434910661862025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/07/du-regne-de-la-betise-la-politique-de.html' title='DU REGNE DE LA BETISE A LA POLITIQUE DE LA TERREUR.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SmrEtLwhBbI/AAAAAAAAFUM/P0qsvGU4pgw/s72-c/brazil46.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-8763094213689364837</id><published>2009-07-17T09:15:00.006+02:00</published><updated>2009-07-17T10:16:16.106+02:00</updated><title type='text'>AU TEMPS DE L'INTERNET C'EST LA VITESSE ET LA CAPACITE A CHANGER QUI SAUVERONT LES INDIVIDUS ET LES ORGANISATIONS.</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SmAykyiaBaI/AAAAAAAAFSc/54TvOIjxpRY/s1600-h/vie_moderne.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5359339164193654178" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SmAykyiaBaI/AAAAAAAAFSc/54TvOIjxpRY/s400/vie_moderne.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Le Monde. Opinions.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Au temps de l'Internet c'est la vitesse et la capacité à changer qui sauveront les individus comme les organisations&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;par Didier Cozin, ingénieur de formation professionnelle.&lt;br /&gt;08.07.09.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Au XIX et XXème siècle nos compatriotes ont massivement quitté les campagnes pour aller s'embaucher en ville dans les entreprises industrielles puis tertiaires. Ce mouvement, à la vitesse de la vapeur, a permis à notre pays de jouer un rôle économique et social important durant deux siècles. Les Rastignac arrivaient par le train depuis leurs campagnes ou de lointaines contrées d'europe de l'Est pour prendre possession de la ville grâce à leur capactité d'adaptation et leur intelligence. Tout cela fut fort bien décrit par nos romanciers et cette société balzacienne a en grande parti façonnée nos mentalités, nos idées politiques, notre développement économique et social (toutes nos institutions sont issues de la IIIème république, du combat pour la laïcité et la neutralité de l'Etat...)&lt;br /&gt;A cette époque là, celle de la vapeur, le rythme du changement (car la vie est changement) épousait celui du train. Un pays changeait au fur et à mesure de l'ouverture des grandes (ou petites) lignes de train et le pays légal avançait lui aussi à la vitesse du train (le fameux train de sénateurs).&lt;br /&gt;Mais notre pays n'a pas fondamentalement changé depuis le XIXème siècle, notre univers politique, économique et social et largement inspiré de cette époque (sans doute bénie) où la France était une des 3 ou 4 grandes nations industrielles de la planète.&lt;br /&gt;Las, rien n'est éternel et désormais nous changeons de braquet, de rythme et d'échelle, ce n'est plus le transport physique des hommes ou des marchandises, qui assure la suprématie d'un pays mais le transport intellectuel des idées, des concepts, des services et des innovations. Internet recompose toutes les hiérarchies (il les casse aussi par ailleurs), les individus, les institutions, les entreprises, les États sont remis en question par Internet et les télécom avec leurs fulgurantes réussites (mais aussi chutes, voir GM aux USA).&lt;br /&gt;A ce nouveau jeu nous avons le plus grand mal à nous adapter. Dans quelques jours le parlement discutera de la réforme de la formation professionnelle. Ce texte a été en grande partie élaboré par des partenaires sociaux nés au XIXème siècle et incapables d'appréhender la vitesse des temps que nous vivons. La réforme de la formation est déjà donc plombée car elle ne prend pas en compte les nouvelles données économiques et sociales induites par la crise.&lt;br /&gt;Si notre pays en a encore les moyens on imagine déjà les rapports et livres blancs qui décriront le chaos et la désespérance sociale qu'aura provoquée cette nouvelle réforme ratée.&lt;br /&gt;Il ne s'agit pourtant pas de mauvaise volonté mais d'une inadaptation profonde d'un modèle économique et social figé et conformiste. Nos compatriotes luttent pour leurs droits acquis. Quand l'humanité comptera bientôt 7 milliards d'individus, quand plus de 1 milliard de travailleurs sont pauvres (moins de 2 $ de revenus par jour) nos petites luttes syndicales ou politiques sont dérisoires. Nous sommes des adeptes du coup de barbouille alors que notre pays doit entrer dans un perpétuel et total mouvement de changement social et intellectuel. Il en semble incapable, tout juste bon à jouer l'autruche avec ses 1/2 mesures et ses palliatifs qui n'en finissent pas d'être insuffisants. Quand le Titanic coule rien ne sert de ramer ou d'écoper dans les soutes du navire, il faut le mettre en cale séche et tout reconstruire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ce sera une évidence dans quelques années mais en aurons nous toujours les moyens ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/07/08/au-temps-de-l-internet-c-est-la-vitesse-et-la-capacite-a-changer-qui-sauveront-les-individus-comme-les-organisations_1216465_3232.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/07/08/au-temps-de-l-internet-c-est-la-vitesse-et-la-capacite-a-changer-qui-sauveront-les-individus-comme-les-organisations_1216465_3232.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-8763094213689364837?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/8763094213689364837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=8763094213689364837' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/8763094213689364837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/8763094213689364837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/07/au-temps-de-linternet-c4est-la-vitesse.html' title='AU TEMPS DE L&apos;INTERNET C&apos;EST LA VITESSE ET LA CAPACITE A CHANGER QUI SAUVERONT LES INDIVIDUS ET LES ORGANISATIONS.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SmAykyiaBaI/AAAAAAAAFSc/54TvOIjxpRY/s72-c/vie_moderne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-3938904337512633721</id><published>2009-07-10T11:21:00.006+02:00</published><updated>2009-07-12T09:01:50.210+02:00</updated><title type='text'>LE MICROCREDIT EST-IL EN PASSE DE TUER LES PAYSANS INDIENS A PETIT FEU ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SlcKG6vYhqI/AAAAAAAAFR8/Zi8R1ILzM00/s1600-h/micro_credit.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 350px; DISPLAY: block; HEIGHT: 397px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5356761395743983266" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SlcKG6vYhqI/AAAAAAAAFR8/Zi8R1ILzM00/s400/micro_credit.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;LE COURRIER.CH. &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Paru le Mardi 16 Juin 2009.&lt;br /&gt;PROPOS RECUEILLIS PAR ISOLDA AGAZZI.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;PAUVRETÉ - Le coordinateur d'Action de Carême en Inde fustige les effets pervers de la microfinance, un système très en vogue dans son pays, et prône un modèle à visage humain fondé sur une micro-épargne. Les Adhivasi et les Dalits représentent le quart de la population indienne. Endettés, ces autochtones et intouchables deviennent les esclaves des propriétaires terriens et n'ont alors plus accès à l'éducation, à l'eau potable, au logement et aux droits civiques au niveau local. Privés de leurs moyens de subsistance, ils sont poussés à la migration par les investissements étrangers dans les mines, les forêts et les agrocarburants. Cette mutation se solde par un nombre impressionnant de suicides. Action de Carême mène depuis seize ans un programme de micro-épargne dans plus de deux mille villages du Nord et du Sud de l'Inde. Son coordinateur national, Ajoy Kumar, met en exergue une approche avec une philosophie opposée à celle de la microfinance prônée par les agences internationales et les ONG. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Entretien.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Quelle est votre recette pour sortir les plus pauvres de la misère?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Ajoy Kumar:&lt;/strong&gt; Nous aidons les Dalits et les Adhivasis à prendre leur destin en main, en créant des banques de graines, dans le Nord de l'Inde, et monétaires, dans le Sud. Une famille parvient à économiser dix kilos de graines par an, ou dix roupies par mois. C'est une somme très modeste, mais elle représente le premier pas vers la sortie de l'esclavage causé par les dettes contractées avec les usuriers et les propriétaires terriens. Ce montant représente le minimum qui peut être payé par les membres les plus pauvres et tout le groupe doit y participer. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les résultats de votre action?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les gens ont commencé à se libérer de la dépendance et à se battre pour leur droit à la terre, qui est l'objectif de notre combat. Au cours des trois dernières années, nous avons obtenu 350 pompes à eau de l'Etat et avons pu acheter 4000 hectares de terre. A mesure que les plus pauvres sortent de leur servitude, les salaires augmentent. Même fortement: ils étaient de dix roupies et sont aujourd'hui de vingt à trente roupies. Pour leur part, les femmes ont appris à revendiquer leurs droits et à s'organiser contre le viol et les violences. Les gens ont pu accéder à la nourriture subventionnée et aux cartes de rationnement. Ainsi, au bout d'une dizaine d'années, une communauté devient autonome, alors nous nous déplaçons dans un autre village. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;A quoi sont affectés ces petits montants épargnés?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ces petits montants servent à financer les besoins alimentaires, sanitaires et culturels, comme les mariages, les naissances et les enterrements. En trois ans, cette épargne peut libérer les plus pauvres de l'esclavage. Dans cette démarche, les lois sont de notre côté, car le servage est interdit en Inde. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;En quoi le système de micro-épargne est-il fondamentalement différent du microcrédit?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ce sont des prêts à des fins de subsistance, non pour des activités génératrices de revenu. Le système de micro-épargne n'a pas du tout vocation à faire fonctionner le marché. C'est toute la différence avec la microfinance. Ce business, lancé par les banques et les institutions de crédit, part du principe que les gens manquent de capitaux, et qu'il faut donc leur octroyer des crédits pour des activités commerciales et non de subsistance. Mais c'est oublier que les plus pauvres, notamment les paysans indiens, n'ont pas de potentiel en matière de 'business' parce qu'ils n'ont pas la mentalité du profit. Les institutions de microfinance et les ONG prônent le microcrédit aveuglément. Comment le système de micro-épargne peut-il interagir avec la globalisation? En aucune manière. La globalisation écrase les petits commerçants. Un exemple? La construction du métro allemand, à Bangalore. Ce chantier a éjecté du marché 20 000 petits commerçants locaux. Le gouvernement se défend en prétextant qu'il a accordé la licence à cause des accords commerciaux signés avec ses partenaires européens. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les effets pervers du microcrédit en Inde?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les pauvres prennent ces crédits parce qu'il s'agit d'argent facile. Mais lorsqu'ils sont très endettés, ils sont obligés d'émigrer pour échapper à un système qui les étrangle. Mais pas aux instituts de crédit, qui sont prêts à tout pour récupérer leur mise. Près d'Hyderabad, on a empêché l'enterrement d'un mort jusqu'à ce que sa famille rembourse sa dette... Dans ma région, deux filles ont été kidnappées pour les mêmes raisons. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Pour quelles catégories le microcrédit pourrait-il être une solution viable, selon vous?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Peut-être, dans certains cas, pour les paysans et les commerçants. Mais pour les plus pauvres, c'est la perte assurée. Les propriétaires terriens, au moins, font attention à leurs 'serfs' parce qu'ils en ont besoin. Mais les institutions de microfinance, non! Quand les gens ne remboursent pas, elles sortent les muscles. Beaucoup de paysans indiens se suicident à cause des microcrédits qu'ils ont contractés notamment pour acheter les semences OGM. Idéologiquement, la microfinance, c'est du business, pas un moyen de lutter contre la pauvreté. Le problème est que le gouvernement indien soutient le microcrédit. Il est à la mode, pas seulement en Inde, mais aussi en Europe. INFOSUD&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&amp;amp;file=article&amp;amp;sid=442726"&gt;http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&amp;amp;file=article&amp;amp;sid=442726&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;　&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-3938904337512633721?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/3938904337512633721/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=3938904337512633721' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/3938904337512633721'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/3938904337512633721'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/07/le-microcredit-est-il-en-passe-de-tuer.html' title='LE MICROCREDIT EST-IL EN PASSE DE TUER LES PAYSANS INDIENS A PETIT FEU ?'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SlcKG6vYhqI/AAAAAAAAFR8/Zi8R1ILzM00/s72-c/micro_credit.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-9138949777806358015</id><published>2009-07-06T16:53:00.004+02:00</published><updated>2009-07-06T17:00:59.918+02:00</updated><title type='text'>LE PETIT MALIN QUI FAIT GRIMPER LE COURS DU PETROLE...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SlIQxKOB_HI/AAAAAAAAFRc/BrHIwhhwZBI/s1600-h/baril_petrole_hausse_record_crise_inflation.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5355361343639780466" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SlIQxKOB_HI/AAAAAAAAFRc/BrHIwhhwZBI/s400/baril_petrole_hausse_record_crise_inflation.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Le petit malin qui a fait grimper le cours du pétrole... et les autres&lt;br /&gt;LE MONDE 06.07.09 15h49&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Comment faire monter le prix du baril du pétrole de 2,50 dollars en moins d'une heure ? Facile. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Vous prenez d'abord une position massive sur des contrats futurs aux toutes premières heures du jour, quand il y a encore peu d'activité sur le marché. Ensuite, vous ne touchez plus à rien : il suffit de laisser agir les professionnels du marché.&lt;br /&gt;Voilà ce qui est supposé s'être passé à Londres, mardi 30 juin très tôt, avec pour protagoniste principal un trader de chez PVM Oil, un nommé Steve Perkins, d'après les informations du Financial Times. L'opération illicite a été passée via la plate-forme ICE Futures Europe, où les courtiers prennent des positions à un horizon de plusieurs mois. Elle aurait à elle seule fait bondir le cours du pétrole brut de 71 à 73,50 dollars le baril.&lt;br /&gt;Les contrats futurs portaient apparemment sur un volume de 9 millions de barils. Pour vous donner une idée de l'ampleur de l'initiative, sachez que le premier producteur mondial de pétrole qu'est l'Arabie saoudite produit 11 millions de barils par jour.&lt;br /&gt;Quelque 650 millions de dollars (465 millions d'euros) étaient en jeu. Bien évidemment, le courtier indélicat n'a eu à mobiliser qu'une faible fraction de cette somme. Son ordre a représenté la moitié des mouvements du mardi matin.&lt;br /&gt;Interpellés par la hausse brutale du cours, traders et systèmes informatiques se sont mis à surfer sur la tendance, alors qu'aucune information significative ne venait la conforter. Sept millions de barils ont ainsi fait l'objet de contrats en l'espace d'une heure, ce qui a encore fait progresser le cours.&lt;br /&gt;LIMITER LES PERTES&lt;br /&gt;Chez PVM Oil, les systèmes de contrôle informatique ont vite détecté le profil atypique de la position. La société a alors commencé à se délester de son énorme stock de contrats futurs, créant ainsi un mouvement massif de vente.&lt;br /&gt;Elle a réussi à limiter ses pertes à 10 millions de livres sterling (11,7 millions d'euros) en les écoulant avec la plus grande célérité, ce qui est une sacrée performance. Mais l'incident montre que le cours de la matière première la plus échangée au monde peut être manipulé sans grande difficulté.&lt;br /&gt;Les motivations du trader incriminé ne sont pas établies. Témérité ? Malveillance ? Ce qui est certain, c'est que les confrères qui l'ont suivi aveuglément se sont tout simplement ridiculisés.&lt;br /&gt;(Traduction de Christine Lahuec.)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/07/06/le-petit-malin-qui-a-fait-grimper-le-cours-du-petrole-et-les-autres_1215783_1101386.html#xtor=AL-32280184"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/07/06/le-petit-malin-qui-a-fait-grimper-le-cours-du-petrole-et-les-autres_1215783_1101386.html#xtor=AL-32280184&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-9138949777806358015?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/9138949777806358015/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=9138949777806358015' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/9138949777806358015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/9138949777806358015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/07/le-petit-malin-qui-fait-grimper-le.html' title='LE PETIT MALIN QUI FAIT GRIMPER LE COURS DU PETROLE...'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SlIQxKOB_HI/AAAAAAAAFRc/BrHIwhhwZBI/s72-c/baril_petrole_hausse_record_crise_inflation.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-653751746922448597</id><published>2009-06-23T08:29:00.003+02:00</published><updated>2009-06-23T08:36:09.025+02:00</updated><title type='text'>ET SI LE PIRE DE LA CRISE ETAIT IMMINENT.</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SkB2qBKfFwI/AAAAAAAAFOk/2ObYVabG6RM/s1600-h/HD_headshot.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 363px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350406821555148546" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SkB2qBKfFwI/AAAAAAAAFOk/2ObYVabG6RM/s400/HD_headshot.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;LIBERATION. FR Économie 22/06/2009 à 12h28 (mise à jour à 12h44)&lt;br /&gt;Et si le pire de la crise était imminent?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;L'analyste américain Harry Dent, qui avait annoncé dans un livre en 2004 une dépression économique profonde à l'horizon 2010, prédit que le monde va connaître dans les deux ans un crash encore plus grave que l'actuel.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L'homme a suffisamment démontré son sérieux par le passé pour être sinon entendu, au moins écouté. Selon l'analyste Harry Dent, l'économie mondiale va connaître dans les deux prochaines années une crise plus grave encore que celle qu'elle traverse actuellement. En 2004, l'Américain avait prédit dans un livre (1) un pic de croissance entre 2005 et 2009, avant une crise profonde à l'horizon 2010.&lt;br /&gt;D'après cet économiste, qui base notamment ses analyses sur l'évolution démographique et l’influence des courbes de natalité, le pire est devant nous contrairement à l'avis de plusieurs experts qui considèrent avec optimisme certains signes de reprise.&lt;br /&gt;La génération du «baby boom» va désormais limiter ses dépenses, provoquant une spirale à la baisse des marchés immobilier et boursier, affirme Harry Dent, selon lequel les marchés boursiers vont continuer à monter au cours des prochains mois mais vont à nouveau s'écrouler vers la fin de l'année quand le système bancaire connaîtra une nouvelle débâcle qui culminera en 2011.&lt;br /&gt;L'économiste insiste sur le fait que la génération des baby boomers dans le monde occidental consomme moins avec l'âge, «comme cela s'est déjà vérifié au Japon dans les années 1990». «(Leurs) enfants vont quitter le nid et l'économie va ralentir exactement comme cela s'est passé au Japon dans les années 1990.»&lt;br /&gt;(1) «2005-2009, 5 années de croissance devant nous», Harry Dent, éditions First.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/economie/0101575555-et-si-le-pire-de-la-crise-etait-imminent"&gt;http://www.liberation.fr/economie/0101575555-et-si-le-pire-de-la-crise-etait-imminent&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/l%20PRIVATE%20TYPE=PICT;ALT=AgrandirlatailledepoliceHYPERLINK/lHYPERLINK/lPRIVATETYPE=PICT;ALT=HYPERLINK/lHYPERLINK/lPRIVATETYPE=PICT;ALT=Imprimer%20l" lprivatetype="PICT;ALT=Envoyer%20l'articleHYPERLINK/lHYPERLINK/lPRIVATETYPE=PICT;ALT=RÃ©agirHYPERLINK/lHYPERLINK/lFPRIVATETYPE=PICT;ALT=Ajouter&amp;quot;"&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-653751746922448597?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/653751746922448597/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=653751746922448597' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/653751746922448597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/653751746922448597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/06/et-si-le-pire-de-la-crise-etait.html' title='ET SI LE PIRE DE LA CRISE ETAIT IMMINENT.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SkB2qBKfFwI/AAAAAAAAFOk/2ObYVabG6RM/s72-c/HD_headshot.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-2864880335711546998</id><published>2009-06-15T08:24:00.006+02:00</published><updated>2009-06-15T08:36:33.275+02:00</updated><title type='text'>QUAND LES JOUEURS DE JEUX VIDEO INSTRUISENT LES INTELLIGENCES ARTIFICIELLES.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SjXq8EbQUaI/AAAAAAAAFNk/stExCULZ0_c/s1600-h/intelligence+artificielle.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347438450273440162" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SjXq8EbQUaI/AAAAAAAAFNk/stExCULZ0_c/s400/intelligence+artificielle.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Quand les joueurs de jeux vidéo "instruisent" les intelligences artificielles&lt;br /&gt;LEMONDE.FR  10.06.09  15h17 • Mis à jour le 10.06.09  15h24&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les joueurs de jeux vidéo ont l'habitude d'interagir avec des intelligences artificielles. Depuis peu, les chercheurs ont compris qu'ils pouvaient mettre ces pratiques ludiques à profit.&lt;br /&gt;Les universitaires de Carnegie Mellon, aux Etats-Unis, utilisent l'attrait du jeu pour améliorer la pertinence des moteurs de recherche. "En dépit des avancées colossales des cinquante dernières années, les ordinateurs ne possèdent toujours pas les concepts de base, ou les capacités de perception considérées comme évidentes pour plupart des humains", souligne Luis Van Ahn, responsable du programme GWAP (Games with a purpose).&lt;br /&gt;A l'inverse, avec le logiciel GIVE (Generating instructions in virtual environments), les êtres de synthèse apprennent à donner des directives aux humains, sous le regard approbateur des chercheurs de la Northwestern University, dans l'Illinois. Les chercheurs disposent ainsi de données utilisées pour améliorer les capacités d'interaction entre l'homme et la machine.&lt;br /&gt;Pour instruire la machine, les universitaires proposent un mini-portail de cinq jeux. Exemple type de ces applications mobilisant l'intelligence collective, Extra Sensory Perception a pour but d'affiner les mots-clés utilisés pour désigner une image. Face à une même photographie, deux joueurs doivent trouver des "tags" communs. Google, qui a compris le potentiel d'une telle application, propose désormais une technologie équivalente.&lt;br /&gt;LES MONDES VIRTUELS COMME LABORATOIRES&lt;br /&gt;Si les deux précédentes initiatives tiennent de l'expérimentation en 3 dimensions, l'utilisation des mondes virtuels, tels que Second Life, constitue un test à plus grande échelle. Depuis le mois de mars, un avatar pas comme les autres évolue dans l'univers virtuel créé par Linden Labs. Surnommé "Eddie", c'est une intelligence artificielle autonome, qui dispose des capacités mentales d'un enfant de 4 ans. Cet être de synthèse s'ajoute aux nombreux robots, à l'intelligence minimaliste, qui entretiennent l'illusion d'une présence permanente.&lt;/span&gt; &lt;div&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/06/10/quand-les-joueurs-de-jeux-video-instruisent-les-intelligences-artificielles_1201417_651865.html#ens_id=1201461"&gt;http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/06/10/quand-les-joueurs-de-jeux-video-instruisent-les-intelligences-artificielles_1201417_651865.html#ens_id=1201461&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-2864880335711546998?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/2864880335711546998/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=2864880335711546998' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/2864880335711546998'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/2864880335711546998'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/06/quand-les-joueurs-de-jeux-video.html' title='QUAND LES JOUEURS DE JEUX VIDEO INSTRUISENT LES INTELLIGENCES ARTIFICIELLES.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SjXq8EbQUaI/AAAAAAAAFNk/stExCULZ0_c/s72-c/intelligence+artificielle.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-8264243515835833722</id><published>2009-06-10T07:46:00.006+02:00</published><updated>2009-06-10T07:59:13.525+02:00</updated><title type='text'>ARBITRER ENTRE NATURE ET INDUSTRIE POUR QUE LA VIE SOIT GAGNANTE.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Si9KoMXwPNI/AAAAAAAAFK0/EmXF64ZZ0DQ/s1600-h/autissier_marchetti-reglain_gamma_copie.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345573337088146642" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 155px; CURSOR: hand; HEIGHT: 103px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Si9KoMXwPNI/AAAAAAAAFK0/EmXF64ZZ0DQ/s400/autissier_marchetti-reglain_gamma_copie.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"Arbitrer entre nature et industrie pour que la vie soit gagnante"&lt;br /&gt;LE MONDE 06.06.09 15h33 • Mis à jour le 06.06.09 15h33 &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;J'avoue un moment de faiblesse. Pourtant ces discussions du Grenelle de la mer me passionnent. Mais est-ce la fatigue ou ce ciel trop bleu qui m'encourage à la rêverie ? Pour quelques minutes, comme une mauvaise élève, je ferme les yeux et me projette trente mille ans en arrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde un homme sortir prudemment d'un fourré. Il a un bâton à la main et s'avance vers la plage. Je crois qu'il a peur de cet espace découvert de l'estran qui le rend vulnérable. Peur aussi de cette étendue infinie et grondante qui roule ses lames devant lui. Peut-être a-t-il le mauvais souvenir de s'être fait surprendre, de s'être fait à moitié étouffer par une vague traîtresse, alors qu'il s'avançait à la poursuite d'un crabe. Car sûrement, c'est la faim qui l'a amené là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son bâton, il sait gratter le sable pour déterrer les coquillages, fouiller la laisse de mer à la recherche de crustacés, sans doute assommer un poisson égaré dans une flaque, ou courir les falaises et dénicher des oeufs. La grève le nourrit en toutes saisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assis sur le sable, il s'interroge sur le moyen de partir sur cette mer où sautent, par temps calme, d'innombrables poissons. L'océan le tente et l'inquiète, il y perçoit des promesses de satiété mais aussi les risques d'un univers fondamentalement différent de sa forêt côtière. Il est sur le bord d'un monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être est-il venu chercher quelques-uns de ces coquillages dont il aime se faire des colliers. Seule la côte peut lui offrir ces petites boules aux couleurs brunes ou pastel, ces coques aux larges stries, et parfois même l'encre d'une seiche échouée avec laquelle il se peindra le corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si, tout simplement, il n'était venu là que pour rêver, que pour rentrer en lui-même, parce qu'il sait depuis longtemps que la contemplation du déferlement des vagues et de l'infinie surface de l'océan l'emplit d'une force étrange. Il voit, ici mieux qu'ailleurs, la marque des dieux dans l'inexplicable balancement des marées, dans la générosité de la mer nourricière ou dans la soudaine colère d'une déferlante. Il perçoit que ce face-à-face de deux mondes est fécond et qu'il en nourrit son esprit autant que son corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je jure que je n'ai pas fermé les yeux plus de quelques secondes. Mais mon Homo sapiens continue à m'accompagner, pendant que ses lointains descendants réfléchissent à protéger et valoriser le littoral. Car c'est cela, au fond, la grande nouveauté en filigrane de ce Grenelle de la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lui a rêvé de vaincre sa peur et de creuser un tronc, en forme de pirogue, pour partir à la chasse et à la découverte. Il a pu imaginer planter des nasses et des filets sur l'estran en utilisant astucieusement les marées, peut-être bâtir des huttes au débouché d'une rivière ou élever des autels pour célébrer une cosmogonie marine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MILLIONS DE TONNES DE DÉCHETS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais il n'aurait pu penser que l'homme s'impose à la nature, que siècle après siècle, l'on construise villes et ports, que l'on sillonne l'océan, que l'on tire 100 millions de tonnes de poissons de la mer chaque année et que l'on y déverse aussi des millions de tonnes de déchets, mais aussi que la mer inspire légendes et créations dans toutes les civilisations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, jamais il n'aurait pu envisager que l'homme se mette un jour à gouverner ce qui paraissait relever des dieux. Bien sûr, nous ne sommes pas ces dieux, mais notre énergie, notre intelligence, nos rêves ou notre avidité, et notre nombre aussi, nous ont rendus capables de modifier en profondeur l'environnement, pour le meilleur et pour le pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'équilibre que cet homme du paléolithique avait su tisser avec la mer et le rivage, saurons-nous le recréer, dans une forme renouvelée et arbitrer par nous-mêmes entre nature et industrie pour que la vie soit gagnante ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du fond de la salle du Muséum d'histoire naturelle, je songe à ces dizaines de milliers de générations qui ont eu la mer en partage et à la responsabilité qui nous incombe vis-à-vis d'elles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quoi me ragaillardir au travail !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Isabelle Autissier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/06/arbitrer-entre-nature-et-industrie-pour-que-la-vie-soit-gagnante_1203287_3244.html"&gt;http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/06/arbitrer-entre-nature-et-industrie-pour-que-la-vie-soit-gagnante_1203287_3244.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-8264243515835833722?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/8264243515835833722/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=8264243515835833722' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/8264243515835833722'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/8264243515835833722'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/06/arbitrer-entre-nature-et-industrie-pour.html' title='ARBITRER ENTRE NATURE ET INDUSTRIE POUR QUE LA VIE SOIT GAGNANTE.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Si9KoMXwPNI/AAAAAAAAFK0/EmXF64ZZ0DQ/s72-c/autissier_marchetti-reglain_gamma_copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-1212701870973876613</id><published>2009-06-05T15:32:00.006+02:00</published><updated>2009-06-10T08:00:21.474+02:00</updated><title type='text'>L'ECOLE A L'AGONIE.</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SikfIjK9tSI/AAAAAAAAFKc/AuAfSIicFkw/s1600-h/ecole.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343836664592446754" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SikfIjK9tSI/AAAAAAAAFKc/AuAfSIicFkw/s400/ecole.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Nº2326 SEMAINE DU JEUDI 04 Juin 2009. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Nouvel Observateur &lt;&gt;&lt;a title="Augmenter la taille du texte" onclick="txt_fontsize_plus();" href="javascript:void(0);"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a title="Réduire la taille du texte" onclick="txt_fontsize_moins();" href="javascript:void(0);"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a title="Réagissez à cet article" href="http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/reagir/reagir_p1.php?id_article=402822&amp;amp;mag=obs"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a title="Imprimer cet article" onclick="window.open('http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/scripts/print.php', 'print', 'height=450, width=600, toolbar=no, menubar=no, location=no, resizable=yes, scrollbars=yes, status=no'); return false;" href="http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/scripts/print.php"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a class="texteSection" title="Envoyer cet article à un(e) ami(e)" href="javascript:mail(" titre="L'école"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a title="" href="javascript:translate(65544);"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a title="" href="javascript:translate(2097160);"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'école à l'agonie. Gigantisme et violence la condamnent, comme jadis les dinosaures, à une extinction progressive.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il y a dans «la Journée de la jupe» une scène qui me poursuit depuis que j'ai vu ce film remarquable : celle où Isabelle Adjani, prof de français en proie à ses élèves, braque le plus odieux d'entre eux avec un revolver échappé d'un cartable et parvient alors à lui faire «avouer» ce que jusqu'ici il se refusait obstinément à dire, et peut-être à savoir : que le vrai nom de Molière était Jean-Baptiste Poquelin.Cette scène est évidemment une parabole. Puisque la force et les rapports de force tendent à devenir dominants dans l'univers scolaire, il n'y a pas de raison que l'acte d'enseigner proprement dit échappe miraculeusement à la nouvelle loi du milieu. Dans ces conditions, «l'école ouverte», c'est la pédagogie à coups de marteau. Toutes les bonnes âmes se scandaliseront d'un constat implicitement «réactionnaire», mais je n'en ai cure : ce qui est réactionnaire, et même tendanciellement fasciste, c'est l'irruption de la violence dans le domaine du savoir.Platon : «Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants..., lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter; lorsque les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus rien au-dessus d'eux, c'est le début de la tyrannie.»Corollaire : cette école où l'on menace - que dis-je ? - où l'on frappe les institutrices avec des couteaux de cuisine est aussi celle où l'on arrête des enfants de 6 ans pour les interroger pendant deux heures et où l'on convoque au commissariat un gamin de 8 ans pour une bagarre dans la cour de récréation. C'est aussi celle où l'on parle de fouiller tous les cartables à l'entrée - pourquoi pas une fouille au corps ? - et de faire passer les élèves par des portiques de sécurité. L'irruption de la violence ordinaire dans la classe débouche sur les procédures ordinaires de la société civile : police, justice, prison. Autrement dit, l'école est désormais considérée comme un lieu dangereux, aussi dangereux que les avions, les aérogares et les parloirs de prison.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Regardons les choses en face. Le gigantisme de l'institution scolaire, la prolongation sans fin de la scolarité, loin d'être des signes de bonne santé, pourraient avoir la même conséquence que pour ces dinosaures de l'ère secondaire : une extinction progressive. Si l'école n'existait pas, on ne l'inventerait plus sous sa forme actuelle. L'obligation scolaire, qui fut conçue à la fin du XIXe siècle comme un moyen de protection des enfants contre le travail précoce, et comme la base de l'égalité entre jeunes Français, est en train de se retourner contre ses objectifs mêmes. Combinée à la violence en milieu scolaire, elle interdit toute possibilité de pacification par exclusion des éléments perturbateurs et ouvre la voie à une extension indéfinie de l'enseignement privé qui a, lui, les moyens de se défendre.L'institution scolaire tout entière est devenue l'un des éléments du schéma tripartite des sociétés industrielles et capitalistes : les jeunes à l'école, les adultes à l'usine ou au bureau, les vieillards à l'asile. Etonnez-vous après cela qu'elle soit ressentie par les jeunes comme l'une des formes de l'emprisonnement social. Voyez encore, dans «la Journée de la jupe», les armoires à glace auxquelles la prof est confrontée : ils ont de l'argent, des motos, des portables, des copines. Et l'on attend de ces jeunes adultes piaffant devant la vie le comportement docile des chères têtes blondes à blouse noire de la communale sous la IIIe République ? C'est se moquer.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Certes, toute société a besoin d'une institution qui apprenne aux enfants les langages de base qui y ont cours : c'est l'enseignement primaire. A l'autre bout, l'enseignement supérieur est une nécessité pour développer la recherche et la formation professionnelle de haut niveau. Entre les deux, la double mission dévolue à l'enseignement secondaire, la culture générale et la garderie des ados (on le voit bien les jours de grève), cette double mission est en train de se défaire sous nos yeux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C'était ma contribution de base à tout projet de réforme de l'enseignement présent ou à venir, de droite ou de gauche, possible ou impossible. «A développer», comme écrit le prof en marge des copies d'élèves.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jacques Julliard. Le Nouvel Observateur.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2326/articles/a402822-.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2326/articles/a402822-.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-1212701870973876613?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/1212701870973876613/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=1212701870973876613' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/1212701870973876613'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/1212701870973876613'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/06/n2326-semaine-du-jeudi-04-juin-2009.html' title='L&apos;ECOLE A L&apos;AGONIE.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SikfIjK9tSI/AAAAAAAAFKc/AuAfSIicFkw/s72-c/ecole.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-3935818675612635028</id><published>2009-05-20T08:46:00.002+02:00</published><updated>2009-05-20T08:52:57.858+02:00</updated><title type='text'>DISCOURS SUR LA MISERE. VICTOR HUGO.</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/ShOngSisNAI/AAAAAAAAFJk/tV84c43thjc/s1600-h/Victor_Hugo+5.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5337794156539163650" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 302px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/ShOngSisNAI/AAAAAAAAFJk/tV84c43thjc/s400/Victor_Hugo+5.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;0 Couvre feu contre la misère !&lt;/strong&gt; &lt;div&gt;&lt;strong&gt;«Discours sur la misère»,à l'Assemblée Nationale, le 9 juillet 1849.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;«Je ne suis pas, Messieurs, de ceux qui croient qu'on peut supprimer la souffrance en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu'on peut détruire la misère. Remarquez-le bien, Messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut disparaître comme la lèpre a disparu. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Détruire la misère ! Oui, cela est possible ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n'est pas le fait, le devoir n'est pas rempli.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La misère, Messieurs, j'aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu'où elle peut aller, jusqu'où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen-âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mon Dieu, je n'hésite pas à les citer, ces faits. Ils sont tristes, mais nécessaires à révéler ; et tenez, s'il faut dire toute ma pensée, je voudrais qu'il sortît de cette assemblée, et au besoin j'en ferai la proposition formelle, une grande et solennelle enquête sur la situation vraie des classes laborieuses et souffrantes en France. Je voudrais que tous les faits éclatassent au grand jour. Comment veut-on guérir le mal si l'on ne sonde pas les plaies ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Voici donc ces faits : Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l'émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n'ayant pour lits, n'ayant pour couvertures, j'ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures humaines s'enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l'hiver. Voilà un fait. En voici d'autres : Ces jours derniers, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n'épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l'on a constaté après sa mort qu'il n'avait pas mangé depuis six jours. Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société toute entière ; que je m'en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l'homme, que ce sont des crimes envers Dieu ! Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m'écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n'est qu'un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n'importe, je ne connais pas, moi de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette assemblée n'eût qu'une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, l'abolition de la misère ! Et, messieurs, je ne m'adresse pas seulement à votre générosité, je m'adresse à ce qu'il y a de plus sérieux dans le sentiment politique d'une assemblée de législateurs ! Et à ce sujet, un dernier mot : je terminerai là.Messieurs, comme je vous le disais tout à l'heure, vous venez avec le concours de la garde nationale, de l'armée et de toutes les forces vives du pays, vous venez de raffermir l'Etat ébranlé encore une fois. Vous n'avez reculé devant aucun péril, vous n'avez hésité devant aucun devoir. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable... Eh bien ! Vous n'avez rien fait !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Vous n'avez rien fait, j'insiste sur ce point, tant que l'ordre matériel raffermi n'a point pour base l'ordre moral consolidé ! Vous n'avez rien fait tant que le peuple souffre ! Vous n'avez rien fait tant qu'il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n'avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l'âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et ont travaillé peuvent être sans asile ! tant que l'usure dévore nos campagnes, tant qu'on meurt de faim dans nos villes tant qu'il n'y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de coeur ! Vous n'avez rien fait, tant que l'esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! Vous n'avez rien fait, rien fait, tant que dans cette oeuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l'homme méchant a pour collaborateur fatal l'homme malheureux !»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Victor Hugo&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-3935818675612635028?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/3935818675612635028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=3935818675612635028' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/3935818675612635028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/3935818675612635028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/05/discours-sur-la-misere-victor-hugo.html' title='DISCOURS SUR LA MISERE. VICTOR HUGO.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/ShOngSisNAI/AAAAAAAAFJk/tV84c43thjc/s72-c/Victor_Hugo+5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-5989280963437725581</id><published>2009-05-19T10:51:00.004+02:00</published><updated>2009-05-19T20:19:11.358+02:00</updated><title type='text'>DECROISSANCE. PROBLEMES DE TRANSITION.</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/ShJ1TKyhwKI/AAAAAAAAFJc/N9AR0JKU4u0/s1600-h/decroiss+consom_CM-8361e.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5337457480561705122" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 237px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/ShJ1TKyhwKI/AAAAAAAAFJc/N9AR0JKU4u0/s400/decroiss+consom_CM-8361e.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Questions sur la “décroissance”1 09 2008&lt;br /&gt;« La décroissance soutenable face à la question du « comment ? »&lt;br /&gt;Une remise en perspective par les processus de transition et leurs&lt;br /&gt;conditions de réalisation &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Communication pour la conférence internationale « Economic degrowth for&lt;br /&gt;ecological sustainability and social equity », Paris, 19 avril 2008.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://events.it-sudparis.eu/degrowthconference/themes/8Closing%20plenary/Rumpala%20Y%20Degrowth%20Paris%20april%202008%20paper.pdf"&gt;=&gt; Télécharger la contribution&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Résumé :&lt;br /&gt;Dans ses grandes lignes, la thématique de la « décroissance soutenable » a jusqu’à présent surtout consisté à présenter et justifier un nouvel horizon commun permettant aux populations de la planète de sortir de situations actuelles pesant sur la soutenabilité écologiques et les vies humaines. Mais, pour passer d’un état à un autre, aux caractéristiques différentes, il faut une transition. Pour que le projet soit crédible, il devrait donc aussi passer par une étape de réflexion sur la transition qui permettrait d’avancer vers une « décroissance soutenable », et notamment sur la forme de cette transition et ses modalités. De ce point de vue, alors qu’il s’agit de sortir de trajectoires jugées dommageables, les propositions sur la « décroissance » souffrent de n’être pas véritablement articulées à une théorie du changement. Celle-ci apparaît pourtant essentielle pour pouvoir penser les conditions sous lesquelles ce genre de vaste projet peut s’appliquer. En guise de base de départ, cette contribution suggère trois axes de réflexion qui s’avèrent déterminants parce qu’ils correspondent aussi à des champs de confrontation face au monde actuel, à savoir : le rapport aux valeurs dominantes, qui joue fortement sur les conditions de diffusion et d’acceptation des idées ; les possibilités de généralisation des pratiques et de capitalisation des expériences ; et les possibilités de renversement des contraintes structurelles grâce à la coordination et à la mise en réseau des initiatives existantes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://events.it-sudparis.eu/degrowthconference/themes/8Closing%20plenary/Rumpala%20Y%20Degrowth%20Paris%20april%202008%20paper.pdf"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://events.it-sudparis.eu/degrowthconference/themes/8Closing%20plenary/Rumpala%20Y%20Degrowth%20Paris%20april%202008%20paper.pdf&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-5989280963437725581?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/5989280963437725581/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=5989280963437725581' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/5989280963437725581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/5989280963437725581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/05/decroissance-problemes-de-transitions.html' title='DECROISSANCE. PROBLEMES DE TRANSITION.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/ShJ1TKyhwKI/AAAAAAAAFJc/N9AR0JKU4u0/s72-c/decroiss+consom_CM-8361e.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-5619587469628110475</id><published>2009-05-13T21:57:00.002+02:00</published><updated>2009-05-13T22:04:40.058+02:00</updated><title type='text'>VICTOR HUGO. LA PROPRIETE ARTISTIQUE.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgsmbbsL-KI/AAAAAAAAFJU/QgGLhqIIq7E/s1600-h/Hugo.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335400436281899170" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 302px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgsmbbsL-KI/AAAAAAAAFJU/QgGLhqIIq7E/s400/Hugo.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;(21 Juin 1878 - Allocution de Victor Hugo au Congrès Littéraire International sur sa position concernant la propriété artistique ).&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"Messieurs ,&lt;br /&gt;dans cette grave question de la propriété littéraire, il y a deux unités en présence : l'auteur et la société. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je me sers de ce mot unité pour abréger ; ce sont comme deux personnes distinctes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tout à l'heure nous allons aborder la question d'un tiers, l'héritier. Quant à moi, je n'hésite pas à dire que le droit le plus absolu, le plus complet, appartient à ces deux unités : l'auteur qui est la première unité, la société qui est la seconde.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L'auteur donne le livre, la société l'accepte ou ne l'accepte pas. Le livre est fait par l'auteur, le sort du livre est fait par la société.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L'héritier ne fait pas le livre ; il ne peut avoir les droits de l'auteur. L'héritier ne fait pas le succès ; il ne peut avoir le droit de la société.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je verrais avec peine le Congrès reconnaître une valeur quelconque à la volonté de l'héritier.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ne prenons pas de faux points de départ. L'auteur sait ce qu'il fait ; la société sait ce qu'elle fait ; l'héritier, non. Il est neutre et passif.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Examinons d'abord les droits contradictoires de ces deux unités : l'auteur qui crée le livre, la société qui accepte ou refuse cette création. L'auteur a évidemment un droit absolu sur son oeuvre, ce droit est complet. Il va très loin, car il va jusqu'à la destruction. Mais entendons-nous bien sur cette destruction.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Avant la publication l'auteur a un droit incontestable et illimité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mais dès que l'oeuvre est publiée, l'auteur n'en est plus le maître.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C'est alors l'autre personnage qui s'en empare, appelez-le du nom que vous voudrez : esprit humain, domaine public, société. C'est ce personnage-là qui dit : Je suis là, je prends cette oeuvre, j'en fais ce que je crois devoir en faire, moi, esprit humain ; je la possède, elle est à moi désormais.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L'oeuvre n'appartient plus à l'auteur lui-même, il n'en peut désormais rien retrancher.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L'homme qui vous parle en ce moment a commencé par être catholique et monarchiste. Il a subi les conséquences d'une éducation aristocratique et cléricale. L'a-t-on vu refuser l'autorisation de rééditer des oeuvres de sa presque enfance ? Non.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;J'ai tenu à marquer mon point de départ. J'ai voulu pouvoir dire : Voilà d'où je suis parti et voilà où je suis arrivé. Je ne veux pas supprimer les premières années de ma vie. Mais je vais bien plus loin , je dis : Il ne dépend pas de l'auteur de faire une rature dans son oeuvre quand il l'a publiée. Il peut faire une correction de style, il ne peut pas faire une rature de conscience. Pourquoi ? Parce que l'autre personnage, le public, a pris possession de son oeuvre ."&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-5619587469628110475?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/5619587469628110475/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=5619587469628110475' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/5619587469628110475'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/5619587469628110475'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/05/victor-hugo-la-propriete-artistique.html' title='VICTOR HUGO. LA PROPRIETE ARTISTIQUE.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgsmbbsL-KI/AAAAAAAAFJU/QgGLhqIIq7E/s72-c/Hugo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-1923263227014879055</id><published>2009-05-12T18:16:00.005+02:00</published><updated>2009-05-13T09:02:16.797+02:00</updated><title type='text'>LE POIDS DE LA SANTE.</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sgmj3UNxBeI/AAAAAAAAFJM/GQIxcZEJ8qU/s1600-h/sante_1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334975404311643618" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 281px; CURSOR: hand; HEIGHT: 381px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sgmj3UNxBeI/AAAAAAAAFJM/GQIxcZEJ8qU/s400/sante_1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Pour dire la vérité, je devrais parler de ces pilules que j'avale depuis tant d'années et qui ont tant contribué à mon maintien en vie (ou tout au moins à la prolongation de l'état de marche de mon corps). &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et pourtant...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C. V.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;__________&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Biosphère.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je rêve d'une Biosphère où l'objection de croissance permettrait à chacun de nous d'être amoureux de la Nature. A condition de bien lire, même un journal croissanciste comme Le Monde peut alimenter mon rêve.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;12 mai 2009. Le poids de la santé.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Nous ne nous préparons pas du tout à l’effondrement de notre civilisation thermo-industrielle qui va crever du poids de sa complexité. Nous voulons continuer comme avant, plus de croissance, plus de centralisation, plus d’impôts, plus de « sécurité »…sans nous rendre compte que nos recettes traditionnelles ne feront qu’amplifier le poids du désastre. Ainsi, alors que la Sécurité sociale française ploie sous la charge financière, la Chine veut couvrir le risque maladie pour 90 % de sa population d’ici à 2011 (LeMonde du 12.05.2009). Comment sortir de cette contradiction ?&lt;br /&gt;Lorsqu’une société se développe au-delà d’un certain niveau de complexité, elle devient de plus en plus fragile. Une simple crise du crédit aux USA entraîne déjà des conséquences mondiales Les crises écologiques à venir (choc pétrolier, perturbation climatique, épuisement de la plupart des ressources naturelles) sont porteuses d’une déstabilisation encore plus grande. Pourtant nous accroissons constamment notre complexité, y compris dans le domaine de la santé. Comme les généralistes ne suffisent plus à satisfaire la demande de soins, nous construisons des hôpitaux. Avec les progrès des techniques médicales, il faut installer des centres hospitaliers dans les villes et des services de plus en plus spécialisés. Comme l’hôpital coûte trop cher, il faut mettre en place un système de cotisations sociales généralisées, et la financer en ponctionnant l’épargne de la population. Si cela ne suffit pas, on soignera à crédit par l’emprunt. Comme la population se plaint des charges croissantes, il faut faire payer de plus en plus de choses par les patients eux-mêmes tout en augmentant le nombre de fonctionnaires des impôts. Tout cela s’accompagne de plus de spécialistes, de plus de ressources à gérer, de plus de coercition - et, in fine, moins de retour sur l’argent dépensé. Au bout du compte, on atteint un point où toutes les énergies et les ressources à la disposition d’une société sont nécessaires uniquement pour maintenir un niveau de complexité dont le système de soins n’est qu’un aspect. Puis, quand un tsunami financier ou un blocage énergétique survient, les institutions complexes n’ont plus les moyens de survivre et les malades se retrouvent livrés à eux-mêmes. Alors émerge une société moins complexe, organisée sur une plus petite échelle. (Ndlr : On aura reconnu dans ce paragraphe une transposition des analyses de l’archéologue Joseph Tainter, auteur de l’ouvrage L’Effondrement des Sociétés Complexes)&lt;br /&gt;En matière de santé, le seul avenir pour la France comme pour la Chine, c’est la suppression de la technicisation à outrance, la disparition des grands hôpitaux centralisés, le retour aux centres de soins locaux supprimés par Sarko et la valorisation des médecins aux pieds nus comme au temps de Mao. Nous devrons ressentir les limites de notre planète, faire confiance aux capacités d’autoréparation de notre corps et ne plus craindre la mort. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://biosphere.blog.lemonde.fr/2009/05/12/le-poids-de-la-sante/"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://biosphere.blog.lemonde.fr/2009/05/12/le-poids-de-la-sante/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-1923263227014879055?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/1923263227014879055/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=1923263227014879055' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/1923263227014879055'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/1923263227014879055'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/05/le-poids-de-la-sante.html' title='LE POIDS DE LA SANTE.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sgmj3UNxBeI/AAAAAAAAFJM/GQIxcZEJ8qU/s72-c/sante_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-7322424273916077562</id><published>2009-05-12T14:07:00.006+02:00</published><updated>2009-06-30T16:08:14.826+02:00</updated><title type='text'>LE POEME AUX JEUNES (Bertolt BRECHT).</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sglmr8tdSTI/AAAAAAAAFJE/xHlj95TIdwc/s1600-h/brecht.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 350px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334908138814261554" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sglmr8tdSTI/AAAAAAAAFJE/xHlj95TIdwc/s400/brecht.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; Un des derniers textes écrits par Bertolt BRECHT : Le poème aux jeunes.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je vécus dans les villes au temps des désordres et de la famine&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je vécus parmi les hommes au temps de la révolte&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Et je m'insurgeais avec eux&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ainsi passa le temps qui me fut donné sur la Terre&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je mangeais en pleine bataille&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je me couchais parmi des assassins&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Négligemment je faisais l'amour et je dédaignais la nature&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ainsi passa le temps qui me fut donné sur la Terre&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;De mon temps les rues conduisaient aux marécages&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La parole me livra aux bourreaux&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;J'étais bien faible mais je gênais les puissants&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ou du moins je le crus&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ainsi passa le temps qui me fut donné sur la Terre&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les forces étaient comptées&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le but se trouvait bien loin il était visible pourtant&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mais je ne pouvais pas en approcher&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ainsi passa le temps qui me fut donné sur la Terre&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Vous qui surgirez du torrent où nous nous sommes noyés&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Songez quand vous parlez de nos faiblesses&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;A la sombre époque dont vous êtes sortis&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Nous traversions les luttes de classes&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Changeant de pays plus souvent que de souliers&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Désespérés que la révolte ne mît pas fin à l'injustice&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Nous le savons bien&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La haine de la misère creuse les rides&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La colère de l'injustice rend la voix rauque&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ô nous qui voulions préparer le terrain de l'amitié&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Nous ne sûmes pas devenir des amis&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mais vous quand l'heure viendra où l'homme aide l'homme&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pensez à nous avec indulgence&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Pour ceux qui souhaitent la version intégrale :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;A ceux qui viendront après nous.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;I&lt;br /&gt;Vraiment, je vis en de sombre temps ! Un langage sans malice est signe De sottise, un front lisse D’insensibilité. Celui qui rit N’a pas encore reçu la terrible nouvelle.&lt;br /&gt;Que sont donc ces temps, où Parler des arbres est presque un crime Puisque c’est faire silence sur tant de forfaits ! Celui qui là-bas traverse tranquillement la rue N’est-il donc plus accessible à ses amis Qui sont dans la détresse ?&lt;br /&gt;C’est vrai : je gagne encore de quoi vivre. Mais croyez-moi : c’est pur hasard. Manger à ma faim, Rien de ce que je fais ne m’en donne le droit. Par hasard je suis épargné. (Que ma chance me quitte et je suis perdu.)&lt;br /&gt;On me dit : mange, toi, et bois ! Sois heureux d’avoir ce que tu as ! Mais comment puis-je manger et boire, alors Que j’enlève ce que je mange à l’affamé, Que mon verre d’eau manque à celui qui meurt de soif ? Et pourtant je mange et je bois.&lt;br /&gt;J’aimerais aussi être un sage. Dans les livres anciens il est dit ce qu’est la sagesse : Se tenir à l’écart des querelles du monde Et sans crainte passer son peu de temps sur terre. Aller son chemin sans violence Rendre le bien pour le mal Ne pas satisfaire ses désirs mais les oublier Est aussi tenu pour sage. Tout cela m’est impossible : Vraiment, je vis en de sombre temps !&lt;br /&gt;II&lt;br /&gt;Je vins dans les villes au temps du désordre Quand la famine y régnait. Je vins parmi les hommes au temps de l’émeute Et je m’insurgeai avec eux. Ainsi se passa le temps Qui me fut donné sur terre.&lt;br /&gt;Mon pain, je le mangeais entre les batailles, Pour dormir je m’étendais parmi les assassins. L’amour, je m’y adonnais sans plus d’égards Et devant la nature j’étais sans indulgence. Ainsi se passa le temps Qui me fut donné sur terre.&lt;br /&gt;De mon temps, les rues menaient au marécage. Le langage me dénonçait au bourreau. Je n’avais que peu de pouvoir. Mais celui des maîtres Etait sans moi plus assuré, du moins je l’espérais. Ainsi se passa le temps Qui me fut donné sur terre.&lt;br /&gt;Les forces étaient limitées. Le but Restait dans le lointain. Nettement visible, bien que pour moi Presque hors d’atteinte. Ainsi se passa le temps Qui me fut donné sur terre.&lt;br /&gt;III&lt;br /&gt;Vous, qui émergerez du flot Où nous avons sombré Pensez Quand vous parlez de nos faiblesses Au sombre temps aussi Dont vous êtes saufs.&lt;br /&gt;Nous allions, changeant de pays plus souvent que de souliers, A travers les guerres de classes, désespérés Là où il n’y avait qu’injustice et pas de révolte.&lt;br /&gt;Nous le savons : La haine contre la bassesse, elle aussi Tord les traits. La colère contre l’injustice Rend rauque la voix. Hélas, nous Qui voulions préparer le terrain à l’amitié Nous ne pouvions être nous-mêmes amicaux.&lt;br /&gt;Mais vous, quand le temps sera venu Où l’homme aide l’homme, Pensez à nous Avec indulgence.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-7322424273916077562?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/7322424273916077562/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=7322424273916077562' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/7322424273916077562'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/7322424273916077562'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/05/le-poeme-aux-jeunes-bertolt-brecht.html' title='LE POEME AUX JEUNES (Bertolt BRECHT).'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sglmr8tdSTI/AAAAAAAAFJE/xHlj95TIdwc/s72-c/brecht.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-8424536593667767311</id><published>2009-05-11T10:50:00.012+02:00</published><updated>2009-05-13T22:00:17.780+02:00</updated><title type='text'>LETTRE OUVERTE AUX ARTISTES.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgfpAMlya8I/AAAAAAAAFI0/Pi0Cdb_3dco/s1600-h/rafle.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334488473232632770" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 309px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgfpAMlya8I/AAAAAAAAFI0/Pi0Cdb_3dco/s400/rafle.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Chronique d'abonnés&lt;br /&gt;Lettre ouverte aux artistes. Hadopipar monz, Aide-éducateur&lt;br /&gt;10.05.09&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je fais partie de la majorité inconnue. Celle dont la parole n’apparaît jamais dans les medias de notre pays, ou alors passée à la lessive des instituts de sondage. J'ai l'habitude de me taire. Mais je crie aujourd'hui, et j'espère que mon cri sera entendu.&lt;br /&gt;"Madame la ministre, messieurs nos députés, messieurs Arditi et consorts, je voudrais vous dire deux choses :&lt;br /&gt;-NON. Internet ne menace pas le droit d'auteur, droit moral, perpétuel, inaliénable et imprescriptible. Jamais je n'ai vu ce droit, cette paternité (plus que propriété, une œuvre échappant forcément à son auteur dès lors qu'il la dévoile), attaqué. Alors, s'il vous plaît, cessez de dire que les "méchants" internautes s'en prennent au droit d'auteur. N'est-il pas affligeant de voir des artistes -grassement- rémunérés confondre leurs revenus avec ce droit moral ? Une œuvre mise gracieusement à la disposition du public n'est-elle pas une œuvre et son auteur un artiste ?&lt;br /&gt;-OUI. Internet a remis en cause le système de rémunération connu sous le sobriquet de droits patrimoniaux. Vous avez osé intituler votre proposition de loi "Création et Internet", alors qu'il ne s'agit que de cela : fric, fric et refric. Parlons argent. Est-il décent, Monsieur Arditi, de venir pleurer dans le giron de l'Assemblée Nationale quand on touche en une année, et certainement pas en bossant à plein temps, ce qu'un travailleur au SMIC gagnera en 58 ans de sa vie ? Madame la ministre ne cesse de défendre une JUSTE rémunération pour les artistes. Elle a une drôlatique conception de la justesse."&lt;br /&gt;Je fais partie de la majorité inconnue. Celle qui écrit librement de la poésie, partage avec bonheur ses écrits, se retrouve entre copains pour jouer et composer de la musique, donner un concert, un peu de joie, de douceur... Celle qui croit que l'artiste n'est pas qu'un vendeur et un vendu.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/05/10/lettre-ouverte-aux-artistes-hadopi_1191251_3232.html"&gt;http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/05/10/lettre-ouverte-aux-artistes-hadopi_1191251_3232.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je citerais aussi Michel Valois :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://michelvalois.canalblog.com/archives/2009/05/07/13646273.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://michelvalois.canalblog.com/archives/2009/05/07/13646273.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;et la conclusion de son post :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pour finir, élevons-nous un peu, s'agissant de droits d'auteur, vers un écrivain qui ne figure pas parmi les moindres, ni les moins visionnaires :&lt;br /&gt;« Le livre, comme livre, appartient à l’auteur, mais comme pensée, il appartient — le mot n’est pas trop vaste — au genre humain. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Toutes les intelligences y ont droit. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Si l’un des deux droits, le droit de l’écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l’écrivain, car l’intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous. » &lt;strong&gt;Victor Hugo&lt;/strong&gt;, cité par Jean-Pierre Brard qui s'est montré à l'Assemblée nationale un des plus brillants pourfendeurs de la loi albaniaise. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Du laisser-faire à la loi : ce que font les autres pays pour lutter contre le piratage&lt;br /&gt;LE MONDE 12.05.09 15h48 • Mis à jour le 12.05.09 22h29&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;ALLEMAGNE : UNE LOI EFFICACE&lt;br /&gt;Après de longs débats, l'Allemagne s'est dotée, le 1er janvier 2008, de la loi contre le piratage sur Internet nommée "Zweiter Korb" ("deuxième corbeille"). Selon les chiffres fournis par la Fédération allemande de l'industrie musicale, la loi aurait fait chuter de moitié le nombre d'infractions : 300 000 aujourd'hui contre 600 000 en 2004. Tout internaute pris en flagrant délit de téléchargement illégal risque jusqu'à 3 ou 5 ans de prison, ou une amende proportionnelle à ses revenus. La loi peut obliger les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) à livrer les données personnelles d'internautes suspectés de piratage à des ayants droit qui s'estiment lésés. Ces derniers iront ensuite devant la justice.&lt;br /&gt;GRANDE-BRETAGNE : PAS DE SANCTION&lt;br /&gt;David Lammy, ministre chargé de la propriété intellectuelle, travaille à la création d'une &lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/9193/rights-agency.html"&gt;Rights Agency&lt;/a&gt; (agence des droits d'auteur). Actuellement il n'y a pas de sanction.&lt;br /&gt;ESPAGNE : TAXER LES SITES&lt;br /&gt;L'Espagne est le pays développé où se vendent le plus de copies piratées de musiques et de films, devançant la Grèce, le Portugal et l'Italie. La piraterie se fait de trois façons d'importance égale : usage domestique, téléchargement Internet, ventes dans la rue. Un Plan de lutte contre la piraterie a été adopté en 2005. Le gouvernement est sur le point de proposer une législation renforcée. Mais la méthode dure n'a plus la cote. "L'industrie veut un modèle de régulation différent du français, centré sur ceux qui font des profits avec la piraterie", a déclaré, fin avril, la Coalition des créateurs et des industries de contenus. Les professionnels du cinéma et de la musique souhaitent que soient frappés les sites qui se sont fait une spécialité de diffuser des oeuvres protégées et qui représenteraient 80 % du trafic. Ils préconisent l'exclusion définitive de ces sites des serveurs espagnols après un seul avertissement. En revanche, les 8 millions d'internautes recevraient trois avis "à caractère éducatif" et l'interruption temporaire de la connexion n'interviendrait qu'en toute dernière extrémité.&lt;br /&gt;SUÈDE : LE DÉBAT FAIT RAGE&lt;br /&gt;La question fait rage en Suède où la loi antipiratage Ipred est entrée en vigueur le 1er avril. Elle permet aux ayants droit d'oeuvres de collecter les adresses IP des pirates présumés. Les quatre responsables du site &lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/1120/the-pirat.html"&gt;The Pirat&lt;/a&gt; Bay viennent d'être condamnés à un an de prison et à 2,7 millions d'euros de dommages et intérêts lors d'un procès retentissant. Un retraité a été condamné à trois mois de prison pour avoir vendu sur Internet des copies pirates de livres audio. Des fournisseurs d'accès à Internet ont annoncé qu'ils allaient détruire les adresses de clients afin de ne pas les livrer à la justice.&lt;br /&gt;RUSSIE : PIRATAGE EN ESSOR&lt;br /&gt;Le téléchargement sur Internet n'est guère découragé. En juillet 2007, à la veille d'un voyage aux Etats-Unis de Vladimir Poutine, alors président de la Russie, le site de téléchargement AllofMP3.com avait été fermé sur décision de justice. Depuis, d'autres ont fait leur apparition, tel Torrents.ru qui compte aujourd'hui 3,5 millions d'utilisateurs.&lt;br /&gt;CHINE : ROYAUME DU PIRATAGE&lt;br /&gt;Les autorités chinoises ont pris conscience de l'ampleur du piratage de films et musiques sur Internet. En 2007, le pays a rendu plus stricte sa législation. Mais les actions et sanctions restent limitées. Il y a très peu de procès par rapport au nombre d'internautes (300 millions). Pékin a annoncé 1 304 dossiers de piratage en ligne traités par les tribunaux de la capitale dans la première moitié de 2008. Des procès contre des FAI, des sites et des cybercafés défraient régulièrement la chronique, mais aucun individu n'a été jugé. Plus que les usagers, la Chine tente de réguler une offre très anarchique de contenu en ligne. Google a lancé en Chine un service de recherche de musique portant sur des milliers de chansons chinoises. Le téléchargement est gratuit et les revenus de la publicité permettent de payer les ayants droit.&lt;br /&gt;TAÏWAN : COMME LA FRANCE&lt;br /&gt;Taïwan vient de mettre en place une loi qui oblige les fournisseurs d'accès à Internet à couper la connexion des usagers pris à télécharger plus de deux fois des contenus.&lt;br /&gt;CORÉE DU SUD : RIPOSTE GRADUÉE&lt;br /&gt;La Corée du Sud, l'un des pays les plus connectés du monde (75 % de ses citoyens, soit 34,4 millions, utilisent Internet, dont la moitié dispose du haut débit), a adopté, le 1er avril, une loi sur la propriété intellectuelle qui entrera en vigueur le 22 juillet. Les personnes qui téléchargent illégalement des fichiers ou des programmes pourront recevoir, via leur fournisseur d'accès, un avertissement du ministère de la culture, des sports et du tourisme après décision de la Commission chargée de la protection du copyright. A la suite du troisième avertissement, cette dernière pourra ordonner au serveur, par l'entremise du ministère, d'interdire l'accès aux sites incriminés à ces personnes pour une durée maximale de six mois - à l'exception des services de messagerie. La loi vise aussi les sites de téléchargement qui pourront faire l'objet d'une fermeture pour une durée maximale de six mois.&lt;br /&gt;NOUVELLE-ZÉLANDE : RECUL&lt;br /&gt;Le gouvernement avait élaboré une loi, prévue pour février, qui prévoyait des coupures d'accès à Internet. Devant l'hostilité du public, Wellington a préféré retirer ce texte. Un nouveau texte doit être rédigé.&lt;br /&gt;ETATS-UNIS : CHANGEMENT DE TON&lt;br /&gt;Les majors du cinéma et surtout du disque ont mené, pendant de longues années, une active chasse aux pirates via les tribunaux. Depuis décembre 2008, à la suite de procès coûteux, l'industrie musicale penche pour le modèle français et la mise en place d'une "riposte graduée", allant jusqu'à la coupure. Mais des FAI refusent cette coupure.&lt;br /&gt;Avec nos correspondants&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/05/12/piratage-informatique-ce-que-les-autres-pays_1191992_823448.html#ens_id=1190324"&gt;http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/05/12/piratage-informatique-ce-que-les-autres-pays_1191992_823448.html#ens_id=1190324&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-8424536593667767311?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/8424536593667767311/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=8424536593667767311' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/8424536593667767311'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/8424536593667767311'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/05/chronique-dabonnes-lettre-ouverte-aux.html' title='LETTRE OUVERTE AUX ARTISTES.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgfpAMlya8I/AAAAAAAAFI0/Pi0Cdb_3dco/s72-c/rafle.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-810208339340229098</id><published>2009-05-07T18:06:00.005+02:00</published><updated>2009-05-07T18:27:18.850+02:00</updated><title type='text'>ANDRE GORZ. CELUI QUI AVAIT VU JUSTE.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgMIaHdpRFI/AAAAAAAAFIk/fZ0f17fF1uk/s1600-h/andr%C3%A9+gorz+3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333115628509807698" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 242px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgMIaHdpRFI/AAAAAAAAFIk/fZ0f17fF1uk/s400/andr%C3%A9+gorz+3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Accueil » Essais. Celui qui avait vu juste. Par Michel Contat&lt;br /&gt;Hommage à André Gorz.&lt;br /&gt;Par Nouvel Obs.&lt;br /&gt;Philosophe de la contestation, pionnier de l'écologie, André Gorz avait décrit la crise générale qui, aujourd'hui, ébranle le capitalisme&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tout a changé avec «Lettre à D.» dans l'image que l'on pouvait se faire d'André Gorz. En plus de l'intellectuel existentialo-marxiste, initiateur de l'écologie politique en France, critique radical du capitalisme, il devenait l'auteur d'un des plus beaux textes d'amour de la littérature, opposant au modèle Sartre-Beauvoir du couple libre celui d'un couple totalement fidèle et tout aussi durable. Leur double suicide, en 2007, acheva de donner à Gorz et Dorine un caractère exemplaire et une aura romanesque.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/andre-gorz"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Surtout, cette fin amoureuse transforme la portée de la pensée de Gorz. Qu'on imagine Marx, qui aimait profondément sa femme, intégrant cet amour à sa pensée sociale. La face du monde en eût été changée. L'un des contributeurs à l'excellent ouvrage sur l'oeuvre de Gorz dirigé par Christophe Fourel, Patrick Viveret, ose cette idée:&lt;br /&gt;«On pourrait imaginer que si Marx avait eu le temps et le courage de penser son amour pour Jenny comme Gérard Horst [le vrai nom d'André Gorz] l'a fait pour Dorine, il aurait été capable de penser cette anthropologie qui lui fait si cruellement défaut».&lt;br /&gt;L'enjeu est considérable: en donnant sa composante affective, émotionnelle, au désir de transformation de la société, c'est en effet sa dimension existentielle qui serait prise en compte. Toute la pensée de Gorz - qu'il a développée dans ses livres mais aussi, sous le nom de Michel Bosquet, illustrée pendant sa carrière de journaliste à «l'Express» puis au «Nouvel Observateur» - repose sur l'idée que le sujet est par essence un «mauvais sujet, rebelle au pouvoir et à la règle» (Alain Touraine). C'est en quoi, à travers toutes ses évolutions, cette pensée reste profondément sartrienne plus que marxiste. Les auteurs du collectif «André Gorz. Un penseur pour le XXIe siècle»(1) ne sont pas du genre thuriféraires ou hagiographes, quand bien même tous ont eu de l'affection pour l'homme et sont entrés avec lui dans un dialogue direct. Tous s'entendent à faire leur la question essentielle posée par André Gorz, qui n'est pas celle d'un doctrinaire: que désirons-nous faire de et dans notre vie?&lt;br /&gt;«Hommage à André Gorz» le mardi 5 mai à 19h&lt;br /&gt;Un «Hommage à André Gorz» est organisé, avec le soutien de l'Imec, le mardi 5 mai, à 19 heures, à la Salle des Fêtes de la mairie du 11e arrondissement de Paris. Une table ronde, modérée par Michel Contat (Groupe d'Etudes sartriennes), réunira Christophe Fourel («Alternatives économiques»), Serge Lafaurie («le Nouvel Observateur»), Arno Münster (université de Picardie), le pasteur Jacques Maury (la Cimade) et Rossana Rossanda («Il Manifesto»).&lt;br /&gt;La vérité étant avant tout pratique, les questions d'organisation de la société et de redistribution des richesses se posent en fonction de l'évolution des technologies. Gorz a très vite compris que l'informatique, l'immatérialité des connaissances donnait l'essor à une intelligence collective qui échappe à la logique capitaliste du profit et de la croissance indéfinie. Ses prophéties économiques n'ont certes pas toutes été vérifiées; en revanche, le sont à présent ses prévisions de la crise générale qui devait fatalement mettre en cause le règne du marché. Sa pensée nous met en quelque sorte au pied du mur: la sortie de la crise se fera soit au prix d'une nouvelle barbarie, soit par une convivialité fraternelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;(1)«André Gorz. Un penseur pour le XXIe siècle», sous la direction de Christophe Fourel, La Découverte, 240 p., 18 euros. Les droits d'auteur iront à la Cimade.&lt;br /&gt;Autres parutions: «André Gorz ou le Socialisme difficile», par Arno Münster, Editions Lignes, 126 p., 14 euros; «André Gorz. Vers la société libérée», commentaire de Michel Contat, livre audio, Editions Textuel/INA, coll. «la Voix au chapitre», 76 p. + CD, 24,90 euros.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;➦ Tout notre &lt;/span&gt;&lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/09/24/la-disparition-dandre-gorz"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;dossier André Gorz&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;div&gt;&lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/20090505/12342/hommage-a-andre-gorz"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://bibliobs.nouvelobs.com/20090505/12342/hommage-a-andre-gorz&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;«Hommage à André Gorz» le mardi 5 mai à 19h.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Un «Hommage à André Gorz» est organisé, avec le soutien de l'Imec, le mardi 5 mai, à 19 heures, à la Salle des Fêtes de la mairie du 11e arrondissement de Paris. Une table ronde, modérée par Michel Contat (Groupe d'Etudes sartriennes), réunira Christophe Fourel («Alternatives économiques»), Serge Lafaurie («le Nouvel Observateur»), Arno Münster (université de Picardie), le pasteur Jacques Maury (la Cimade) et Rossana Rossanda («Il Manifesto»).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-810208339340229098?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/810208339340229098/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=810208339340229098' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/810208339340229098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/810208339340229098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/05/andre-gorz-celui-qui-avait-vu-juste.html' title='ANDRE GORZ. CELUI QUI AVAIT VU JUSTE.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgMIaHdpRFI/AAAAAAAAFIk/fZ0f17fF1uk/s72-c/andr%C3%A9+gorz+3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-640483396119743005</id><published>2009-05-07T10:31:00.003+02:00</published><updated>2009-05-07T10:37:44.915+02:00</updated><title type='text'>REINVENTER LA DEMOCRATIE.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgKcvYAnOmI/AAAAAAAAFIM/rQ1LjfRClbk/s1600-h/d%C3%A9mocratie.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5332997246472895074" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 272px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgKcvYAnOmI/AAAAAAAAFIM/rQ1LjfRClbk/s400/d%C3%A9mocratie.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;GRENOBLE "Réinventer la démocratie"&lt;br /&gt;NOUVELOBS.COM  06.05.2009  09:26&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"La République des Idées" organise du 8 au 10 mai un forum à Grenoble, dont Le Nouvel Observateur est partenaire, et réunit une centaine de chercheurs et d’intellectuels. Voici le texte de présentation de ce forum, co-signé par Denis Olivennes, directeur de la publication du Nouvel Obs, et Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France et fondateur de "la République des Idées".&lt;br /&gt;"Réinventer la démocratie", les 8, 9 et 10 mai à Grenoble (DR)Dans toute crise majeure s’affrontent et se mêlent deux types de forces. D’un côté, le repli ; de l’autre, l’entreprise de réformes radicales. Au moment de la grande crise de la "première mondialisation", dans les années 1890-1900, les sirènes du nationalisme et du protectionnisme avaient séduit une large partie de l’opinion. Mais, simultanément, les principes et les institutions de la social-démocratie avaient été forgés. Les "socialistes académiques" en Allemagne, les "nouveaux libéraux" en Angleterre et les "républicains solidaristes" comme les "socialistes jaurésiens" en France avaient formulé de façon convergente les termes d’une rupture avec l’ordre établi. Développement du droit social, instauration d’un impôt sur le revenu à caractère délibérément redistributif, mise en place des premières institutions de l’État-providence : un nouvel élan avait été donné. Quelques décennies plus tard, la rupture économique des années 1930 a également produit des effets contradictoires à partir d’une même condamnation des errements du laisser-faire. D’un côté le fascisme, de l’autre le keynésianisme et l’État régulateur (ces derniers ne l’ayant emporté qu’en 1945).Nous sommes en 2009 dans une situation similaire. Mais tandis que certains voient à nouveau dans l’édification de barrières protectionnistes la clé du salut, la formulation d’une alternative audacieuse reste désespérément embryonnaire. Les politiques conjoncturelles de soutien sont en partie au rendez-vous, mais pas les formulations d’audacieuses révisions structurelles. Le forum "Réinventer la démocratie" que la République des Idées organise à la MC2 de Grenoble du 8 au 10 mai avec la participation du Nouvel Observateur s’inscrit dans la perspective d’une contribution à cette nécessaire refondation. Le fil conducteur est celui de l’approfondissement de la démocratie, car c’est autour de cette question que se joue l’essentiel. Dans l’épreuve, les citoyens aspirent en effet partout à être mieux écoutés, à voir leurs difficultés particulières prises en compte. Ils ne se contentent plus d’une démocratie électorale. Ils attendent des gouvernants qu’ils fassent preuve d’un comportement quotidien plus démocratique. Une régulation plus efficace implique par ailleurs aussi plus de confiance, plus de transparence et de reddition publique de comptes. Mais c’est plus encore le caractère démocratique de nos sociétés qui est actuellement mis à mal. C’est donc seulement en concevant de nouvelles institutions de la citoyenneté et de la solidarité que pourra être conjuré le spectre d’une division devenant insupportable. Une trentaine de controverses ou de tables rondes vont réunir autour de ces thèmes une centaine d’intervenants et attirer un vaste public. Les articles qui composent ce dossier en présentent certains des thèmes essentiels. Ils ne sont que l’amorce d’une urgente entreprise de rénovation à poursuivre. D.O. et P.R. Pour accéder au programme complet et/ou réserver une place, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.mc2grenoble.fr/mc2_programme_reservation/2008-2009/forum_democratie/prog_repid.php" target="_blank"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;cliquez ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090505.OBS5772/reinventer_la_democratie.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090505.OBS5772/reinventer_la_democratie.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-640483396119743005?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/640483396119743005/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=640483396119743005' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/640483396119743005'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/640483396119743005'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/05/reinventer-la-democratie.html' title='REINVENTER LA DEMOCRATIE.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgKcvYAnOmI/AAAAAAAAFIM/rQ1LjfRClbk/s72-c/d%C3%A9mocratie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-6452409599419771514</id><published>2009-05-05T18:10:00.005+02:00</published><updated>2009-05-05T18:20:56.390+02:00</updated><title type='text'>PO JULYIN LAHAUT.</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgBmig0ezxI/AAAAAAAAFIE/1ZuFjJoX_U8/s1600-h/lahaut.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5332374701918310162" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 292px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgBmig0ezxI/AAAAAAAAFIE/1ZuFjJoX_U8/s400/lahaut.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a name="julyin"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Po Julyin Lahaut.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;On djoû,&lt;br /&gt;ene sawouce,&lt;br /&gt;on vistréve ene corone sol cabu d' on rwè&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Un jour, quelque part, on vissait une couronne sur la tête d' un roi&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;(a on momint&lt;br /&gt;gn a ene sakî k' s' astampe&lt;br /&gt;et criyî ene sacwè&lt;br /&gt;insi : Vive li republike&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Soudain, quelqu' un se lève et crie quelque chose comme: Vive la République&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;on pô pus tård&lt;br /&gt;gn a deus djins k' mousnut amon l' cia&lt;br /&gt;ki n' aveut seu braire avou les bedots&lt;br /&gt;ki n' s' aveut seu taire avou les moyas&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Un peu plus tard, deux personnes pénètrent chez celui qui n' avait pas pu suivre les convenances, qui n' avait pas su se taire avec les muets.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;gn a deus djins k' mousnut e s' måjhon&lt;br /&gt;- deus djins k' on n' conoxhrè måy leus vizadjes -&lt;br /&gt;et distcherdjî leus&lt;br /&gt;fiziks&lt;br /&gt;et mascårder&lt;br /&gt;l' lomé Julyin Lahaut&lt;br /&gt;ki&lt;br /&gt;tot&lt;br /&gt;d' on&lt;br /&gt;côp&lt;br /&gt;hagne&lt;br /&gt;li solea.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Deux personnes pénètrent chez lui - deux personnes dont n ne connaîtra jamais l' identité - et déchargent leur fusil et abattent le nommé Julien Lahaut qui soudain, mord le soleil&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;dispoy adon&lt;br /&gt;on-z a rmetou do djaene&lt;br /&gt;sol corone sitritcheye&lt;br /&gt;di rodje då rwè&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Depuis lors, on a remis du jaune sur la couronne éclaboussée de rouge du roi&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;on-z a rtapé&lt;br /&gt;do mwartî&lt;br /&gt;so les crouwåds&lt;br /&gt;et del tchåss&lt;br /&gt;dins les lives)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;On a remis du mortier sur les herbes folles et de la chaux vive dans les livres&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;les bedots braiynut&lt;br /&gt;les moyas s' taijhnut&lt;br /&gt;blankès blankès pådjes&lt;br /&gt;di cwè cåzoz&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Les moutons bêlent, les muets se taisent. Pages tellement blanches, de quoi parlez-vous ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;Lorint Hendschel, divins : Cénk pititès ôdes, Les Cahiers Wallons, avril 1992. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-6452409599419771514?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/6452409599419771514/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=6452409599419771514' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6452409599419771514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/6452409599419771514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/05/po-julyin-lahaut.html' title='PO JULYIN LAHAUT.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgBmig0ezxI/AAAAAAAAFIE/1ZuFjJoX_U8/s72-c/lahaut.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-3228205303845533481</id><published>2009-05-05T12:17:00.002+02:00</published><updated>2009-05-05T12:22:45.084+02:00</updated><title type='text'>LA PANDEMIE DE GRIPPE PORCINE MEDIATIQUE (H1P1M1) SE PRECISE.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgASi_KaUgI/AAAAAAAAFH8/u0X40sJh8kk/s1600-h/pand%C3%A9mie+1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5332282351086621186" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 260px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgASi_KaUgI/AAAAAAAAFH8/u0X40sJh8kk/s400/pand%C3%A9mie+1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;« …”une hypernégativité beaucoup plus violente que l’intelligence critique”… (Jean Baudrillard) Accueil La pandémie de grippe porcine médiatique (H1P1M1) se précise - Information à la chaîne. »&lt;br /&gt;27 avril 2009&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La pandémie de grippe porcine médiatique (H1P1M1) se précise.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;D’un côté, la grippe porcine et son mode de contamination somatique. Elle vient du porc. Sur cette dernière, il sera sensé, pour information, de laisser parler le spécialiste, l’homme compétent. Mais il se trouve qu’une autre grippe, porcine elle aussi, s’ajoute à la première et la recouvre : la grippe porcine dite médiatique à haut degré de contamination mentale. Elle empêchera l’homme compétent d’être entendu. Celle-ci vient de l’homme et y retourne.&lt;br /&gt;C’est en effet, en ce beau lundi de rentrée, que l’on découvrira toutes sortes de titres plus contaminants les uns que les autres : “Mexico ravagée par la grippe porcine”, “alerte mondiale à la grippe porcine”, “mobilisation mondiale contre la grippe porcine”, “la pandémie se précise”, “la grippe porcine frappe encore”, “la grippe porcine contamine la France”, “la grippe porcine est à nos portes et fenêtres”, “l’évolution de la grippe porcine laisse présager le pire”. Encore restons-nous là au vieux style, au gros titre, à l’accroche. Mais la grippe porcine dite médiatique, à haut degré de contamination mentale, est en constante mutation. Ainsi, on découvrira &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;ici&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, une carte mondiale, relayée comme il se devait par le “médiatique” qui sait faire les bons choix, pour suivre en temps irréel la progression mondiale de la grippe porcine mondiale. La grippe porcine médiatique transforme, dans les têtes, la grippe porcine somatique (dite aussi “grippe porcine”) en H1N1. La formule impressionnera par son haut niveau de scientificité et ajoutera une couche de lisier dans la confusion mentale : proximité entre le HIV et le H1N1 ?&lt;br /&gt;Imaginons les bénéfices mentaux qui auraient pu être cumulés si nous avions pu suivre sur une carte le niveau de contamination mentale suite aux “arguments” en faveur d’une guerre contre le terrorisme, de l’importance d’une croissance économique ou encore de la vitalité des démocraties occidentales. Autrement dit, si nous avions pu suivre, et cela depuis des décennies, la progression de la grippe porcine médiatique sur toute la planète. Le drame, puisque l’heure est grave, c’est que la grippe porcine médiatique, étalon de toutes les grippes, y compris en cas de progression de grippe porcine somatique, ne se mesure pas. Elle est hors des cartes pour les avoir toutes contaminées. Impossible dès lors de distinguer la progression de la grippe porcine somatique de la progression de la grippe porcine médiatique ce qui constitue une des dernières mutations de la grippe porcine somatique au contact de l’agent mutagène médiatique. Cette mutation est pour l’heure sans remède, incurable, fatale. Elle contaminera des milliards d’esprits, fera sentir ses conséquences dans les moindres interstices de la non vie urbaine. Pour l’heure, à l’échelle collective, elle est sans vaccin.&lt;br /&gt;Pour lui résister, un temps encore, il est nécessaire de connaître ses stratégies offensives dont la tautologie (c’est une alerte mondiale à la pandémie parce que c’est une alerte mondiale à la pandémie) et l’écrasement par redondance de “l’information” : non pas une fois, deux fois, mais dix fois, cent fois et plus encore. Ajoutons à cela l’usage martelé de notions discutables telle “pandémie”, à savoir ce qui s’étend à la totalité (to pan) du peuple (demos). A moins de réserver la notion, pour plus de vigilance encore, à la grippe porcine médiatique dont la puissance de diffusion est sans commune mesure avec celle de la grippe porcine ou H1N1 (afin d’entretenir, toujours volontairement, la confusion mentale avec le HIV).&lt;br /&gt;Questions : sur un demi siècle de contamination, combien de morts peuvent être directement imputés à la grippe porcine médiatique ? Combien de dégénérescences mentales ? Combien d’affaiblissements du système immunitaire intellectuel ? Combien d’atrophies du bon sens et de la jugeote ? Puisqu’il n’est pas forcément condamnable d’affoler le demos dans son to pan, je propose de nommer ce mal incurable le H1P1M1 (porcin et médiatique pour le P et le M). Le H de “humain” ? Simplement pour l’angoisse.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bernat.blog.lemonde.fr/2009/04/27/la-pandemie-de-grippe-porcine-mediatique-h1p1m1-se-precise/"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://bernat.blog.lemonde.fr/2009/04/27/la-pandemie-de-grippe-porcine-mediatique-h1p1m1-se-precise/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-3228205303845533481?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/3228205303845533481/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=3228205303845533481' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/3228205303845533481'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/3228205303845533481'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/05/la-pandemie-de-grippe-porcine.html' title='LA PANDEMIE DE GRIPPE PORCINE MEDIATIQUE (H1P1M1) SE PRECISE.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgASi_KaUgI/AAAAAAAAFH8/u0X40sJh8kk/s72-c/pand%C3%A9mie+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-1997107828116658404</id><published>2009-05-05T11:39:00.002+02:00</published><updated>2009-05-05T11:57:45.351+02:00</updated><title type='text'>LAVILLIERS : UN SPECTACLE QUI DEGAGE DU PLAISIR, DE LA FORCE, DE LA POESIE.</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgAJvOoPnyI/AAAAAAAAFH0/ujMuMXaOSh8/s1600-h/lavilliers+2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5332272665792061218" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 244px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgAJvOoPnyI/AAAAAAAAFH0/ujMuMXaOSh8/s400/lavilliers+2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LIBERATION. Culture. 28/04/2009 à 14h49&lt;br /&gt;Lavilliers: «Un spectacle qui dégage du plaisir, de la force et de la poésie»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;«Si je chante, c'est en partie grâce à Léo Ferré», assure le Stéphanois. C'est «l'un de mes "modèles en qualité", pour son sens de l'invective, sa marginalité». A l'occasion de la sortie d'un DVD live, Bernard Lavilliers a répondu à vos questions.&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;--&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Michel. Parmi les qualités attribuées à Léo Ferré par Bernard Lavilliers, il en manque une: le courage, vertu qui se fait rare de nos jours. D'autres chanteurs se vantent de l'amitié que leur portait Léo, je pense à Barbelivien proche de qui vous savez, à Lalanne et quelques autres. Comment Ferré manifestait-il son amitié ? Est-ce que c'était des rencontres épisodiques ou des relations plus régulières, des discussions, des échanges de points de vue?&lt;br /&gt;Bernard Lavilliers.&lt;/strong&gt; Au courage, qui est de toute évidence la valeur d'un artiste, Léo Ferré ajoutait l'audace. Il manifestait son amitié à travers des répliques ou des lettres pleines d'humour et de soutien. Je n'ai jamais eu l'impression qu'il y avait un cercle autour de Léo.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Pascal. Je me souviens de ce film vidéo passé à la télé en 1992, où Léo est venu chanter La mémoire et la mer dans une émission qui vous était consacrée. Quels souvenirs gardez-vous de ce moment?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;C'était très émouvant, très drôle. J'insiste sur l'humour puisque ce n'est pas l'image médiatique que dégageait Léo. En dehors de ça, il a changé un peu la mélodie de sa chanson, et nous avons eu l'occasion d'en chanter d'autres qui ne sont pas dans l'émission. A l'époque, nous étions moins surveillés.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Cambien : La mémoire et la mer semble vous tenir particulièrement à coeur. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette chanson en particulier ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Cette chanson est complètement mystérieuse. Elle a la grande qualité d'emmener dans un voyage cérébral et poétique. On ne sait jamais vraiment ce que signifient les métaphores, il a beaucoup de musique dans les mots. Par exemple, «Au ras des rocs qui se consument...» D'autre part, cette double interprétation de la mémoire, puisque la mer est toujours renouvelée, c'est une chanson du futur, voilà ce que je ressens quand je la chante. C'est vrai qu'elle me tient à coeur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Elsaragon. J'attendais ce DVD avec impatience. Merci! Ferré avait repris des textes d'Aragon dont vous appréciez la poésie. Pensez-vous un jour faire un CD mettant en musique les poèmes de Louis Aragon ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;C'est possible, puisque mes amis de l'Humanité m'ont fait cadeau des éditions originales Messidor en neuf volumes, qui comprennent à la fois les articles politiques, la poésie, et les critiques littéraires que faisait Louis Aragon dans les Lettres françaises. J'ai mis en musique La Rose et le réséda pour madame Juliette Gréco, ça c'est fort bien passé, et j'ai bien l'intention de continuer.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Fabndjema. Je ne viens pas te faire un procès d'intention, je suis fan de ton travail depuis longtemps déjà. Je t'entendais juste dimanche sur France Inter dans Eclektik, tu louais la mémoire de Léo... Penses-tu que Léo aurait signé l'appel en faveur de la loi Hadopi, comme tu viens de le faire?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Je pense qu'il n'aurait pas apporté les mêmes nuances que moi. Nous imaginions tous les deux que les majors étaient payées pour nous défendre, et non pas le contraire. Comme il n'était pas confronté aux nouvelles technologies, je ne peux pas imaginer quelle aurait été sa colère, à la fois contre les multi et contre le détournement. Je citerai Léo: «Je t'ai rencontré par hasard, ici, ailleurs, ou autre part, il se peut que tu t'en souviennes» (...) «et nos soirées sans cinéma, et mon succès qui ne vient pas, et notre pitance incertaine».&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Cambien. En tant qu'admirateur de Léo Ferré, avez-vous écouté les enregistrements inédits qui sortent régulièrement depuis sa mort? Si oui, qu'en pensez-vous?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;J'en ai écouté quelques-uns, en particulier le Baudelaire. Pour ma part, j'ai apprécié Noir Désir et le travail de Jean-Louis Murat.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Hervé. Votre musique, vos textes, voire peut-être votre vie se sont structurés principalement autour du voyage. Cette volonté d’aller chercher «sa vérité» ailleurs vous a toujours permis de jouer des styles de musique bien avant leur émergence en France (je pense à la salsa, au reggae notamment). Est-ce que cette envie de tendre l’oreille vers d’autres sonorités demeure toujours intacte chez vous?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Oui, d'ailleurs je suis sur une oeuvre de Blaise Cendrars la Prose du Transibérien, pas commercial, mais très intéressant de faire découvrir la poésie du début du XXe siècle, avec des arrangements orientaux-libanais.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Bob laburne. Est-ce que tu reprends les Anarchistes»? Si oui, n'as-tu pas peur que MAM t'emprisonne pour ultragauchisme?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Non, dans ce DVD, je n'ai pas repris les Anarchistes, j'avais d'autres choix. Par exemple, Merde à Vauban, de Pierre Seghers, ou l'Affiche rouge, de Louis Aragon. Dans un autre, je rendrai un hommage particulier à cette phrase: «Le désespoir étant la forme supérieure de la critique, pour l'instant, nous l'appellerons bonheur.»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Renépichon. Depuis quand la poésie de Ferré vous accompagne-t-elle? Dès le Stéphanois? Avant? Après?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Depuis toujours. Dans mes souvenirs, ma mère écoutait «Ce sont de drôles de types...» sur un vieux poste de radio qui ressemblait à une usine à gaz. Et depuis, je continue.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Cambien. Le choix des chansons de Ferré a-t-il été difficile ou bien c'était un choix évident?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;C'est un choix instinctif. Je connais la plupart des chansons de Ferré, même les souterraines. Pour rappeler à la mémoire du public de Léo, et pour faire découvrir aux miens des perles, il fallait que le spectacle ne soit ni religieux, ni didactique, qu'il s'y dégade du plaisir, de la force et de la poésie, évidemment. J'ai fait ainsi le choix des tonalités, des sujets, des tempos, du début au piano solo, du passage rock psychédélique: «Amour anarchie», et le final symphonique en citant Caussimon, Rimbaud, Verlaine, Aragon.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Jolie-môme. Pensez-vous comme Léo que la solitude est la pire chose qui existe sur cette terre?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Léo pensait que la solitude, c'est le prix à payer des artistes, de leur création. Et même le prix à payer des anarchistes, puisqu'il n'appréciait pas leur fédération. Pour un solitaire, il était très bavard, ouvert et chaleureux. Il donnait l'impression d'être cinglant, because timidité, parce qu'il était timide, sous ses airs fanfarons.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Lagrippe. Vous avez chanté en soutien à la Fédération anarchiste. Vous le referez?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Oui, j'ai même fait plusieurs concerts pour la création de Radio libertaire, dans les années 80.Chrisven. D'après toi, quel groupe ou chanteur de la «nouvelle scène française» semble être le digne successeur de la lignée Aragon-Ferré-Lavilliers ?&lt;br /&gt;C'est pas mince comme responsabilité. Je pense que la nouvelle génération est moins lyrique que nous. Je vous citerai un artiste pas très connu qui est capable d'avoir des oreilles et un cerveau: Balbino Medellin. Il a quelque chose de tragique, tout en étant extrêmement drôle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Jenlucroy. Salut d'un vieux pote de la Manu! La dernière fois que je t'ai vu, c'était à la Fête de l'Huma, avec la surprise Léo. Je n'ai pas de question, juste: continue, en souvenir de nos parents (...) et bonne santé et encore plus de Ferré...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Je te salue, on se reverra à la prochaine Fête de l'Huma...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Siouf. Léo Ferré jouait arrière-gauche, mais il était également capable de monter sur l'aile-droite. Que pensez-vous de cette polyvalence étonnante ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;On peut imaginer Léo Ferré légèrement réactionnaire aux nouvelles technologies et à l'électricité. La preuve, il avait une île au large de Cancale, où il n'y avait ni chauffage, ni électricité. D'ici à dire que Léo puisse être de droite et souverainiste, il y a une marge.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Mecanophilo : A quand un album entièrement tourné vers l'Afrique? Comme vous vouliez le faire déjà auparavant?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'Afrique va être présente dans mon prochain album, même très présente. Un album mélangé, avec la latinité dont nous faisons partie et qui fait de beaux métis.Travail. Votre chanson Travailler encore revient à l'actualité avec toutes ces suppressions d'emploi. Pouvez-vous vous engager de nouveau en faveur de tous ces travailleurs qui perdent leur travail, même si ce ne sera plus dans la sidérurgie et dans votre région de naissance? Si oui, sous forme de chansons? Une nouvelle critique du capitalisme?&lt;br /&gt;Je ne lâcherai pas mes racines, j'en ai écrit d'autres, moins sidérurgiques. Effectivement, les Mains d'or parlent de ce que je connais: les laminoirs, le travail de nuit, la pluie et la neige. Je me déplace pour l'instant dans les usines occupées pour leur redonner le moral. De cette expérience je tirerai sûrement un texte fédérateur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Marie-Claire. Bernard, ton texte Utopia date de 1977. Le réécrirais-tu en 2009? Et si oui, comment?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;On ne peut pas affirmer réécrire un texte de cette sorte, avec des mots d'aujourd'hui. Je pourrai réécrire un passage: «La petite gauche vivotait, frileuse comme une alouette», mais la situation est multinationale, et plus prêt de Big Brother que les Anarchistes. Donc, moins lyrique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Croixdusud. Vous avez écrit, dans Saint Etienne, «On n'est pas d'un pays, mais on est d'une ville...». Après cent voyages, avez-vous vérifié cette assertion?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Absolument. Le problème, c'est qu'en voyageant, elles changent. On finit par se fabriquer une ville idéale, faite de tous les êtres humains rencontrés. On ne fuit pas, on se déplace.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Fabndjema. Tu écrivais sur l'album Pouvoirs que «l'avenir est un chien crevé sous un meuble»... Es-tu toujours aussi catégorique?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Pouvoir était un album très provocateur, dans une époque un peu sûre d'elle, avec une belle croissance. Donc l'affirmation ressemble à l'époque.Le Baron. Pensez-vous que les paroles du Troisième couteau sont toujours d'actualité ?&lt;br /&gt;Oui, plus que jamais. Quand les politiques mettront les mains dans le cambouis des paradis fiscaux, j'écrirai la suite.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/culture/1201137-bernard-lavilliers-chante-ferre"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.liberation.fr/culture/1201137-bernard-lavilliers-chante-ferre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-1997107828116658404?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/1997107828116658404/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=1997107828116658404' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/1997107828116658404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/1997107828116658404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/05/lavilliers-un-spectacle-qui-degage-du.html' title='LAVILLIERS : UN SPECTACLE QUI DEGAGE DU PLAISIR, DE LA FORCE, DE LA POESIE.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SgAJvOoPnyI/AAAAAAAAFH0/ujMuMXaOSh8/s72-c/lavilliers+2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-1655290740410560136</id><published>2009-05-03T14:31:00.006+02:00</published><updated>2009-05-03T14:55:20.729+02:00</updated><title type='text'>PANDEMIE : UN NOUVEL OPIUM DU PEUPLE ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sf2SfJi_zdI/AAAAAAAAFHs/VqQ_V85UHE8/s1600-h/pand%C3%A9mie.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331578597712842194" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 290px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sf2SfJi_zdI/AAAAAAAAFHs/VqQ_V85UHE8/s400/pand%C3%A9mie.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Tapage nocturne à l'hôpital. Carnet d'une infirmière de nuit. Anne Peraut Soliveres prend la parole pour indigner ou apaiser.&lt;br /&gt;03/05/2009&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pandémie : un nouvel opium pour le peuple ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pourquoi suis-je tellement exaspérée par le battage médiatique autour du virus d’origine porcine dit H1N1? Est-ce parce que le même battage, il y a peu, autour de celui du poulet, m’avait déjà violemment interpellée? Quitte à passer pour une dangereuse irresponsable, ou une douce dingue, je refuse de faire semblant de jouer à ce jeu pervers qui consiste à se faire peur et à faire peur aux autres en abusant de certains termes, voire en les dévoyant.&lt;br /&gt;Si mon dictionnaire a toujours son bon sens, une pandémie est une contamination à grande échelle. Or, si le principe de précaution doit être de mise chaque fois qu’un virus se développe quelque part, l’entreprise qui consiste à entretenir la panique en étalant la débauche des milliards de boîtes de Tamiflu, enfermées à grand frais dans des sous-sols bien gardés au moment de la précédente supposée épidémie de H5N1, devrait davantage intriguer les médias si prompts à se jeter sur le premier os un peu juteux. Oserais-je demander quelles sont les dates de péremption de ces boîtes enfermées (depuis combien de temps déjà?) et combien de masques sont périmés (ceux que le ministère de la Santé m’avait personnellement envoyés le sont depuis déjà deux ans…)? &lt;/span&gt;&lt;a id="more"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La population sait-elle que le budget de la sécu qui ne peut plus la couvrir selon ses besoins est illimité lorsqu’il s’agit de financer les fantasmes de grippes ou autres catastrophes planétaires virtuelles? Sans compter le coût des formations obligatoires de tous les soignants et autres acteurs du social, plans blancs, et autres facéties dispendieuses? Les citoyens savent-ils combien ils paient pour entretenir ces caves de Tamiflu périssables (car contrairement au pinard, le temps gâte ce précieux médicament dont rien ne garantit qu’il soit opérant contre un virus encore inconnu?) Enfin, quelqu’un peut-il nous dire combien cela a rapporté au laboratoire fabriquant le précieux antivirus?&lt;br /&gt;De plus comment peut-on qualifier de pandémie (et même d’épidémie!) une pathologie qui touche moins de mille personnes sur toute la surface du globe quand nous sommes près de 7 milliards? A moins que nos dirigeants aient besoin de détourner un peu nos esprits de la crise qu’ils ont amenée et dont nous sommes tous les victimes, à l’échelon mondial cette fois et sans Tamiflu pour nous la faire avaler…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;• Anne Perraut Soliveres •&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://infirmiere.blogs.liberation.fr/anne_perraut_soliveres/2009/05/pourquoi-suis-je-tellement-exasp%C3%A9r%C3%A9e-par-le-battage-m%C3%A9diatique-autour-du-virus-dorigine-porcine-dit-h1n1-est-ce-parce.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://infirmiere.blogs.liberation.fr/anne_perraut_soliveres/2009/05/pourquoi-suis-je-tellement-exasp%C3%A9r%C3%A9e-par-le-battage-m%C3%A9diatique-autour-du-virus-dorigine-porcine-dit-h1n1-est-ce-parce.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Infirmières, le savoir de la nuit&lt;br /&gt;Un article de Puf.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Caractéristiques&lt;br /&gt;304 pages&lt;br /&gt;19.50 €&lt;br /&gt;ISBN : 978-2-13-052252-2&lt;br /&gt;Collection "&lt;a title="Collections/Partage du savoir" href="http://www.puf.com/wiki/Collections/Partage_du_savoir"&gt;Partage du savoir&lt;/a&gt;"&lt;br /&gt;N° d'édition : 5&lt;br /&gt;Date de parution : 01/11/2001&lt;br /&gt;Discipline : &lt;a href="http://www.puf.com/wiki/Liste/Les_ouvrages_par_disciplines?dyncat=Socio/Ethno/Démo/Education/Comm."&gt;Socio/Ethno/Démo/Education/Comm.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sous-discipline : &lt;a href="http://www.puf.com/wiki/Liste/Les_ouvrages_par_sous_disciplines?dyncat=Sociologie_appliquée_Questions_sociales"&gt;Sociologie appliquée Questions sociales&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name="L_27ouvrage"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'ouvrage&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ce livre est le fruit d'une expérience et d'un engagement personnels, mais aussi d'une réflexion et d'une enquête. L'auteur se propose, à travers une démarche théorique et éthique aux accents souvent militants, de rendre la parole à celles que notre société, et pas seulement le système médical, laisse dans le silence et dans l'ombre : les infirmières de nuit. Le métier et le travail des infirmières change, en particulier celui des infirmières de nuit. Leur savoir et leur expérience s'efface derrière une technologie réductrice, parfois défaillante et incapable d'apporter un soulagement et un soutien moral auprès des malades.&lt;br /&gt;Quel savoir ces infirmières, confrontées quotidiennement à la souffrance, à la faiblesse et à la mort, développent-elles ? Quelle est la particularité du " monde de la nuit ", qui constitue la face cachée, impensée de la médecine ? Quelles valeurs produit-il ?&lt;/span&gt;&lt;a name="Table_des_mati_C3_A8res"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Table des matières&lt;br /&gt;Préface d'Isabelle Stengers -- Introduction&lt;br /&gt;Chapitre 1 -- La nuit du savoir : les lueurs de la nuit - soigner la nuit - la nuit du chercheur&lt;br /&gt;Chapitre 2 -- Infirmières, le savoir de la nuit : les valeurs de l'ombre - des soins du sexe au sexe du soin - répulsion et violence - victimes, coupables et/ou responsables&lt;br /&gt;Chapitre 3 -- Praticien -chercheur, un nouvel espace de connaissance : d'une antinomie à un trait d'union, une posture de recherche - dire "je" dans la recherche - l'implication comme préalable - une démarche de recherche transductive - d'un métier clinique à une clinique de la recherche - la révolution par la recherche&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-1655290740410560136?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/1655290740410560136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=1655290740410560136' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/1655290740410560136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/1655290740410560136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/05/pandemie-un-nouvel-opium-du-peuple.html' title='PANDEMIE : UN NOUVEL OPIUM DU PEUPLE ?'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/Sf2SfJi_zdI/AAAAAAAAFHs/VqQ_V85UHE8/s72-c/pand%C3%A9mie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-1944389656101538459</id><published>2009-05-03T11:41:00.003+02:00</published><updated>2009-05-03T11:54:39.902+02:00</updated><title type='text'>L'ANTENNE DE POLICE.</title><content type='html'>&lt;strong&gt;L'antenne de Police par JACQUES M., CARDIOLOGUE.&lt;br /&gt;27.04.09&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mercredi vers 17 heures dans une allée ensoleillée et calme du Parc de Monceau j'attends assis sur un banc, en charge de ma petite fille âgée de 8 mois qui dort dans sa poussette. J'attends le retour de ma fille de son travail.&lt;br /&gt;Un peu plus loin, sur un banc, deux jeunes gens, garçon et fille, d'allure non conventionnelle, sans plus, bavardent tranquillement.&lt;br /&gt;Surviennent deux agents de police à bicyclette, roulant lentement, et qui, voyant un des jeunes rouler une cigarette, fondent sur eux, hument la cigarette.&lt;br /&gt;Hachich ? l'expertise sur le pouce ne parait pas concluante car abandonnant cette analyse ils entreprennent de fouiller avec autorité les affaires des deux jeunes : sacs, porte-documents, ouverture des paquets de cigarette, poches vidées. Pas de violence physique mais une exigence impérieuse qui ne permet pas le refus. Et pour terminer les emmènent au poste. Presque en souriant !&lt;br /&gt;Les agents semblaient déçus de n'avoir peut être rien trouvé de  "suspect".&lt;br /&gt;Juste deux jeunes au soleil sur un banc public qui ne se bécôtent pas encore.&lt;br /&gt;J'ai hésité à intervenir parce que cela signifie aujourd'hui risque d'être embarqué et garde à vue ; et je ne peux prendre ce risque avec ma petite fille.&lt;br /&gt;Excuse à une petite lâcheté ? Ou retenue devant la Police par réflexe ?&lt;br /&gt;Car que je rumine mon humiliation des jours précédents au moment de renouveler ma carte d'identité (déjà sécurisée) : né à Paris en 1941 de parents polonais, je suis déclaré Français dès ma naissance selon le droit du sol, non abrogé par Pétain, en attente du nouveau code de la nationalité, alors que mes parents sont déjà pourchassés comme juifs et que nous échapperons à la rafle du Vel d'Hiv.&lt;br /&gt;"Il faut prouver que vous êtes Français" m'a-t-on dit à l'antenne de police puisque l'extrait d'acte de naissance indiquant la Pologne comme lieu de naissance pour mes parents (naturalisés en 1947), ne permet pas "d'établir mon appartenance à la nationalité française" et qu'importe si la République laïque m'a permis de devenir médecin français, si j'étais assez français pour mon service militaire et visiter l'Algérie, il m'a fallu exhumer ce papier jauni et fatigué de 1941 jamais ressorti pour que j'existe à 68 ans comme Français.&lt;br /&gt;Ce mercredi je n'ai pas été contrôlé par la Police au Parc Monceau : je présentais bien et qu'importe, j'avais dans ma poche ma nouvelle carte d'identité de Français .&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/04/27/l-antenne-de-police_1185730_3232.html"&gt;http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/04/27/l-antenne-de-police_1185730_3232.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;CE QUI M'INQUIETE C'EST CERTAINES REACTIONS (lesquelles à votre avis ?) :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;stéphane m.&lt;br /&gt;02.05.09  07h47&lt;br /&gt;Concernant votre non intervention, vous avez bien fait, car il est interdit d'entraver un contrôle de Police... Pour le mélange dans votre texte de Pétain, de rafle du Vel d'Hiv, et sur le fait que l'on doit prouver que l'on doit être français... C'est ffectivement un minimum, car dans le passé, il y a eu des abus. Le ou les policiers qui vous ont dit cela n'ont fait que répondre à votre question. On voit à peine que vous êtes orienté dans vos propos... Sur ce bonne journée monsieur.&lt;br /&gt;stéphane m.&lt;br /&gt;02.05.09  07h43&lt;br /&gt;Un mélange des genres nauséabond de l'auteur de cette article. Les fonctionnaires voient un ou deux jeunes rouler une cigarette. Ils décident selon vous ou du moins sous entendu que leurs tenues poussent aussi à faire un contrôle. Où est le problème ? A partir du moment où l'agent de Police pense qu'il existe une possibilité d'effectuer un contrôle, ils le font. Vous feriez quoi à leurs places ? Passer devant ? Soyons sérieux...&lt;br /&gt;Jean-Marc D.&lt;br /&gt;01.05.09  20h30&lt;br /&gt;C'est de plus en plus effrayant de se demander si il faut plus se plaindre de la mise en place d'un régime autoritaire ou de la passive complicité de beaucoup de "bons Français"&lt;br /&gt;Julien B.&lt;br /&gt;01.05.09  15h52&lt;br /&gt;Nous sommes prêts pour un régime autoritaire, ça ne fait pas un pli, et on peut même lire ici les réactions de certains qui sont prêts à y collaborer activement.&lt;br /&gt;Le Mosellan&lt;br /&gt;01.05.09  12h47&lt;br /&gt;On peut toujours intervenir sur une action de police.C'est ainsi que ma femme a défendu,rue Serpenoise à Metz,une mendiante quelque peu bousculée par des agents.Ca s'est terminé par des "ça va!" de part et d'autre.Et c'est tout!..Ils ont bien vu qu'ils s'y sont pris maladroitement.De là à conclure qu'on est en régime policier,il n'y a que des cardiologues pour le faire.Et à trouver abondamment des échos.&lt;br /&gt;Philippe B.&lt;br /&gt;01.05.09  10h08&lt;br /&gt;Peut-on signaler à ce correspondant que la carte nationale d'identité n'a été obligatoire que sous Vichy, pour repérer les juifs, précisément. Cette obligation (n')a été abrogée (que) en 1955. La seule obligation est de pouvoir justifier de son identité, ce par tous moyens.&lt;br /&gt;Phil67&lt;br /&gt;01.05.09  09h42&lt;br /&gt;Le style de réponse du "Mosellan" interroge, car c'est ce style teinté de morale et de mise en doute face aux dires des autres qui permet n'importe quelle dérive, qui permet d'excuser n'importe quelle fouille et humiliation des autres, sauf quand cela arrive pour la personne elle-même qui alors explose et exige des excuses. Le style de personne fière qui ne vit que pour elle, hors de la collectivité et qui, en cas de problème, voudra bénéficier de la protection de cette collectivité.&lt;br /&gt;Claire&lt;br /&gt;30.04.09  19h18&lt;br /&gt;En vérité, je peux "comprendre"; mon nom est étranger, et je sais que ma nièce a eu du mal avec ses papiers : elle est née en Iran d'un père français, lui-même né en Algérie d'un père français par le droit du sol. Ce qui m'étonne, c'est qu'on fasse tout un plat de la nécessité de justifier de sa nationalité. Je n'y vois ni "humiliation", ni "discrimination" (etc.) : seulement un corollaire de la chance que j'ai d'être française, et d'un pays où l'on n'entre pas comme dans un moulin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-1944389656101538459?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/1944389656101538459/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=1944389656101538459' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/1944389656101538459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/1944389656101538459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/05/lantenne-de-police.html' title='L&apos;ANTENNE DE POLICE.'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-5254094502081485655</id><published>2009-04-29T07:47:00.003+02:00</published><updated>2009-04-29T07:50:35.882+02:00</updated><title type='text'>PROUDHON, PERE DE L'ANARCHISME ? ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SffqG2hOVgI/AAAAAAAAFGs/rd9eJIb4WpI/s1600-h/proudhon.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329986087451252226" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 229px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SffqG2hOVgI/AAAAAAAAFGs/rd9eJIb4WpI/s400/proudhon.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Pierre-Joseph Proudhon, le père de l'anarchisme ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Proudhon Pierre Joseph, fils d'un tonnelier et d'une cuisinière, il naît à Besançon en 1809 sous le règne de Napoléon 1er . De tous les théoriciens socialistes du XIXe siècle, il est le seul à être d'origine populaire. Il mourra à Paris, en 1865, quelques années avant la Commune. En 1820, une bourse lui permet de faire des études au collège de Besançon. Seul pauvre parmi les riches, les vexations sont courantes, ce qui ne l'empêche pas de remporter de nombreux prix d'excellence. A 17 ans, il devient ouvrier typographe pour aider financièrement ses parents. Il profite de son métier et de ses loisirs pour faire des études de philologie en comparant les versions grecques, hébraïques, latines et françaises de la Bible et rédige un ouvrage sur les " Catégories grammaticales " -qu'il reniera par la suite- qui attire l'attention de certains membres de l'Académie de Besançon.En 1838, celle-ci lui attribue une bourse qui lui permet, à 29 ans, de passer son baccalauréat et de poursuivre des études supérieures. En 1839, Proudhon fait paraître son premier ouvrage connu, " De la célébration du dimanche " puis, l'année suivante, " Qu'est-ce que la propriété ?" Sa fameuse formule " La propriété, c'est le vol " le rend célèbre dans le monde entier mais décide l'Académie à lui retirer sa bourse en raison des polémiques suscitées.&lt;br /&gt;Ce premier mémoire sur la propriété sera suivi de deux autres qui le conduiront devant la cour d'assises. Le jury, se déclarant incompétent pour juger de questions "scientifiques", l'acquitte. La propriété pour Proudhon est avant tout la possibilité qu'à celui qui détient un capital d'acheter (dans le cas de l'esclavagisme) ou de louer (dans le cas du fermage ou du salariat) des êtres humains. La propriété, c'est " l'exploitations de l'homme par l'homme ". Le prolétariat n'étant pas "un Dieu qu'il faut adorer mais un mal qu'il faut détruire", Proudhon se prononce pour la propriété des moyens de production par les travailleurs eux-mêmes. Il se pose ainsi comme père de l'autogestion ou, pour employer sa terminologie dans " Les Confessions d'un révolutionnaire ", de la gestion directe.D'autre part, Proudhon développe ce qui deviendra l'un des concepts fondamentaux de sa sociologie, celui des forces collectives, irréductibles aux forces individuelles. L'organisation sociale qu'il faut, non pas inventer, mais découvrir dans la société elle-même, devra respecter cette pluralité des individus comme des collectivités. La situation matérielle de Proudhon est plus que précaire. Il devient "fondé de pouvoir" d'une entreprise de péniches que viennent de créer à Lyon des anciens amis de collège. Résidant souvent à Paris, il rencontre de nombreux intellectuels français, allemands et russes, en particulier Grün, Bakounine, Herzen et Marx. Ce dernier désirait que Proudhon soit le représentant français d'un organisme de propagande internationale qu'il essayait de mettre sur pied. Le refus de Proudhon sera à l'origine d'une haine que Marx conservera jusqu'à sa mort et qui le conduira à publier des écrits injustes, calomnieux, injurieux et d'une mauvaise foi extrême. Proudhon publie alors deux ouvrages importants "La création de l'ordre" en 1843 et les "Contradictions économiques" (où " Philosophie de la misère ") en 1846 dans lesquels il définit sa dialectique, rejette tout à la fois le spiritualisme et le matérialisme et cherche une méthode d'analyse qui permettrait d'appréhender la diversité sociale dans tous ses détails. Il reproche, entre autres, à l'économie politique classique, d'ignorer qu'elle n'est qu'une partie de la science sociale, c'est-à-dire qu'elle n'est possible que comme sociologie. En 1847, Proudhon décide de quitter son poste à Lyon pour devenir journaliste. Après bien des déboires, il réussit à fonder un quotidien, "Le Peuple", qui deviendra "Le Représentant du peuple", puis "La Voix du peuple" et, à nouveau, "Le Peuple" suite aux divers procès et interdictions successifs.&lt;br /&gt;Février 1848, la monarchie est à nouveau mise à bas. La République est proclamée. Aux élections du 8 juin 1848, Proudhon est élu député.Il incarne l'extrême-gauche de la révolution de février. Il critique violemment les décrets du gouvernement provisoire -en particulier ceux relatifs à la création d'ateliers nationaux- et nie sa compétence révolutionnaire. La grande majorité de ses collègues le regarde avec hostilité. Fin juin, le peuple de Paris se lève contre ce gouvernement qu'il a mis en place et qui s'avère incapable d'améliorer la situation sociale.La répression des républicains est féroce. Proudhon n'a pas souhaité cette insurrection car, se réalisant sans " idée générale ", elle ne pouvait déboucher sur une révolution.Lors des journées sanglantes, il est néanmoins le seul, à l'Assemblée, à prendre fait et cause pour les insurgés. Son discours de juillet 1848 réclame tout d'abord clémence et aide aux travailleurs parisiens. Suite au rejet des députés, il oppose alors le prolétariat à la bourgeoisie. Proudhon affirme que le premier instaurera un ordre nouveau et procédera à une "liquidation" en se passant des moyens légaux. La guerre de classes entrait pour la première fois dans l'enceinte sacrée, l'Assemblée lui inflige un blâme motivé, à l'unanimité moins deux voix: la sienne et celle d'un canut lyonnais. Lorsque Louis-Napoléon Bonaparte est élu président de la République, en décembre 1848, Proudhon se déchaîne. Ses articles sont si violents et insultants qu'il est condamné à trois ans de prison dès mars 1849 et ne seront pas reproduits dans les " Mélanges (articles de journaux 1848-1852 par P.-J. Proudhon) " en 1868. Entre-temps, il avait essayé de créer une Banque du peuple dont le but était d'instaurer le crédit gratuit afin que les prolétaires parviennent à leur indépendance vis-à-vis des propriétaires. La prison mettra fin à l'expérience. Incarcéré, il écrit " Les Confessions d'un révolutionnaire " et " idée générale de la révolution ", deux ouvrages dans lesquels il développe ses positions antiétatistes et anticommunistes, "gouvernement de l'homme par l'homme". Libéré en juin 1852, Proudhon est de nouveau condamné à trois ans de prison, dès la parution, en 1858, de son "De la justice dans la Révolution et dans l'Eglise", ouvrage fondamental dans lequel il résume l'ensemble de ses premières recherches à travers un combat général contre la religion et, plus généralement, contre tout mysticisme, " adoration de l'homme par l'homme ". Il s'exile en Belgique où il restera jusqu'en 1862. Le fédéralisme s'impose de plus en plus à lui comme solution révolutionnaire d'organisation des sociétés. Cette idée s'oppose tout à la fois aux régimes en place et aux positions de la gauche qui combat alors pour l'unification de l'Italie ou la reconstruction d'un Etat polonais. La maladie l'empêchera de totalement développer ses conceptions. C'est néanmoins en puisant dans " La Guerre et la paix " et " Du principe fédératif " que les théoriciens du mouvement anarchiste qui succéderont à Proudhon élaboreront une théorie fédéraliste libertaire. La dernière année de sa vie sera consacrée à sa " Capacité politiques des classes ouvrières " qui deviendra le catéchisme du mouvement ouvrier français. Sévère réplique à un groupe de proudhoniens modérés qui souhaitait présenter des candidatures ouvrières indépendantes aux élections, Proudhon en préconise le boycottage et prêche une pratique de séparation absolue.&lt;br /&gt;Père de l'anarchisme, de l'autogestion, de la dialectique moderne, du fédéralisme intégral, de la sociologie... Proudhon est indéniablement le penseur français le plus important du XIXe siècle.Mais, inlassable agitateur d'idées, pourfendeur de tout dogmatisme, de tout a priori, son nom laisse une odeur de souffre au nez des bien-pensants de tous bords qui s'attachent à ce que son oeuvre demeure méconnue.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://increvablesanarchistes.org/articles/biographies/proudhon_pj.htm"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://increvablesanarchistes.org/articles/biographies/proudhon_pj.htm&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6680554499078470315-5254094502081485655?l=jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/feeds/5254094502081485655/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6680554499078470315&amp;postID=5254094502081485655' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/5254094502081485655'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6680554499078470315/posts/default/5254094502081485655'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jusquacetempleenruinesmais.blogspot.com/2009/04/proudhon-pere-de-lanarchisme.html' title='PROUDHON, PERE DE L&apos;ANARCHISME ? ?'/><author><name>Claude Vlérick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08201078738816023069</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-q6VgwgadBR8/TWumObfIyPI/AAAAAAAAGlc/CFc5_sIt4-I/s220/Copie%2B%25282%2529%2Bde%2Blogo_oeilsec%2B23.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SffqG2hOVgI/AAAAAAAAFGs/rd9eJIb4WpI/s72-c/proudhon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6680554499078470315.post-4662748383400989031</id><published>2009-04-28T11:29:00.004+02:00</published><updated>2009-04-28T11:36:07.056+02:00</updated><title type='text'>ADIEU DIEGO, ANARCHISTE ESPAGNOL.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SfbNBQHSCKI/AAAAAAAAFGk/kzZdYlQFtWo/s1600-h/abel+diego.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329672630428633250" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 268px; CURSOR: hand; HEIGHT: 365px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ZL9GG5XpXI/SfbNBQHSCKI/AAAAAAAAFGk/kzZdYlQFtWo/s400/abel+diego.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;26/04/2009&lt;br /&gt;Adieu Diego, anarchiste espagnol&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Abel Paz est mort au début avril à Barcelone. Paz, dont le vrai nom était Diego Camacho, était connu pour quelques livres à la gloire des anarchistes espagnols dont il était et surtout pour sa biographie de Buenaventura Durruti, le leader de légende des Nosotros, le groupe des noirs et rouges le plus actif des années 30 et le premier chef du front d'Aragon, tué à Madrid en novembre 1936... Abel Paz avait 88 ans ou à peu près.&lt;br /&gt;Et il avait été le héros d'un beau documentaire de Frédéric Goldbronn, Diego, qui sera présenté le 29 mai aux Ateliers Varan à Paris lors d'une soirée hommage avec Jean-Louis Comolli et bien d'autres personnes qui ont connu le dit Diego.&lt;br /&gt;En hommage à ce bonhomme éruptif et attachant, héros de cinéma et auteur d'un livre légendaire, je joins à ce post un article que j'avais écrit il y a huit ans pour Libération. Voici:&lt;br /&gt;Samedi 3 mars 2001, à Gérone, la section locale de la CNT, Confédération nationale du Travail organise un débat avec Abel Paz sur l'anarchisme. La réunion a lieu Carrer Rutlla dans un joli local de plain-pied, de style années 30, squatté par les libertaires du cru et surmonté d'un timide drapeau noir. A six heures et demie les participants au débat évacuent le café d'en face, le bar Pencil. Ils sont dix-neuf, pratiquement tous ont entre vingt et trente ans, quelques-uns les oreilles percées de nombreux anneaux, une punk, deux garçons aux cheveux très longs, deux autres aux cheveux très courts, tous le visage sympathique. Mais cela ne fait pas grand monde en face d'Abel Paz, le biographe de Durruti.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a id="more"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pour présenter le bonhomme, le vieux lutteur de 80 ans, qui fume ses cigarettes brunes à la chaîne dans son coin, pour présenter aussi l'histoire du mouvement, pour faire revivre pendant cinquante minutes la&lt;/span&gt;&lt;a style="FLOAT: right" href="http://cinoque.blogs.liberation.fr/.a/6a00e39337f011883401156f58c422970c-pi"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; CNT-FAI de 1936, l'animateur a choisi de passer un film du français Frédéric Goldbronn: Diego, qui s'intitule ainsi parce que le véritable nom d'Abel Paz est Diego Camacho.Ce très beau film très simple commence par une histoire que raconte Diego avec sa voix cassée d'Espagnol gros fumeur.&lt;br /&gt;A la sortie de la prison en 1953, où il a passé de longues années, il va voir sa mère à Barcelone et l'emmène à Sitges, station balnéaire, proche de la capitale catalane. Il lui paie un week-end à l'hôtel, le premier de la vie de cette femme qui a toujours été pauvre, a fait des ménages, a élevé cinq fils dont quatre ont été tués. Diego se souvient de ces jours passés au bord de mer sous le soleil avec sa mère, de la surprise de celle-ci quand on a voulu lui servir le café au lit.&lt;br /&gt;Paz dans le film raconte aussi comment seize ans plus tôt, sa vie du jeune homme né en 1921 à Almeria a changé. C'était le 18 juillet 1936. L'armée du Maroc vient de se soulever contre le gouvernement de front populaire. Tout le monde attend que les casernes de l'Espagne entière se rallient à ce pronunciamento. A Barcelone, sur la place Jaume 1er, celle où la mairie fait face au palais de la Generalitat, le gouvernement de Catalogne, Diego, jeune apprenti, manifeste avec des milliers d'autres anarcosyndicalistes. Ils réclament des armes pour se défendre contre le coup fasciste. On ne leur concède que de vagues promesses. Alors certains prennent les armureries d'assaut. D'autres allègent des gardes de nuit de leur pistolet. Et le 19 au matin, quand les troupes du général Goded sortent de la caserne de Pedralbes pour investir la ville au nom des généraux Franco, Mola, Sanjurjo, ils ont devant eux une foule très mal armée mais très en colère et décidée à en découdre. Sur les toits des tireurs canardent les uniformes à l'aide de fusils de chasse. L'élan est spontané. Il est ensuite canalisé par des meneurs de la Confédération nationale du travail, la grande centrale anarcosyndicaliste. &lt;/span&gt;&lt;a style="FLOAT: right" href="http://cinoque.blogs.liberation.fr/.a/6a00e39337f011883401156f58d425970c-pi"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;S'illustrent alors Francisco Ascaso (à droite), qui perdra la vie dans la journée en attaquant une caserne, Juan Garcia Oliver, qui va devenir le patron des milices de Catalogne et Buenaventura Durruti, le plus célèbre des combattants &lt;/span&gt;&lt;a style="FLOAT: left" href="http://cinoque.blogs.liberation.fr/.a/6a00e39337f011883401156f58c515970c-pi"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;anarchistes (à gauche). "Trois secondes suffisent parfois à donner un sens à une vie, là ce furent presque trois jours qui m'ont marqué à jamais comme ils ont marqué des centaines de milliers d'autres personnes." explique Abel Paz. Le général Goded se rend. Barcelone est aux mains des ouvriers en armes. Il y aura évidemment des excès, des églises seront brulées, mais surtout la ville va apprendre la fraternité. Les barricades se fédèrent. "Toutes n'étaient pas stratégiques, mais elles étaient importantes car elles demandent la participation de chacun. Ce fut de nouveau comme cela au Quartier latin en mai 68." Dans un livre il a qualifié les barricades de drapeaux de pavé.Elles ne seront abandonnées que pour permettre aux combattants de partir vers le front d'Aragon. Ils s'en iront avec le sourire, la fleur au fusil, avec un armement peu adapté derrière Buenaventura Durruti. "J'ai demandé à partir moi aussi, mais on m'a refusé cet honneur. Tu n'es pas en âge de mourir m'a t-on dit. Tu es en âge de construire l'avenir..."Et à Barcelone cet avenir se construit avec ferveur. Les transports publics sont remis en marche sans intervention d'une quelconque direction. "Nous n'avions besoin d'aucun patron et nous le montrions, nous en étions particulièrement fiers." De nombreuses entreprises sont collectivisées. Paz-Camacho se souvient de l'ambiance incroyable qui régnait alors à Barcelone. Et dont Orwell devait lui aussi témoigner dans Hommage à la Catalogne: &lt;/span&gt;&lt;a style="FLOAT: right" href="http://cinoque.blogs.liberation.fr/.a/6a00e39337f011883401156f58c6a4970c-pi"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"L'aspect saisissant de Barcelone dépassait toute attente. C'était bien la première fois dans ma vie que je me trouvais dans une ville où la classe ouvrière était en selle... Tout cela était étrange et émouvant...il y avait là un état de choses qui m'apparut sur le champ comme valant la peine qu'on se battit pour lui..."&lt;br /&gt;Pour être à la hauteur de ces rêves qui semblent devenir réalité, Camacho et quelques copains créent une association, celle des Don Quichotte de l'idéal.Bientôt sous la pression des Staliniens, ce Barcelone des coopératives et l'Aragon des collectivités paysannes ne seront plus qu'un souvenir. En mai 1937, la tension entre communistes et cénétistes est telle qu'une guerre civile dans la guerre civile éclate dans la capitale catalane. Barricades de nouveau. "J'avais un fusil mais je n'aurais pu tuer personne. J'ai tiré en l'air." Les camarades de la Pasionaria n'auront pas ces états d'âme. Ils se débarrasseront des alliés des anarchistes, les Poumistes (du POUM, Parti ouvrier d'unification marxiste, organisation léniniste anti-stalinienne), assassineront Andreu Nin, leur dirigeant le plus célèbre. Ils bordureront ensuite tellement les anarchistes que leur rêve deviendra cauchemar. La défaite viendra bientôt pousser un camp révolutionnaire épuisé vers l'exil ou la mort.&lt;br /&gt;En 1939, Abel Paz et quelques amis passent les Pyrénées et se retrouvent dans un camp de prisonniers, à Bram. C'est sur cette période que se termine le film de Frédéric Goldbronn.&lt;br /&gt;Mais la vie de Paz a bien sûr continué. Il a repris la lutte, connu les prisons franquistes où il a lu beaucoup et qui furent un peu ses universités. Puis ce fut l'exil de nouveau. En 1960, écrit-il plus tard, "je fus admis dans un sanatorium pour suivre un traitement, à cause d'une vieille lésion pulmonaire contactée lors de mes longues années de prison... dans le sanatorium, il y avait une excellente bibliothèque... La lecture m'avait toujours passionné... J'ai notamment lu tous les livres que comptaient la bibliothèque sur l'histoire de l'Espagne et plus particulièrement ceux à propos de la guerre civile. Je pus ainsi vérifier que l'unique version offerte au lecteur, de notre guerre, était la version stalinienne." Une camarade à qui il se confie lui explique "que l'absence de livres contredisant la version stalinienne de la guerre d'Espagne était due à la pression des intellectuels proches ou membres du parti communiste sur les maisons d'édition".Paz veut écrire alors l'histoire sous l'angle anarchiste, son amie lui conseille de plutôt travailler sur la biographie de Buenaventura Durruti."A cause du rôle que celui-ci avait joué dans l'histoire sociale de l'Espagne. Je suivis son conseil et à partir de ce moment je travaillai d'arrache-pied sur le sujet. Bien m'en prit de me hâter, car cela me permit de contacter des personnes très âgées, mortes depuis, lesquelles auraient emporté les secrets de leurs vies, clandestines la plupart du temps, dans leurs tombes."&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a style="FLOAT: left" href="http://cinoque.blogs.liberation.fr/.a/6a00e39337f011883401156f58c933970c-pi"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pour écrire ce livre, Paz contacta des témoins au Mexique, à Cuba, au Pérou, en Argentine, en Uruguay, au Chili, en Allemagne, en Belgique, en Suède, en France et en Espagne. Le livre parut en 1972 chez un tout petit éditeur.&lt;br /&gt;Après le film, on a allumé la lumière. Les jeunes ont posé des questions. Pas sur le passé illustre de la CNT, quand la confédération comptait des centaines de milliers de militants, 180 000 rien qu'à Barcelone en 1936. Aujourd'hui c'est un vieux souvenir. A Gérone, les dix-neuf présents en sont parfaitement conscients. Même trop. "Que peut on faire? Les gens ne pensent qu'à rentrer chez eux, regarder la télévision. Ils ne discutent pas, n'écoutent pas ce que nous avons à leur dire. Ils sont esclaves mais aussi complices de leur esclavage", dit l'un. "Et les ouvriers sont racistes", dit un autre, assis sous une affiche qui proclame la solidarité des jeunes Catalans avec les sans-papiers.Eteignant un clope pour en allumer un autre, Abel Paz ne dira pas "de mon temps". Il sait combien l'époque a changé, et il veut redonner du cœur au ventre à ces petits. "Quand vous allez au café, quand vous rencontrez des gens vous voyez bien qu'ils sont malheureux. Et vous savez bien aussi qu'ils le savent. Vous voyez bien que ce qui manque aujourd'hui entre les gens c'est la communication. C'est à vous de la rétablir. Quand les gens échangeront de nouveau sur leur vie, ils n'accepteront plus leur sort. Il faut discuter avec les gens, sans acrimonie, avec modestie. Rétablir la communication c'est important. Moi à Barcelone, quand je vais au bistrot, je m'assieds presque toujours à la table où il y a quelqu'un qui déjeune seul. Le serveur peut tiquer. S'il demande à la personne que je rejoins son avis, elle est toujours d'accord. Rompre la solitude des gens c'est déjà beaucoup. Parler de tout et de rien avec eux, c'est énorme.Les jeunes libertaires présents écoutent avec étonnement ce grand-père leur donner quelques leçons de vie. Ils se mettent à discuter entre eux. "On est trop dans la proclamation. Crier vive l'anarchie! comme cela, sans rien d'autre, c'est idiot. Il faut mettre des contenus concrets dans le slogan", dit l'un qui continue: "il faut cesser de seulement dénigrer, il faut proposer des choses."Un type chevelu lui répond: "il faut quand même critiquer la société dans laquelle on vit. On ne peut pas laisser dire n'importe quoi." Un autre explique. Dans mon village on est trois maçons, il y a deux céramistes, un charpentier. Il faudrait qu'on se constitue en coopérative. On se paierait pareil. Ce serait les semences d'une société débarrassée du capital.Abel Paz demande aux jeunes si ils lisent, si ils lisent assez. La réponse de certains est négative. &lt;/span&gt;&lt;a style="FLOAT: left" href="http://cinoque.blogs.liberation.fr/.a/6a00e39337f01188340115704f07bf970b-pi"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"Je me demande comment on peut vivre sans livres. Comment on peut réfléchir sans dévorer des livres, des romans, des enquêtes, des livres d'histoire ou de philosophie. Tout est bon. Organiser un atelier de lecture avec discussion de certaines pages. Le sens critique est ce qui manque le plus en Espagne aujourd'hui. De tenter de le rétablir, c'est un acte révolutionnaire", dit il avant de s'allumer une autre cigarette.&lt;br /&gt;Quatre jours plus tard, en fin de matinée, Abel Paz fumait encore un de ses ducados a
