Arnold De Spiegeleer Tsahal's circles of duty.

mercredi 23 février 2011

LA REVOLTE GRONDE AU MAGHREB ET AU MOYEN-ORIENT. LE POINT.

Rédaction en ligne Le Soir. Mardi 22 février 2011, 21:28.
Voici les derniers développements au Maghreb et au Moyen-Orient, où une vague de contestation sociale et politique sans précédent est réprimée, parfois dans le sang, par des régimes autoritaires.


LIBYE
Mouammar Kadhafi a juré de rétablir l’ordre et brandi la menace d’une répression sanglante. Promettant de se battre « jusqu’à la dernière goutte » de son sang, il a appelé la police et l’armée à reprendre la situation en main et assuré que tout manifestant armé méritait la « peine de mort ».
Les violences meurtrières d’abord concentrées à Benghazi, deuxième ville du pays à 1.000 km à l’est de Tripoli, ont touché la capitale dimanche soir. D’après Human Rights Watch (HRW), la répression a fait depuis « au moins 62 » morts à Tripoli.

YEMEN
Des heurts entre des milliers de manifestants et des partisans du régime munis de matraques et de poignards ont fait cinq blessés à Sanaa, alors que le pouvoir mobilisait ses troupes pour une manifestation d’envergure mercredi.
Un millier de protestataires ont passé leur deuxième nuit consécutive sur une place attenant à l’Université de Sanaa.

BAHREIN
Le centre de Manama a été le théâtre d’une manifestation massive pour exiger la chute du gouvernement, malgré des tentatives de conciliation du régime de ce petit Etat du Golfe dont le roi se rend mercredi chez son allié saoudien.
Au soir de cette journée de mobilisation, qui s’est terminée sans incident, l’opposition, dominée par les chiites, a réitéré son exigence d’une monarchie constitutionnelle dans cet archipel où règne la lignée sunnite des Al-Khalifa.

MAROC
La police marocaine a dispersé avec fermeté lundi soir un petit groupe de manifestants qui voulait organiser un sit-in à Rabat. Une cinquantaine de personnes s’étaient rassemblées au lendemain de manifestations dans de nombreuses villes pour réclamer des réformes politiques.
L’un des initiateurs de la manifestation du 20 février, Oussama Khlifi, a appelé à la tenue de sit-in quotidiens pour poursuivre la mobilisation.

TUNISIE
La Tunisie a officiellement réclamé lundi à l’Arabie saoudite l’extradition de Leïla Trabelsi, l’épouse du président déchu Ben Ali, et engagé la bataille de la dissolution du Rassemblement constitutionnel démocratique, RCD, le parti de l’ex-dirigeant.
Les autorités ont annoncé l’arrestation de l’assassin présumé du prêtre polonais retrouvé égorgé vendredi près de Tunis, un menuisier tunisien qui travaillait dans l’école où le religieux a été découvert mort.

EGYPTE
L’Egypte a remanié son gouvernement de transition, une douzaine de jours après la chute du président Hosni Moubarak, supprimant le controversé ministère de l’Information mais maintenant à leur poste les ministres de la Défense, des Affaires étrangères, de l’Intérieur et des Finances.
L’armée égyptienne a renforcé sa présence à la frontière avec la Libye pour assurer le passage des ressortissants égyptiens fuyant le pays.

IRAK
Environ 4.000 personnes ont manifesté à Souleimaniyeh, au Kurdistan irakien, contre les deux partis traditionnels de cette région où trois jeunes ont été tués depuis jeudi, alors qu’au moins 27 autres, dont une majorité de policiers, ont été blessées dans des affrontements dans la ville voisine de Halabja.

JORDANIE
Une vingtaine de partisans du régime ont tenté mardi de disperser un rassemblement de près de 200 jeunes qui réclamaient des réformes devant le siège de la présidence du conseil à Amman, selon un responsable du parti National Populaire, Fakher Da’ass.
(AFP)

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