Prière de relayer : l'appel de 19 organisations pour une retraite à 60 ans.
Ces organisations de jeunesse réclament "la validation des années d'études et de formation", des "périodes de stages" et des "périodes d'inactivité forcée" dans le calcul des annuités ouvrant droit à une retraite à taux plein.
Ces organisations de jeunesse réclament "la validation des années d'études et de formation", des "périodes de stages" et des "périodes d'inactivité forcée" dans le calcul des annuités ouvrant droit à une retraite à taux plein.
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Les jeunes s'invitent dans le débat sur les retraitesLEMONDE.FR avec AFP 30.04.10 14h46 • Mis à jour le 01.05.10 08h17
"Je veux dire aux jeunes de 20 ans que c’est justement pour eux que nous faisons cette réforme", a déclaré le ministre du travail Eric Woerth. "Une nouvelle fois, ce qui est mis en place au nom des jeunes se fait sans eux, et surtout contre eux", répondent dix-neuf organisations de jeunesse dans un appel intitulé La retraite, une affaire de jeunes rendu public vendredi 30 avril pour défendre la retraite à 60 ans et le système de retraites par répartition.
Les faits
Cet appel est signé par des syndicats étudiants et lycéens comme l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), l'UNL, la FIDL (lycéens) SUD Etudiant, l'Union des étudiants communistes (UEC) mais aussi par des mouvements de jeunes comme Génération précaire, Attac Campus, la Jeunesse ouvrière chrétienne, la mutuelle LMDE, et plusieurs organisations politiques comme le Mouvement des Jeunes socialistes, le Mouvement des jeunes communistes français et Jeunes Verts. S'y sont également associés la CGT et la Syndicale unitaire (FSU).
"Il est de notre responsabilité d'intervenir aujourd'hui dans le débat qui vient de s'ouvrir sur l'avenir du système de retraite", alors que "le ministre du travail a engagé à marche forcée des discussions avec les partenaires sociaux", a déclaré Jean-Baptiste Prévost, le président de l'UNEF, lors d'une conférence de presse. Aussi ces organisations entendent-elles ne pas être les "grands oubliés d'un débat qui [les] concerne tous", souligne l'appel. "Jeunes, nous sommes attachés au droit à une retraite à 60 ans financée par répartition", ajoute le texte. "Nous dénonçons la double peine que nous imposerait un nouvel allongement de la durée de cotisation ou un recul de l'âge légal de départ en retraite", peut-on lire encore.
LA PRISE EN COMPTE DES PERIODES DE STAGES DANS LE CALCUL
Les dix-neuf organisations exigent par ailleurs de prendre en compte "l'évolution de la société". A ce titre, elles réclament "la validation des années d'études et de formation", des "périodes de stages" et des "périodes d'inactivité forcée" dans le calcul des annuités ouvrant les droits à la retraite.
Devant la presse, elles ont insisté sur la "nécessité" d'ouvrir un débat plus large sur les financements du système de retraite et réclamé une politique de lutte contre le chômage des jeunes.
L'appel se veut un "point de départ d'une campagne de sensibilisation" des lycéens, étudiants, jeunes en insertion, alors que la question des retraites n'est pas forcément la première des préoccupations d'une jeunesse qui cherche un travail et un logement, a fait valoir l'UNEF.
Plusieurs membres ont souligné le caractère "unitaire" et "inédit" de cet appel et l'ont comparé à la mobilisation qui s'était développée en 2006 contre le contrat de première embauche.
Les faits
Cet appel est signé par des syndicats étudiants et lycéens comme l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), l'UNL, la FIDL (lycéens) SUD Etudiant, l'Union des étudiants communistes (UEC) mais aussi par des mouvements de jeunes comme Génération précaire, Attac Campus, la Jeunesse ouvrière chrétienne, la mutuelle LMDE, et plusieurs organisations politiques comme le Mouvement des Jeunes socialistes, le Mouvement des jeunes communistes français et Jeunes Verts. S'y sont également associés la CGT et la Syndicale unitaire (FSU).
"Il est de notre responsabilité d'intervenir aujourd'hui dans le débat qui vient de s'ouvrir sur l'avenir du système de retraite", alors que "le ministre du travail a engagé à marche forcée des discussions avec les partenaires sociaux", a déclaré Jean-Baptiste Prévost, le président de l'UNEF, lors d'une conférence de presse. Aussi ces organisations entendent-elles ne pas être les "grands oubliés d'un débat qui [les] concerne tous", souligne l'appel. "Jeunes, nous sommes attachés au droit à une retraite à 60 ans financée par répartition", ajoute le texte. "Nous dénonçons la double peine que nous imposerait un nouvel allongement de la durée de cotisation ou un recul de l'âge légal de départ en retraite", peut-on lire encore.
LA PRISE EN COMPTE DES PERIODES DE STAGES DANS LE CALCUL
Les dix-neuf organisations exigent par ailleurs de prendre en compte "l'évolution de la société". A ce titre, elles réclament "la validation des années d'études et de formation", des "périodes de stages" et des "périodes d'inactivité forcée" dans le calcul des annuités ouvrant les droits à la retraite.
Devant la presse, elles ont insisté sur la "nécessité" d'ouvrir un débat plus large sur les financements du système de retraite et réclamé une politique de lutte contre le chômage des jeunes.
L'appel se veut un "point de départ d'une campagne de sensibilisation" des lycéens, étudiants, jeunes en insertion, alors que la question des retraites n'est pas forcément la première des préoccupations d'une jeunesse qui cherche un travail et un logement, a fait valoir l'UNEF.
Plusieurs membres ont souligné le caractère "unitaire" et "inédit" de cet appel et l'ont comparé à la mobilisation qui s'était développée en 2006 contre le contrat de première embauche.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/30/les-mouvements-de-jeunes-s-invitent-dans-le-debat-sur-les-retraites_1345351_3224.html#ens_id=1305816
UNEF Orléans : le blog
Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /2010 09:02
Réunies en collectif pour la défense des retraites, les organisations de jeunesse du Loiret appellent les jeunes à manifester le 1er mai!
Alors que s'engagent les discussions sur la réforme des retraites, le gouvernement fait l'impasse sur les jeunes en refusant d'entendre les revendications des jeunes. En effet, si nous ne sommes pas immédiatement concernés par les retraites, ce sont pourtant les jeunes d'aujourd'hui qui cotiseront demain!Les organisations de jeunesse du Loiret se sont réunies autour d'un appel commun pour que la voix des jeunes soit entendue dans ce débat crucial pour notre société.
Alors que s'engage le débat sur la future réforme des retraites, les organisations de jeunesse appellent les jeunes à manifester leur attachement au système de retraite par répartition et à faire entendre leurs revendications.
Alors que la nature du système de retraite qui se met en place aujourd'hui contribue à façonner la société de demain, les jeunes sont aujourd'hui exclus de ce débat de société majeur, qui les concerne. La réforme envisagée par le gouvernement se fait sans eux, et finalement contre eux. Jeunes en insertion, salariés ou étudiants, c'est sur les jeunes d'aujourd'hui que reposera le financement du système de retraite dans les année à venir, sans qu'aucune garantie de bénéficier à leur tour d'une retraite solidaire ne leur soit donnée.
Nous réaffirmons que la retraite est aussi une affaire de jeunes et invitons tous les jeunes à se saisir de ce débat.
le gouvernement a choisi comme seul angle de réforme l'allongement de la durée de cotisation qui nous privera un peu plus du droit à la retraite à 60 ans. En envisageant un nouvel allongement de la durée de cotisation et en ignorant les évolutions de la société (allongement de la durée d'études et de la période d'insertion professionnelle) le gouvernement envoie un message clair à la jeunesse: "la retraite ce n'est pas pour vous!" Ceux qui en ont les moyens doivent épargner dès maintenant... et tant pis pour les autres. Alors que notre pays n'a jamais été aussi riche, les jeunes refusent que le message adressé par la société à sa jeunesse soit de travailler plus longtemps pour toucher une retraite moins importante conduisant ainsi notre génération à vivre dans des conditions moins bonnes que celles de nos parents. L'allongement de la durée de vie ne saurait être synonyme de régression sociale pour notre génération.
Nous revendiquons le maintien du système par répartition qui garantit à chacun la possibilité de partir à la retraite à 60 ans, à taux plein.
Nous sommes conscients de la nécessité de trouver de nouveaux financements pour pérenniser et garantir à tous un niveai de retraite suffisant. Le financement des retraites est possible à condition d'en finir avec l'actuel partage des richesses, qui échappent aujourd'hui aux travailleurs. De plus, alors que la massification de l'accès aux formations, l'augmentation du chômage des jeunes ainsi que la généralisation de l'emploi précaire (stages, CDD, intérim) retardent l'insertion professionnelle de notre génération, le système de retraite doit tenir compte de ces évolutions.
Nous revendiquons:
de nouvelles ressources pour assurer le financement pérenne (élargissement des assiettes de cotisation, taxation des revenus financiers...)
la prise en compte du temps de la formation dans le calcul des pensions (sans rachat) et le retour à la cotisation pour les apprentis
la prise en compte des périodes de stage, CDD et interim
l'égalité homme-femme
Enfin l'emploi est au coeur du financement de notre système de retraite. or le marche de l'emploi est aujourd'hui sinistré et les jeunes en sont les premières victimes. Pour pérenniser le système de retraites il faut relancer l'emploi. Les jeunes revendiquent la résorption de la précarité par l'augmentation des emplois qualifiés et convenablement rémunérés pour les jeunes, ainsi que l'arrêt des suppressions de postes dans la fonction publique, qui représentent autant de débouchés en moins pour les jeunes.
Nous appelons les jeunes à participer aux côtés des salariés à la manifestation du 1er mai: rendez vous à 10h30, place de la Loire!
Signataires: UNEF Orléans, JOC Loiret, JC45, MJS Loiret, Alternative Libertaire, Sud Etudiant et collectif jeunes CGT.
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